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Sexologue à Liège : apprendre à verbaliser ses besoins pour une intimité épanouieSexologue Cession

Sexologue Charlotte CESSION – proche de Liège

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Sexologue : apprendre à verbaliser ses besoins – Le vrai secret d’une intimité épanouie

Dire tout haut ce que l’on désire… Plus facile à dire qu’à faire, non ? Dans l’intimité comme ailleurs, oser formuler ses envies alors que tant d’hésitations et de peurs nous freinent... C’est tout un art, mais c’est aussi la clé pour une vie sexuelle et relationnelle vraiment épanouie. Si vous avez l’impression de marcher sur des œufs chaque fois qu’il s’agit d’exprimer vos besoins, rassurez-vous : vous n’êtes pas seul·e. Beaucoup d’hommes et de femmes franchissent la porte d’un cabinet de sexologue pour cette raison précise : apprendre à “dire”, pour enfin s’autoriser à vivre une sexualité alignée avec leurs désirs authentiques.

Dans un article comme celui-ci, il n’est pas question de balancer des recettes toutes faites ou de donner des leçons. Mais de vous proposer une sorte de “carte routière” : pourquoi c’est si difficile de s’exprimer, qu’est-ce que l’on risque à ne jamais parler, et comment, concrètement, franchir le pas. Petit à petit. À votre rythme.

Une remarque avant d’entrer dans le vif du sujet : “apprendre à verbaliser ses besoins” n’a rien de superficiel. En Belgique, dans les cabinets spécialisés, c’est l’une des attentes les plus fréquentes, que l’on soit en couple ou non. Derrière chaque silence, se cachent autant de frustrations que de peurs d’aller trop loin, ou… pas assez.

Pourquoi ? Parce que la sexualité, loin des images de magazines ou de séries TV, ça se construit. Cela demande d’oser mettre en mots ce que l’on ressent. Et bien sûr, tout le monde ne part pas du même point. Certaines personnes ont grandi dans des familles où tout (ou presque) était tabou. D’autres se sont prises des râteaux en tentant d’exprimer une préférence… L’essentiel, c’est d’aller vers ce qui fait sens pour vous, étape par étape.

Cet article, rédigé avec l’expertise et l’expérience acquises aux alentours de Liège, s’appuie sur des situations cliniques réelles, des données scientifiques solides, et une approche profondément humaine. On va aborder, dans l’ordre :

  • Pourquoi exprimer ses besoins est si difficile (et à qui ça arrive... vraiment tout le monde)
  • Les conséquences du non-dit sexuel – sur le couple et sur soi-même
  • Comment s’y prendre pour (enfin) verbaliser ses besoins
  • Les bénéfices concrets et inattendus que cela peut apporter

Le silence sexuel : quand les couples évitent le sujet par peur de blesser

Pourquoi est-ce si difficile de parler de ses besoins sexuels ?

Vous vous demandez pourquoi c’est si compliqué, parfois, de parler de ce que l’on veut vraiment ? Vous n’êtes pas seul·e. C’est un problème universel, et pas seulement réservé à quelques couples en crise. En réalité, exprimer ses besoins sexuels – que ce soit des envies, des limites ou des fantasmes – déclenche chez beaucoup une sorte de vertige. Et cela arrive… à tout le monde, ou presque. Même chez les couples que l’on croit “parfaits”.

Dans la culture occidentale, il règne souvent un paradoxe. On s’imagine que la sexualité, c’est “naturel” (vous l’avez déjà entendu, non ?). Pourtant, la plupart d’entre nous avons grandi sans qu’on nous apprenne à l’aborder franchement. Les discussions en famille sur le sexe ? Plutôt rares. À l’école ? Le plus souvent, on se concentre sur les risques (maladies, grossesses non désirées, etc.), pas sur l’épanouissement ou le fait d’exprimer ce que l’on souhaite.

Ce silence, il laisse des traces. Ensuite, impossible de cliquer sur “reset” une fois adulte. Beaucoup se retrouvent à penser : si je dis ce que je ressens, je vais passer pour quelqu’un d’anormal, ou pire, faire fuir mon/ma partenaire. Résultat ? On rumine tout, on garde tout… en espérant que l’autre devine.

Mais voilà : personne n’est devin. Même dans un couple solide, même après des années ensemble. Si un mot n’est pas dit, il existe à peine dans la relation.

