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Troubles exécutifs et rigidité comportementale chez l’adulte : détecter les signaux précoces pour mieux accompagner nos jeunesNeuroPsy ADO-ENFANT Liège POTTIER Solenn

NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Troubles exécutifs et rigidité comportementale chez l’adulte : déceler les signaux cachés pour aider nos jeunes à mieux grandir

Dans notre société de plus en plus rapide, où chaque décision peut ressembler à un sprint marathonien, qui n’a pas déjà ressenti cette impression de “s’enliser”, d’avancer comme dans du sable mouvant ? Les troubles exécutifs et la rigidité comportementale touchent de nombreux adultes. Mais saviez-vous que ces difficultés trouvent souvent leurs racines dès l’enfance ou l’adolescence ? Pour les parents, enseignants et professionnels qui accompagnent des jeunes aux alentours de Liège, détecter les premiers signaux est essentiel. Cet article explore, sans tabou, comment transformer la prévention et l’accompagnement, bien avant que la rigidité ne sclérose la vie d’adulte. Prêt.e à regarder de plus près ces mécanismes, parfois invisibles mais si impactants ?

Pourquoi parler des troubles exécutifs chez l’adulte lorsqu’on accompagne des jeunes ?

Il y a des questions qui restent coincées dans la gorge. Celle-ci en fait partie : “Ai-je transmis mes propres blocages à mon enfant ?” C’est brutal, oui. Pourtant, beaucoup de parents consultent pour leur adolescent(e) ou leur enfant, non pas parce que tout va mal, mais parce qu’ils pressentent une “résistance” qui freine l’épanouissement. Or, cette résistance prend souvent sa source dans les fonctions exécutives – ces habiletés mentales, pilotées par l’avant du cerveau, qui gèrent l’organisation, l’adaptabilité et la capacité à rebondir.

Peut-être avez-vous déjà observé chez vous ou vos enfants ces signaux : un besoin d’ordre quasi-rigide, une difficulté à entamer une tâche sans consigne hyper-précise, une tendance à “bloquer” face à l’imprévu (« On devait partir au parc. Finalement, il pleut. Drame. »). Derrière ces petites scènes du quotidien, parfois anodines, se cachent parfois de véritables enjeux neuropsychologiques.

Dans les familles, on se renvoie le ballon : “Mais tu es trop rigide !” “C’est toi qui ne comprends rien !” Les tensions montent, l’incompréhension s’installe. Et si votre ado ne s’entend pas avec ses frères et sœurs, qu’il se replie, ou qu’il s’agace de la moindre variation du programme, c’est peut-être le signe que ses fonctions exécutives peinent à suivre.

Avoir des troubles exécutifs ne signifie pas être “malade”. Cela veut simplement dire que l’on a plus de mal avec certaines tâches du quotidien : organiser son cartable, anticiper un contrôle, gérer ses émotions si quelque chose déraille. Ce sont des freins, parfois invisibles, qui agissent en coulisse.

À Liège, de nombreux enfants arrivent en consultation pour “difficultés scolaires” – mais derrière ce terme très large se cache souvent un souci d’organisation mentale ou de flexibilité cognitive. Ce n’est pas “de la mauvaise volonté”. Et ça ne relève pas, non plus, d’une question de “niveau intellectuel”.

Ce point est fondamental : contrairement à une idée reçue, il n’y a pas que les enfants présentant un trouble du spectre autistique (TSA) ou un trouble déficitaire de l’attention qui souffrent de problèmes exécutifs. Tous les profils sont concernés, parfois de façon silencieuse.

Ainsi, prendre conscience de la façon dont les difficultés exécutives se répercutent chez l’adulte permet de mieux comprendre (et d’alléger !) la pression sur nos plus jeunes. Comprendre ce qui se joue, c’est déjà créer un début de solution, pour soi comme pour ses enfants.

Parfois, les adultes découvrent leur propre rigidité comportementale en accompagnant un adolescent qui vit la même chose. Un effet miroir qui, loin d’être un jugement, ouvre la porte à des évolutions communes et à une vraie solidarité familiale.

Et si l’on regardait enfin ce que sont vraiment ces fameux “troubles exécutifs” ?

Comment reconnaître la rigidité comportementale : ce qui se voit, ce qui se cache

La rigidité comportementale, c’est un terme que l’on croise souvent dans les articles, les bilans psychologiques, les échanges parents-enseignants. Mais “rigide”, on l’associe vite à une caricature : on imagine la personne qui suit sa routine au doigt et à l’œil, ne supporte pas le moindre changement, et impose sa loi. En réalité, c’est bien plus subtil. Ça passe souvent inaperçu. Vous connaissez sûrement cet enfant (ou cet adulte…) qui refuse catégoriquement de tester une nouvelle marque de céréales. Ou qui ne supporte pas que le trajet maison-école soit modifié d’un seul arrêt. Ces petits détails, accumulés, trahissent une difficulté à adapter son comportement.

