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Troubles de concentration & SEP chez l’enfant : pourquoi le bilan neuropsychologique est-cléNeuroPsy ADO-ENFANT Liège POTTIER Solenn

NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Troubles de la concentration dans la sclérose en plaques chez l’enfant et l’adolescent : pourquoi le bilan neuropsychologique change tout

Le sujet est rarement mis en lumière. Qui pense, d’emblée, à la concentration de leur enfant lorsqu’on parle de sclérose en plaques ? On pense souvent au corps, aux problèmes moteurs, à la fatigue… mais la tête ? Pourtant, chez l’enfant ou l’adolescent atteint, les troubles de la concentration s’invitent. Parfois sans prévenir. Parfois si doucement qu’on s’y habitue. Comment, dans ce contexte, soutenir nos jeunes ? Quand doit-on s’alarmer ? Et surtout, pourquoi le bilan neuropsychologique est son fil d’Ariane, celui qui guide parents, soignants et enseignants, pour sortir du labyrinthe des doutes ?

Dans cet article, vous plongerez dans ce que vivent ces jeunes, au quotidien, face à des difficultés invisibles. Comme une toile d’araignée qui les ralentit. On se focalisera sur un seul aspect : les troubles de la concentration (et non la mémoire, ni l’humeur, ni le comportement). Le but : vous permettre d’identifier, de comprendre, et de trouver la bonne porte, celle du bilan neuropsychologique spécialisé. Car souvent, c’est ce bilan qui fait toute la différence. Espérons que les lignes qui suivent vous éclairent. Car à Liège aussi, des familles cherchent ces réponses.

Vous vous demandez peut-être : pourquoi ces troubles sont-ils si difficiles à repérer ? Qui contacter dans « le vrai monde », avec ses horaires et son école ? Et finalement, comment ce bilan, entre tests et échanges, peut-il devenir une boussole pour les adolescents et enfants concernés ?

Pourquoi les troubles de concentration surviennent-ils chez l’enfant ou l’adolescent avec une sclérose en plaques ?

Avant tout, quelques chiffres. La sclérose en plaques, souvent abrégée en SEP, touche environ 10 000 personnes en Belgique. Mais chez l’enfant ? C’est rare. Selon certaines études, 3 à 10 % des diagnostics sont posés avant 18 ans. On parle ici de jeunes qui grandissent « avec ». Leur cerveau, en plein développement, doit gérer ce que les adultes décrivent comme épuisant : poussées, fatigues, incertitudes… mais aussi, pour certains, des difficultés à rester « focus ».

Pourquoi ? La SEP attaque la myéline, cette gaine qui entoure nos fibres nerveuses. Imaginez : c’est comme si on enlevait l’isolant d’un câble électrique. L’information circule moins bien. Pour les fonctions motrices, c’est visible. Pour la concentration ? Plus insidieux. La moindre « sauterie » d’informations ralentit le mental, provoque des trous d’attention ou une lenteur d’exécution. Les enseignants décrivent « un enfant dans la lune », « un ado qui décroche ». Parfois, c’est plus subtil : hausse de l’anxiété, baisse des résultats, refus de l’école le matin.

Tout cela, alors même que l’intelligence générale, la volonté, restent intactes. Les troubles de la concentration en SEP, chez l’adolescent, ne sont jamais simples à repérer. Parfois la fatigue masque tout. Parfois, le jeune compense et se « débrouille », jusqu’au jour où… ça ne suffit plus. Alors, pourquoi est-il si crucial de ne pas les négliger ?

Parce que cela touche à tout : réussite scolaire, estime de soi, relations avec les autres. Un élève qui n’écoute pas, qui oublie les consignes ou démarre deux minutes après les autres, se fait vite remarquer. Et pas de la bonne façon. S’installent alors les commentaires de professeurs, parfois même la stigmatisation (« il rêve, il ne fournit pas d’efforts »). Pour autant, l’enfant, lui, lutte. Son cerveau rame, parfois sans relâche.

Une anecdote ? Thomas, 13 ans, habitant près de Tilff, décrit ses difficultés en classe : « Je commence un exercice, puis je ne sais plus ce que la maîtresse a demandé. J’ai l’impression que je n’écoute plus rien, mais je veux comprendre. » Voilà, tout est là : le « je veux », mais le « je n’y arrive pas » s’impose.