On entend parfois aussi : “Mais ce serait égoïste de parler de moi, de mes besoins…” Là encore, c’est une idée reçue. Car exprimer, ce n’est pas exiger. C’est ouvrir une porte. D’ailleurs, c’est souvent dans les relations où chacun ose se montrer vulnérable que la complicité devient la plus forte… et la sexualité la plus épanouissante.

La peur de déplaire, d’être jugé, d’être blessé… On l’a tous vécu. Pour certains, il s’agit d’une éducation ultra stricte, où la sexualité rime surtout avec honte. Pour d’autres, c’est une histoire de mauvaises expériences : la première fois où vous avez osé verbaliser un fantasme, la réaction n’a pas été celle espérée (visage qui décompose, malaise, silence glacial…). Ces “petites cicatrices” finissent par peser dans l’expression future. À force, la bouche se ferme – vraiment.

Et puis, il y a tout ce qui tient à la personnalité. Certaines personnes sont dites “assertives” : elles affirment leurs besoins sans peur, parfois même trop vite. D’autres ressentent un stress physique rien qu’à penser à la discussion (“J’aurai la gorge serrée, je ne trouverai pas mes mots, je vais avoir les mains moites…”). C’est humain. Il ne s’agit pas d’un défaut, mais bien d’une mécanique psychique que la sexologie décrit très bien.

Vous êtes concerné·e si :

  • Il vous arrive de consentir à des pratiques pour ne pas froisser, sans vraiment avoir envie
  • Vous attendez que l’autre vienne “deviner” que quelque chose cloche
  • Un non-dit s’installe parce que les discussions sur le sexe créent instantanément du malaise
  • Vous sentez que vos besoins évoluent… mais angoissez à l’idée de bousculer l’équilibre du couple

Il n’est jamais trop tard pour “réapprendre” à exprimer. Même après des décennies de silence.

La science, elle dit quoi ? Les études récentes, menées notamment aux États-Unis et en Europe occidentale, montrent que la capacité à communiquer sur la sexualité prédit une satisfaction conjugale bien supérieure chez les couples qui s’y exercent, que ceux qui évitent le sujet. Voilà pourquoi, dans sa pratique de sexologue à Liège, Charlotte Cession accompagne autant d’hommes que de femmes de tous âges dans cet apprentissage.

Parmi les motifs fréquents de consultation (et ce n’est pas un scoop) :

  • Des frustrations qui durent (l’impression de “renoncer” systématiquement à ses souhaits)
  • L’installation d’une routine, avec une perte de désir
  • Le ressenti, chez l’un des partenaires au moins, d’avoir une sexualité “pour faire plaisir à l’autre”
  • Les peurs de blesser, d’aller trop loin, ou de raviver des tensions

Et vous, où vous situez-vous ? Avez-vous déjà tenté d’en parler, tout en ayant le sentiment de tourner en rond ? Ou préférez-vous éviter le sujet, par crainte de “tout casser” ?

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La difficulté à verbaliser dépend aussi des enjeux liés à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre (plus d’un tiers des personnes LGBTQ+ interrogées dans une récente enquête francophone affirment avoir longtemps tu leurs besoins pour éviter des jugements). À chaque situation, sa spécificité, son rythme… et ses solutions.

C’est ce qui fait tout l’intérêt de s’adresser à une psychologue-sexologue spécialisée, qui saura prendre en compte toute l’histoire personnelle et relationnelle… et vous aider à aller au-delà du blocage sans jamais juger.

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Quelles conséquences lorsqu’on n’ose pas verbaliser ses besoins ?

On pourrait croire que “ne rien dire”, c’est un moindre mal. Que taire un ressenti, une envie, c’est juste remettre le problème à plus tard, ou faire passer le bien-être du couple avant le sien. Mais c’est faux. Le non-dit sexuel agit comme un poison lent.

Imaginez une casserole sur le feu, couvercle fermé. La pression monte, tout doucement, presque insensible… jusqu’au jour où tout déborde, parfois pour une toute petite goutte de trop. En sexologie, c’est exactement cela : la frustration accumulée finit toujours par trouver un chemin de sortie. Mais souvent, au mauvais moment, ou sous la pire forme (cris, ruptures soudaines, jalousies incontrôlées, voire infidélité).