La rigidité comportementale, c’est comme une route hyper goudronnée : rassurante, répétitive. Dès qu’une bifurcation apparaît, c’est l’accident. Cela se manifeste par :

  • Une panique soudaine en cas de changement (activité annulée, horaire décalé…)
  • Une difficulté à “lâcher prise” sur les règles, même minimes (placer les assiettes d’une certaine façon, attendre toujours le même rituel au coucher…)
  • Un refus catégorique d’essayer une nouvelle activité, ou même de goûter un aliment inconnu
  • Des réactions démesurées face à un imprévu (colère, retrait, mutisme…)

Chez l’adulte – et, par effet miroir, chez l’adolescent ou l’enfant –, cette rigidité induit parfois des conflits familiaux : “Tu pourrais faire un effort”, “Tu es trop exigeant”, “Pourquoi c’est si grave si on mange dans le salon pour une fois ?”. On croit répondre à des caprices. Pourtant, c’est souvent une question de “sécurité intérieure”. Changer l’ordre des choses, c’est risquer la perte de repères.

Le cerveau, chez ces personnes (enfants comme adultes), fonctionne avec une sorte de GPS interne. S’il y a un détour, il panique, se met en mode “alerte”. D’où l’utilité d’un bilan psychologique adapté pour enfants et adolescents : il ne s’agit pas de “psychologiser” le moindre comportement, mais de comprendre ce qui coince, et comment aider à débloquer la spirale.

Bref : la rigidité comportementale, c’est le choix forcé entre tout contrôler et tout subir. Pas une histoire d’autorité ou de “mauvais caractère”.

La bonne nouvelle ? Cette rigidité n’est pas une condamnation à vie. Elle se travaille ! Avec le temps, le bon accompagnement, quelques outils simples, un peu d’humour aussi. Il n’y a pas d’âge pour assouplir le mental, regagner un peu de marge de manœuvre. Mais cela demande, d’abord, d’oser nommer les choses sans honte ni fatalisme.

NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Quels sont les impacts des troubles exécutifs chez l’adulte sur la vie quotidienne des enfants et des adolescents ?

Les enfants apprennent par imprégnation. Comme des éponges, ils absorbent les façons d’être de leurs parents, leurs stratégies d’adaptation, leurs angoisses aussi. C’est particulièrement vrai face aux troubles exécutifs et à la rigidité comportementale ; ce schéma se transmet parfois sans qu’on s’en rende compte – un peu comme un mimétisme invisible.

Quel est l’impact, au quotidien, pour un jeune dont le parent (ou le modèle éducatif principal) fonctionne avec une organisation mentale et comportementale rigide ?

Voici quelques exemples concrets rencontrés en consultation, aux alentours de Liège :

  • Un adolescent refuse systématiquement de sortir du cadre habituel. Changer de prof de maths pour un remplacement ? Non merci, hyperventilation à la clé.
  • Un enfant prend chaque imprévu pour une attaque personnelle. Un embouteillage ? Crise existentielle. Plus de place au restaurant préféré ? Prostration, silence. L’angoisse monte en flèche, à l’image du parent qui, lui aussi, stresse d’avance à l’idée de l’imprévu.
  • On retrouve ces traces de rigidité dans la gestion des devoirs scolaires, des routines, des repas, mais aussi dans la résistance à l’innovation (“on a toujours fait comme ça, pourquoi changer ?”).

Parfois, cette transmission ne se fait pas de façon génétique mais bien comportementale. C’est-à-dire que, même si l’enfant n’a pas un trouble exécutif de nature neurologique, il peut développer des rigidités d’adaptation car il n’a pas appris à modéliser la souplesse.

Cela influe directement sur :

  • La socialisation : impossible de s’adapter au fonctionnement d’un groupe, d’accepter que les règles varient, que les horaires dérapent parfois.
  • La confiance en soi : l’enfant (et plus tard l’adolescent) peut finir par refuser toute nouveauté, persuadé qu’il ne saura pas gérer l’inattendu.
  • Le climat familial : tensions, peur de “mal faire”, peur de décevoir, d’où surcompensation ou repli sur soi.