Ce décrochage n’a rien de volontaire. Ce n’est pas de la paresse. C’est la maladie qui joue en coulisse. En Belgique, peu d’institutions spécialisées dans la neuropsychologie infantile connaissent bien cette réalité. À Esneux, des psychologues pour enfants et adolescents formés à ces spécificités peuvent faire toute la différence. Mais avant d’en parler, revenons à la question fondamentale : comment les parents repèrent-ils, au quotidien, que « quelque chose ne va pas » ?

Quels signaux d’alerte ? Comment reconnaître un trouble de concentration lié à la SEP chez l’enfant ou l’ado ?

Parfois, on cherche « le grand signe ». Or, la réalité, c’est une somme de petits détails. Des indices ténus qui, mis bout à bout, dessinent un tableau. Le plus difficile : démêler ce qui provient de la sclérose en plaques de ce qui relève de la personnalité, de l’ambiance familiale, de la puberté… Pas simple, avouons-le. Voici cependant quelques pistes :

Difficultés à commencer une tâche scolaire
Il faut relancer plusieurs fois, donner les consignes en plusieurs morceaux. L’enfant persiste à ne pas « passer à l’action ». Comme une page blanche. Un « lâchage » qui, en apparence, ressemble à du désintérêt. Mais c’est juste qu’il n’arrive pas à « mettre en route ».

L’oubli immédiat
Vous demandez quelque chose, dans la minute, il a déjà oublié. Pas par provocation : la consigne n’a pas « accroché ». Chez un adolescent qui souffre de SEP, ce type de « fuite de l’attention » est courant, surtout le soir, ou après une fatigue physique.

Lenteur d’exécution
Son rythme, c’est celui d’un camion sur une route verglacée. Il répond, mais avec un décalage. À l’école, on remarque « un temps de latence anormal ». Les autres enfants enchaînent ; lui traîne, même s’il comprend parfaitement.

Distraction visuelle et auditive
Le moindre bruit, le passage dans le couloir, une lumière forte… et il décroche. Les enseignants notent « un élève vite distrait, qui ne termine jamais ce qu’il commence ».

Repli ou isolement
Parfois, face à l’échec répété, l’enfant ou l’ado se replie. Moins de participation orale, moins d’initiative, tendance à suivre le groupe, mais sans s’investir. On le croit timide, alors que ça n’était pas le cas « avant ».

Fatigue cognitive
Après dix minutes d’effort, « le monde s’arrête ». Il peine à suivre, décroche, a besoin de pauses fréquentes. Ce n’est pas juste une fatigue physique.

Alors, comment faire la différence avec un TDAH, une anxiété, ou un problème d’apprentissage ? Le piège : tout se ressemble. La meilleure boussole, c’est l’histoire familiale, la progression des symptômes, l’impact sur le quotidien. Mais surtout, c’est le bilan neuropsychologique mené par une spécialiste formée à la SEP pédiatrique.

Justement, parlons-en…

NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Que se passe-t-il lors d’un bilan neuropsychologique ? Pourquoi c’est le « game-changer » pour l’enfant ou l’ado ?

Vous vous demandez à quoi cela ressemble ? Un bilan neuropsychologique, ce n’est pas « juste des tests ». C’est un processus en plusieurs temps, structuré, mais très humain. D’abord, il y a l’accueil, la parole libre. Vos récits, vos anecdotes. L’enfant n’est pas réduit à ses difficultés : il explique, à sa manière, ce qu’il vit. Le parent complète, éclaire sur l’avant et l’après la maladie.

Ensuite, c’est le temps de la passation. Selon l’âge, les outils changent. On explore la concentration, la mémoire de travail, la rapidité du traitement d’informations. Imaginez : des exercices, où l’enfant retient une série de chiffres, résout un casse-tête, ou doit trier des images rapidement. Parfois, il doit simplement écouter une suite de sons… et reproduire la séquence. À première vue, rien d’extraordinaire. Mais ces tâches sont comme des petites fenêtres sur le cerveau : elles révèlent les forces, les faiblesses, et surtout les stratégies inconscientes de compensation.