Le “non-dit” sur la sexualité engendre au fil du temps :

  • Une baisse du désir, parfois durable (“je n’ai plus envie….” ou “ça m’indiffère”)
  • Des rancœurs silencieuses (on se score mentalement : “toujours moi qui…”, “lui ne voit rien”, etc.)
  • Des difficultés d’érection, troubles de la lubrification, douleurs, anorgasmie, etc.
  • Un risque élevé que les tensions se cristallisent sur d’autres thèmes du quotidien (“l’argent”, “les enfants”, etc.), alors que la racine, c’est l’intimité
  • Un sentiment de solitude… même à deux
  • Parfois, un éloignement qui s’installe en quelques mois, imperceptible

C’est comme dans une équipe qui ne communique pas. Elle court, elle s’épuise, mais elle ne marque jamais de but. La sexualité suivra le même chemin : elle s’appauvrit. Les gestes deviennent mécaniques, l’imagination déserte le lit, la tendresse parfois aussi. On parle souvent de “routine sexuelle” : en réalité, c’est le silence qui tue la passion, pas la monotonie des gestes.

Vous vous reconnaissez peut-être dans cet exemple croisé à plusieurs reprises en consultation : après des années à ne rien dire, un partenaire découvre qu’il ou elle n’a jamais réellement éprouvé de plaisir, n’a jamais osé demander une autre posture, n’a jamais dit “stop”, ou même “plus fort, plus lent…”. La honte s’installe (“j’aurais dû…”, “je ne peux pas changer maintenant, trop tard…”). Erreur ! Même passé 60 ans, c’est encore possible de s’ouvrir à la discussion. On retrouve, parfois, une complicité perdue depuis longtemps…

Chez les plus jeunes aussi, ce tabou a des conséquences. Plusieurs études montrent que la frustration sexuelle chez les “millennials” est souvent liée à une impossibilité de verbaliser. On affiche une sexualité “libérée” sur Insta, mais dans la réalité ? C’est silence radio. On n’ose pas demander, on a peur du jugement… et parfois, toute une génération finit par croire qu’elle “rate le coche”.

La souffrance générée par l’absence de dialogue sexuel conduit parfois à déprimer. La rumination installée, on se compare, on doute de sa capacité à séduire (honte, dévalorisation de soi), on évite les contacts physiques ou on tombe dans l’hypersexualité pour “compenser”. Mais rien n’efface le mal-être d’origine : le non-dit. Dans les cas extrêmes, il peut aussi y avoir passage à l’acte (infidélité comme soupape, rupture brutale, etc.).

Pour éviter cet engrenage, il existe une consultation de sexologue spécialisée en gestion de la routine, de la frustration et de la perte de plaisir. Les outils d’accompagnement sont multiples, adaptés aux situations très concrètes, à chaque histoire de couple ou de vie solitaire.

Une anecdote ? Celle de ce couple venu consulter après 17 ans de vie commune, persuadé que “tout allait bien”. La réalité : monsieur n’avait jamais osé aborder sa souffrance de ne pas se sentir désiré, madame pensait qu’il “s’en fichait”. En quelques séances, la parole s’est libérée… Et pour la première fois, ils ont exploré de nouveaux territoires ensemble, avec des mots, des rires et l’énergie d’un nouveau départ.

Et vous, à quand remonte la dernière fois que vous avez dit clairement à votre partenaire : “J’aimerais essayer…”, ou “j’aimerais moins…” ? Si cela date, prenez-le comme un signal. Rien n’est figé : mieux vaut un mot maladroit, qu’un silence “parfait”.

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Comment apprendre à dire ce dont on a besoin avec l’aide d’un sexologue ?

On l’a compris, retrouver une sexualité vivante passe par la parole. Plus facile à dire qu’à faire ! Alors comment s’y prendre ? La première étape, ce n’est pas de foncer tête baissée dans une confession explosive à la minute. C’est de s’écouter soi-même. Oui, vraiment. Puis d’oser mettre des mots, doucement, là où l’on ne l’a jamais fait. Le chemin est parfois long, mais c’est le seul qui vaille.

L’accompagnement d’un sexologue spécialisé, comme Charlotte Cession à Liège, permet de traverser ces étapes à son rythme et de lever les résistances. Voici comment cela se déroule, en pratique.