Plus troublant encore : dans de nombreuses familles, chaque parent pense “bien faire”, en organisant au millimètre chaque aspect du quotidien. Mais, à force de réduire les marges de manœuvre, on apprend involontairement à l’enfant que “faire comme papa/maman” = “ne jamais sortir du cadre”. Difficile, ensuite, de demander à son adolescent d’être spontané, audacieux, flexible… alors qu’on ne leur a pas offert de modèle de souplesse !

Un chiffre marquant : selon certaines études, près d’un adulte sur cinq ressent des difficultés d’organisation mentale impactant sa vie quotidienne. Chez l’adolescent, ce chiffre grimpe à 25%, notamment lors des transformations scolaires et sociales majeures (passage primaire-secondaire, orientation, etc.). D’où l’importance de repérer tôt ces tendances pour éviter qu’elles ne s’ancrent plus durablement.

Il ne s’agit pas de se culpabiliser, loin de là. Mais d’ouvrir les yeux, ensemble. Tout comme on n’attend pas d’être obèse pour surveiller son alimentation, il est plus sain (et moins anxiogène) de repérer précocement ces rigidités – chez l’enfant, mais aussi chez le parent – pour agir sur la dynamique familiale globale.

Le travail en consultation, avec une psychologue spécialisée dans le suivi des enfants et adolescents, permet souvent au parent – sans jugement – de décoder ses propres automatismes. Ouvrir des pistes, tester de nouveaux rites (petits changements, pas à pas), rassurer l’enfant sur sa capacité à “gérer”, même si tout ne se passe pas comme prévu.

Dans certains cas, il est intéressant de compléter ce travail par une approche pluridisciplinaire : logopédie, guidance parentale, voire suivi psychomoteur, selon les besoins spécifiques de chaque famille. Découvrez par ailleurs l’importance de clarifier le diagnostic entre TDA-H et anxiété chez l’enfant.

Identifier l’origine des difficultés : tester ou simplement observer ?

Certains parents hésitent longtemps à consulter. “Est-ce vraiment grave ? Mon ado est têtu, c’est l’âge non ?” En réalité, tout dépend du retentissement dans la vie de l’enfant (et de la famille). Si la rigidité conduit à des blocages majeurs (décrochage scolaire, isolement, conflits permanents), un bilan s’impose. Celui-ci peut inclure, selon les situations, un test de QI adapté aux enfants et adolescents pour comprendre si la difficulté est liée à une “suradapation” cognitive, une anxiété, ou un trouble exécutif pur.

Parfois, de simples observations suffisent : l’enfant fait-il preuve de créativité ? Comment réagit-il à une règle modifiée à la dernière minute, à un imprévu de transport, à un repas différent ? Si chaque nouvel élément enclenche une tempête émotionnelle ou une fuite, mieux vaut faire le point de façon professionnelle.

Chez l’adulte, le ressenti d’inflexibilité, de lassitude ou d’épuisement chronique (”je n’arrive plus à gérer”) sont aussi des signaux à ne pas négliger. C’est le moment de se tourner vers un professionnel qualifié pour éviter un effet boule de neige sur toute la famille.

Dans la région de Liège, il existe des équipes spécialisées pour accompagner ces profils, sans stigmatiser, ni “faire passer tout le monde sur le divan”. L’idée ? Mettre de la souplesse là où l’on en manque, adapter les attentes, rassurer les plus inquiets.

En Belgique, le dépistage et l’accompagnement des troubles exécutifs chez l’enfant et l’adulte sont encore trop peu connus. Les démarches peuvent paraître floues, et le parent se sent parfois perdu. Mais rassurez-vous : des professionnels existent pour guider, proposer des pistes adaptées, et sortir des sentiers battus. Inutile de traverser cela seul !

Envie d’en parler avec un spécialiste ? Découvrez un article sur la pression de la parentalité et comment apprendre à se déculpabiliser.

Quels outils pour assouplir la rigidité et développer les fonctions exécutives ?

La question qui brûle les lèvres : comment (ré)apprendre la souplesse, quand tout l’ADN familial semble pointer vers l’ordre, la rigueur, le super-contrôle ? Rassurez-vous : les fonctions exécutives, comme tout autre muscle mental, se renforcent par l’exercice. Voici quelques pistes concrètes, testées et validées en consultation psychologique chez l’enfant et l’adolescent… et chez leurs parents.

1. Accepter l’imprévu, sans dramatiser : On commence petit. Par exemple, changer l’ordre des tartines le matin, inverser le parcours de la promenade. Prévenir l’enfant (“aujourd’hui, il y a une surprise, on ne fait pas comme d’habitude !”) permet de désamorcer la bombe. Chez l’adulte, s’autoriser une “variation imposée” (changer l’heure d’un rendez-vous, s’adapter à un contretemps, etc.) entraîne peu à peu le cerveau à considérer l’imprévu comme “gérable”.