L’observation est clé. Certains enfants trépignent sur la chaise, baillent, demandent des pauses : autant de signes d’une fatigue cognitive sous-jacente. Le spécialiste observe le tout, note les écarts, relève les moments de relâchement. Le « timing » compte : là où la majorité des enfants enchaînent les exercices, le jeune concerné s’arrête, ou perd le fil. Ce n’est ni de la mauvaise volonté, ni une blessure morale. C’est la SEP qui s’invite.

Le bilan, pour qui ?
Il s’adresse à : tout enfant ou adolescent diagnostiqué SEP, présentant des plaintes scolaires (lenteur, consignes oubliées), des changements de comportement, ou un décrochage inexpliqué. Parfois, c’est l’école qui alerte. Parfois, le médecin, ou même l’enfant lui-même : « Maman, j’oublie tout… »

Le résultat du bilan ? Un compte-rendu précis, souvent remis à la famille ET à l’école (si la famille l’accorde). Il explique les faiblesses repérées, mais aussi les points forts : on propose des adaptations scolaires, des ressources, voire un suivi personnalisé. C’est comme un GPS pour apprendre à contourner les « zones de brouillard » posées par la maladie.

Dans le contexte de la sclérose en plaques pédiatrique, ce bilan devient la « clef de voûte » d’un projet d’accompagnement. Bien plus qu’un papier, c’est un levier concret. À ce propos, vous vous demandez peut-être : qu’en est-il pour les jeunes « borderline », ceux dont les difficultés sont moins franches ?

Cas particulier : repérer les troubles de la concentration légers ou fluctuants

Pour certains jeunes, la difficulté d’attention varie selon les jours, l’heure, le contexte. Parfois, tout va bien la matinée, puis l’après-midi, c’est la dégringolade. Pourquoi ? La fatigue liée à la SEP s’accumule. Cela rend le repérage délicat. Seul un regard expert, tenant compte de la maladie, évite les diagnostics trop rapides (TDAH ou trouble anxieux à tort).

La collaboration école-famille-neuropsychologue, cela vous parle ? C’est le trio gagnant. Sans ce dialogue, l’enfant passe entre les mailles du filet. D’où l’importance de se tourner vers un spécialiste, là où le suivi est personnalisé, ancré dans la réalité des familles aux alentours de Liège.

Vous souhaitez approfondir la question des tests ? Découvrez-en plus sur les évaluations neuropsychologiques spécialisées chez les enfants/adolescents.

Et après le bilan ? Comment utiliser ses résultats dans la vie de tous les jours ?

Voilà, le bilan est passé. Que faire ? Il ne s’agit pas simplement d’archiver le compte-rendu. Voici ce qui se joue, concrètement, une fois qu’on a mis le doigt sur des troubles de la concentration liés à la SEP :

1. Adapter le rythme scolaire
La première action : informer l’école. Lorsque le diagnostic est posé, on peut demander une « adaptation raisonnable ». Ça peut être un tiers-temps lors des examens, l’autorisation de faire des pauses fréquentes, ou un allégement des devoirs complexes.

2. Travailler les stratégies de compensation
L’enfant peut apprendre à utiliser des outils concrets : agenda visuel, timers, check-lists. Avec l’aide d’un(e) psychologue spécialiste des enfants et adolescents, il développe des routines qui l’aident à « ancrer » son attention, à relancer la machine mentale au besoin.

3. Soutenir le moral et l’estime de soi
Trop d’échecs tuent la confiance. Le bilan, en expliquant « ce qui se passe », « pourquoi ce n’est pas de ta faute », redonne de la valeur à l’effort. Parfois, ce n’est pas l’enfant qui doit changer, mais le regard qu’on porte sur lui ! 

4. Maintenir le lien avec les professionnels
La sclérose en plaques est une maladie évolutive. Les besoins changent selon les périodes. Un lien régulier avec la neuropsychologue permet d’ajuster (réorienter les stratégies, renouveler le bilan, etc.). Ce n’est pas une baguette magique… mais, pièce par pièce, on bâtit un quotidien plus solide.