Souvent, la première question posée en consultation ressemble à celle-ci : “Qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui ?” Parfois, le flot sort d’un coup. Plus souvent, les mots manquent. Alors on avance petit à petit. Beaucoup de personnes sont surprises par la légèreté qui s’installe au fil des séances : dire le mot “désir”, “pénétration”, ou même “orgasme”, n’est pas une honte. On désamorce les tabous… et la confiance peut naître.

Premier mouvement : repérer ses besoins. On les a en soi, mais ils sont bien enfouis. Il arrive que l’on ne sache même pas ce que l’on veut vraiment. Voici un exercice simple, proposé en consultation : chaque fois qu’un plaisir, une gêne, une frustration survient (pendant l’acte, ou en y pensant…), l’écrire sur un papier. Pas la peine de réfléchir à comment le formuler pour l’autre. Restez brut·e : “j’aime être caressé·e sur le dos…”, “je n’aime pas quand il/elle me mord…”, “j’aimerais tester tel accessoire…”.

Ce simple carnet permet de dessiner la cartographie de ses préférences : le “territoire” que l’on va proposer à l’autre. N’ayez pas peur de la liste ! Plus il y a de choses, plus le dialogue sera riche. L’important, au départ, c’est d’être honnête… avec soi-même.

Deuxième mouvement : trouver les mots. Comment dire ? C’est la grande question. Là encore, la réponse appartient à chacun. On ne construit pas une déclaration universelle. Le mieux, c’est la simplicité. Des phrases courtes. Exemple : “J’aime quand tu fais ça…”, “J’aimerais qu’on essaye…”, “Je ressens moins de désir quand…”. Il est aussi possible d’utiliser l’écrit, si l’oral bloque tout : une lettre, un texto, un post-it.

Certains préfèrent créer un “rituel”, un moment dédié à l’échange (“pour parler vraiment, sans distraction, ni écrans, ni dîner devant la TV…”). D’autres choisissent la métaphore (on adore les images, les comparaisons, parfois c’est plus facile : “Tu sais, j’ai parfois besoin de ralentir, comme un moteur qui chauffe trop vite…”).

Sexologue Charlotte CESSION – proche de Liège

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Troisième mouvement : ouvrir la discussion à deux. Oui, il faut que l’autre écoute, mais aussi qu’il/elle réponde. Vous pouvez lui demander : “Et toi, est-ce qu’il y a des choses que tu aimerais changer, explorer, ralentir ?” La sexualité, c’est un pas de danse à deux. Tantôt on guide, tantôt on suit. L’équilibre, c’est la somme de vos deux désirs, pas la victoire d’un sur l’autre.

Le grand piège serait d’aborder la discussion lors d’un conflit, ou juste après un acte décevant (“Tu ne m’écoutes jamais, j’en ai marre…!”). Non. Le contexte compte. Préférez la douceur, le calme, voire… l’humour. Le cerveau humain adore rire même de ce qui dérange. Cela aide à faire baisser la tension et à s’ouvrir vraiment. Et surtout, n’imposez rien. “Ce n’est pas une réclamation, c’est une envie de te partager ce que je ressens”, serait une excellente entrée en matière (testée, approuvée en cabinet !).

Chez certains, la peur du rejet reste. Même après des années de vie commune. D’où l’intérêt d’être accompagné·e, parfois, lors d’une ou plusieurs séances à deux, pour apprendre à s’écouter mutuellement. À ce titre, la thérapie de couple sexologique fait ses preuves. Elle propose des jeux de rôles (dire ce que l’on ressent à la place d’une peluche, par exemple !), ou des exercices de communication non verbale (regarder dans les yeux, toucher la main, etc.). Les résultats sont souvent spectaculaires car, protégés par la présence du/de la thérapeute, les deux partenaires osent ce qu’ils n’auraient jamais tenté seuls.

Dans certains cas, c’est même un chemin de réparation, notamment après des épisodes de violence (sexuelle ou autre), ou de traumatisme. Verbaliser – même le refus, ou la souffrance – c’est s’offrir le droit de guérir. Sur ce point, la spécialisation d’un professionnel est essentielle pour éviter toute mauvaise interprétation et garantir sécurité et bienveillance.