2. Ritualiser… la souplesse ! : Paradoxalement, instaurez un “rite du changement”. Exemple : chaque jeudi, on tente un nouvel aliment. Ou, une fois par semaine, chacun choisit une règle à modifier pour rire. Cela dédramatise la sortie du cadre et transforme l’expérience en jeu.

3. Décomposer les grandes tâches : Pour les troubles exécutifs purs, un outil clé est de découper une mission en petits pas. Préparer un oral : liste des idées, puis du matériel, puis 5 minutes de répétition, etc. Bientôt, l’organisation redevient accessible, concrète, moins effrayante.

4. Utiliser la métaphore : Expliquez à l’enfant (ou à vous-même !) que le cerveau fonctionne comme une boîte à outils. S’il n’y a qu’un tournevis, tout devient pénible. Plus il y a d’outils, plus on s’adapte facilement. Varier les façons de réagir, c’est juste rajouter un outil. Rien de sorcier.

5. Travailler en équipe avec l’école : Impliquez professeurs, éducateurs, animateurs. Expliquez-leur les rigidités, demandez leur aide pour tester des petits changements. Chez certains adolescents, un simple espace d’expression (“comment veux-tu faire cette activité aujourd’hui ?”) permet déjà de regagner confiance.

6. Repérer les signaux d’alerte : Si l’enfant – ou l’adulte – commence à se replier sur lui, à refuser toute interaction sociale, ou développe des troubles anxieux, il faut aller plus loin. Un accompagnement spécifique (psychologue, neuropsychologue, thérapeute familial) devient alors nécessaire pour éviter la cristallisation du schéma “Tout doit rester comme avant”.

La psychologie pour adolescent et enfant avance aujourd’hui dans une optique positive : il n’y a pas de “problème”, juste des pistes d’amélioration. C’est un changement de regard immense, et libérateur.

Ne restez pas seul face à ces questions. Osez consulter, demander un avis, même juste pour un bilan. Rien n’est figé. Et, parfois, c’est en accompagnant son enfant que l’on s’autorise soi-même à évoluer.

Pour aller plus loin, il peut être pertinent d’explorer le rôle de la logopédie dans les difficultés d’attention ou de langage.

FAQ – Questions fréquentes

Comment reconnaître une rigidité comportementale chez un adolescent ?
La rigidité comportementale se manifeste par une forte résistance aux changements de routine, une difficulté à accepter l’imprévu ou à modifier certaines habitudes. Si chaque petit changement génère tension ou crise, il est pertinent d’en parler à un psychologue spécialisé.

Pourquoi consulter un psychologue pour des troubles exécutifs chez l’enfant ?
Consulter permet de mieux comprendre ce qui freine l’organisation ou l’adaptabilité de l’enfant, d’élaborer des stratégies concrètes et d’éviter que ces troubles n’impactent durablement la scolarité ou la vie familiale. Un regard extérieur aide à sortir de la spirale des reproches et des conflits.

Quand faut-il envisager un bilan neuropsychologique pour un jeune ?
Si l’enfant ou l’adolescent montre des signes de rigidité, de blocage face au changement, de difficultés scolaires inexpliquées ou de repli social, un bilan permet d’objectiver les difficultés et de mettre en place un accompagnement approprié, notamment en Belgique où les ressources sont spécialisées.

Faut-il s’inquiéter si la rigidité comportementale touche aussi l’adulte dans la famille ?
Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, mais il est important d’en prendre conscience car cela influence la dynamique familiale ; travailler ensemble, parents et enfants, sur la souplesse mentale permet de positiver l’expérience et d’améliorer la qualité de vie de tous.

Références scientifiques :
1. Gioia, G.A., Isquith, P.K., Guy, S.C., & Kenworthy, L. (2000). Behavior Rating Inventory of Executive Function. Child Neuropsychology, 6(3), 235-238. Un outil central pour l’évaluation des fonctions exécutives chez l’enfant.
2. Diamond, A. (2013). Executive functions. Annual Review of Psychology, 64, 135-168. Synthèse des apports récents sur les troubles exécutifs.
3. Dajani, D.R., & Uddin, L.Q. (2015). Demystifying cognitive flexibility: Implications for clinical and developmental neuroscience. Trends in Neurosciences, 38(9), 571-578. Tour d’horizon sur la souplesse cognitive et son importance pour le développement.
4. Barkley, R.A. (2012). Executive Functions: What They Are, How They Work, and Why They Evolved. Guilford Press. Ouvrage de référence sur l’impact des fonctions exécutives dans la vie quotidienne.

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