Un exemple ? Lila, 11 ans, avait développé des astuces pour masquer ses oublis (copier sur les voisins, anticiper les demandes des profs). Le bilan a permis de comprendre que tout partait d’un déficit attentionnel ; un simple plan d’ajustement (pauses régulières, explications à l’enseignant, moins de consignes simultanées) a tout changé. Lila a pu « respirer », reprendre confiance, et moins se fâcher à la maison. Ce n’est pas anodin : dans une famille, c’est tout l’équilibre qui se rétablit.

Mais, vous le voyez venir : il ne s’agit pas de medicaliser chaque oublie ou distraction. La clé, c’est l’écoute, le questionnement, une approche globale, avec des professionnels qui connaissent les subtilités des troubles de l’attention chez l’enfant et qui ne bâclent pas le diagnostic.

En résumé, le bilan neuropsychologique, c’est la carte routière dans la brume de la SEP : il dit où se trouvent les virages dangereux, où appuyer sur l’accélérateur, où il faudra peut-être rouler doucement un temps. Chaque famille, chaque jeune, est unique. Mais leur besoin de repères, lui, ne varie pas. À ce niveau-là, il n’y a pas de hasard : se faire accompagner par un(e) spécialiste formé(e) aux troubles cognitifs de la SEP pédiatrique, c’est offrir à son enfant (ou son ado) les meilleures chances de s’épanouir malgré la maladie.

FAQ – Questions fréquentes

Comment différencier un trouble de la concentration lié à la sclérose en plaques d’un TDAH ?
Les symptômes se ressemblent parfois, mais un trouble attentionnel de la SEP survient souvent après le diagnostic de la maladie et évolue par poussées. Le bilan neuropsychologique permet d’analyser le contexte, la chronologie et d’écarter les autres causes grâce à des tests adaptés. Un avis spécialisé est indispensable pour éviter les erreurs de diagnostic.

Faut-il refaire un bilan si mon enfant change de niveau scolaire ou si la SEP évolue ?
Oui, il est conseillé de renouveler un bilan neuropsychologique à chaque étape clé (entrée au collège, changement de cycle, évolution des symptômes). Les fonctions attentionnelles peuvent fluctuer, et les adaptations scolaires nécessitent parfois d’être réajustées dans le temps.

Pourquoi adapter la scolarité si ce n’est « que de la concentration » ?
Parce que la difficulté d’attention impacte les apprentissages, la confiance en soi et le bien-être émotionnel. Adapter la scolarité permet de compenser le handicap cognitif induit par la SEP, et d’éviter le décrochage ou la stigmatisation inutile des enfants concernés.

Quand consulter une neuropsychologue spécialisée, et comment trouver un spécialiste en Belgique ?
Dès l’apparition de difficultés scolaires inexpliquées, de troubles du comportement ou de fatigue intellectuelle chez un enfant ou adolescent avec une SEP, il faut consulter. Vous pouvez prendre contact avec une neuropsychologue expérimentée pour enfants et ados, aux alentours de Liège.


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Références scientifiques

Amato, M.P., et al. "Cognitive impairment in childhood-onset multiple sclerosis: Italian multicenter cross-sectional study". Neurology, 2012. Résumé : Cette étude multicentrique démontre que plus de 30 % des enfants atteints de SEP souffrent de troubles cognitifs, notamment attentionnels.

Ruano, L., et al. "Cognitive reserve in multiple sclerosis: Neuropsychological correlates". Multiple Sclerosis Journal, 2017. Résumé : Les troubles d’attention chez l’enfant et l’adulte SEP sont modulés par la réserve cognitive, d’où l’importance du suivi et de l’adaptation.

Banwell, B., et al. "Cognitive and academic outcomes in pediatric multiple sclerosis". Neurology, 2007. Résumé : L’auteur souligne que le repérage et le suivi des troubles cognitifs permettent d’adapter le parcours scolaire et d’éviter le décrochage.

Durand-Dubief, F., et al. "Cognitive impairment and neuropsychological rehabilitation in Multiple Sclerosis". Revue Neurologique, 2011. Résumé : L’article explique les bénéfices du bilan neuropsychologique, et la nécessité d’un accompagnement personnalisé.

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