Petit résumé des outils concrets à mettre en pratique, même sans consultation :

  • Tenir un carnet “de plaisir” ou de frustration pour identifier ses besoins
  • Préparer à l’avance quelques phrases clés, sans jargon, directes (“j’aimerais…”, “je préfère…”)
  • Planifier une discussion au calme, sans distractions extérieures
  • Utiliser des supports : texte, lettre, images, tableau… pour varier les canaux
  • Oser demander à l’autre comment il/elle ressent la sexualité partagée
  • Éviter les moments de tension, préférer les instants de complicité
  • S’accorder du temps… et de la patience ! Apprendre, c’est aussi accepter de tâtonner.

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Pourquoi la consultation sexologique fait la différence aux alentours de Liège ?

Dans la réalité du terrain – et tout particulièrement aux alentours de Liège – la demande en accompagnement sexologique croît d’année en année. Ce n’est pas un hasard. Aujourd’hui, la parole se libère sur de nombreux sujets, y compris en petits groupes de parole, dans les associations, etc. Mais pour beaucoup, franchir la porte d’un cabinet reste le déclic. Pourquoi ? Parce que la relation avec un·e sexologue repose sur la confiance, la confidentialité, et surtout la bienveillance totale. Ici, il n’existe ni bonnes ni mauvaises envies. Juste des désirs qu’on va apprendre à formuler, puis à ajuster ensemble.

Vous hésitez encore à consulter une sexologue professionnelle ? Plusieurs étapes clés :

  • La première consultation est toujours une découverte, sans engagement. Il ne s’agit pas de “tout raconter”, mais d’avancer à petits pas.
  • On bénéficie d’un espace neutre. On peut y dire ce qu’on ne dit pas ailleurs, sans crainte d’être jugé.
  • Des outils d’accompagnement adaptés : chaque personne ou chaque couple repart avec des exercices personnalisés, parfois des lectures, des supports, ou des défis à relever “pour la prochaine séance”
  • Un suivi dans la durée, si besoin, pour faire le point, réajuster, ou s’applaudir des progrès, même minuscules

Le rôle du/de la sexologue, c’est aussi de démystifier : non, personne n’est “en retard”. Oui, il est normal que la sexualité évolue tout au long de la vie (maternité, ménopause, andropause, maladie, épreuves…). Les attentes, les besoins, les fantasmes peuvent changer cent fois. Ce n’est pas un problème : tant que l’on parvient à l’exprimer, on peut toujours (ré)inventer son couple ou sa relation à soi.

Enfin, la consultation sexologique permet parfois de repérer d’autres freins :

  • Des troubles psychiques (anxiété, dépression, burnout…)
  • Des blessures anciennes, un rapport compliqué avec l’image de soi
  • Des héritages familiaux (non-dits transgénérationnels, tabous religieux, etc.)
Et de s’appuyer sur des outils psycho-corporels, parfois relaxants, pour apaiser la mémoire traumatique, et ramener au plaisir du présent.

Seul, en couple, en questionnement sur son identité ou son orientation, ou en recherche de sens, chaque parcours est unique. Le point commun ? Dès que la parole se libère, c’est la sexualité – et souvent bien plus – qui retrouve couleurs et vitalité.

Quels bénéfices, à moyen et long terme, à verbaliser ses besoins ?

On en parle rarement, et pourtant… Apprendre à dire ce que l’on désire, ce que l’on refuse, ce que l’on aime ou pas… c’est une transformation profonde qui dépasse largement la seule sphère sexuelle.

Premier bénéfice : l’estime de soi. On croit souvent qu’elle dépend de la réussite sociale, ou des compliments. En réalité, c’est dans la capacité à être aligné avec ses besoins profonds qu’elle s’ancre. Oser dire “j’aime…”, c’est se reconnaître comme légitime. Même si l’autre n’est pas d’accord, même si l’on n’atteint pas tout de suite le nirvana.

Deuxième bénéfice : la confiance mutuelle. Le/la partenaire n’est plus dans la supposition, ni dans la crainte de mal faire. Il/elle apprend à décrypter, à demander, à ajuster en douceur. Cela évite les incompréhensions, les tensions inutiles, et – c’est prouvé – augmente la fréquence et la qualité des moments d’intimité.

Troisième bénéfice : la créativité sexuelle. Une fois la parole libre, les expériences partagées deviennent infiniment plus variées, riches, inventives. Pas besoin d’être “acrobatique” : on explore, on tente, on rit, on ose l’inconnu… En gros, on nourrit le feu, au lieu de laisser la routine tout recouvrir de cendres.

Quatrième bénéfice : la paix intérieure. C’est étonnant, mais beaucoup de personnes, après avoir enfin verbalisé un élément clé de leur sexualité, se sentent soulagées, apaisées. Comme une sensation de respirer enfin. Parfois, c’est une douleur qui disparait (vaginisme, douleurs de pénétration, troubles de l’érection). D’autres fois, c’est l’arrêt des cauchemars, ou l’endormissement facilité par la disparition des angoisses.

Dernier bénéfice… et non des moindres : la prévention des ruptures inutiles. En sexologie, on voit chaque automne un pic de séparations après les vacances. Pourtant, dans plus d’un tiers des cas, la racine est la même : l’incapacité à se parler franchement, à tous les niveaux. Les couples qui ont appris à verbaliser leurs besoins traversent mieux les tempêtes. Ils savent que le silence n’est jamais la solution. Ils avancent.

Pour ceux qui consultent en solo, la verbalisation des besoins permet aussi de mieux choisir ses partenaires, ou de décider de ce qu’on attend (ou pas) d’une nouvelle histoire. On fixe plus vite les limites, on évite les situations de malaise ou de manipulation.

En conclusion : il ne s’agit jamais d’atteindre une perfection, ni de “tout régler” en une discussion. Mais de retrouver la capacité à ajuster, sans honte et sans peur d’être rejeté. D’où qu’on vienne, quel que soit son âge ou son histoire, apprendre à parler vrai dans l’intimité est possible. Et, souvent, libérateur.

FAQ – Questions fréquentes

Pourquoi ai-je tant de mal à parler de mes besoins sexuels à mon partenaire ?

Cela s’explique souvent par des tabous culturels, des expériences passées négatives ou la peur d’être jugé. La consultation d’un sexologue permet, étape par étape, de dénouer ces blocages et d’apprendre à se sentir légitime dans l’expression de ses envies.

Comment puis-je commencer à verbaliser mes envies sans blesser l’autre ?

Il est essentiel de choisir un moment calme, d’utiliser des mots simples et bienveillants et de parler en “je”. S’autoriser à exprimer une préférence ne signifie pas critiquer, mais proposer un échange sincère pour enrichir la relation.

Faut-il consulter une sexologue même si je suis célibataire ?

Oui, il n’est pas nécessaire d’être en couple pour apprendre à parler de sa sexualité. Consulter peut aider à mieux se connaître, à identifier ses besoins et à gagner confiance pour de futures relations intimes.

Quand dois-je m’inquiéter si le dialogue est impossible dans mon couple ?

Si le silence s’installe durablement et que la frustration ou la tristesse deviennent pesantes, il peut être utile de consulter un·e sexologue. Un accompagnement extérieur aide à relancer la communication et à prévenir l’éloignement affectif ou sexuel.

Références scientifiques

1. Byers, E. S., & Demmons, S. (1999). Sexual satisfaction and sexual self-disclosure within dating relationships. Journal of Sex Research, 36(2), 180-189. Résumé : L’étude démontre l’impact positif de la communication sexuelle sur la satisfaction au sein du couple.

2. MacNeil, S., & Byers, E. S. (2009). Role of sexual self-disclosure in the sexual satisfaction of long-term married and cohabiting couples. Journal of Sex Research, 46(3), 228-238. Résumé : Plus les couples expriment leurs besoins sexuels, mieux ils vivent leur sexualité sur le long terme.

3. Mark, K. P., Janssen, E., & Milhausen, R. R. (2011). Infidelity in married couples: Effects of sexual satisfaction, marital satisfaction, and self-esteem. Journal of Sex & Marital Therapy, 37(5), 329-344. Résumé : Le non-dit favorise l’insatisfaction et les comportements à risque dans le couple.

4. Eplov, L. F., Giraldi, A., Davidsen, M., & Garde, K. (2007). Sexual desire, sexual activity, and sexual difficulties in a random sample of Danish adults: Associations with sociodemographic factors, health, and use of medications. Journal of Sex & Marital Therapy, 33(2), 121-135. Résumé : L’étude souligne l’importance de la parole et de la santé relationnelle pour prévenir les troubles du désir.

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