NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
Le TDAH adulte (Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) ne se limite pas à l’agitation ou à la distraction. Saviez-vous que ce trouble impacte aussi, de façon redoutable, des processus aussi vitaux que la mémoire, la planification et la flexibilité mentale ? Pourtant, ce sont bien souvent ces difficultés invisibles qui freinent l’épanouissement, le travail, mais aussi, le lien familial. Pour un parent dont l’enfant présente un TDAH, cette question revient : Quels seront les défis quotidiens dans quelques années ? Au fil de cet article, plongez dans le quotidien des adultes TDAH et découvrez, étape par étape, comment ces fonctions cognitives fondamentales sont touchées. Vous verrez : ce n’est pas qu’une question de désorganisation passagère. C’est tout un mode d’emploi de la vie qui doit parfois être réinventé, dès l’enfance, pour devenir adulte plus apaisé.
La mémoire, c’est un peu le secrétaire personnel de notre vie. C’est elle qui range, trie et ressort au bon moment les infos utiles pour ne pas oublier l’affaire du jour, l’anniversaire de la petite sœur ou la consigne du patron. Oui, mais avec le TDAH adulte, ce secrétaire semble parfois bien distrait… ou à la ramasse !
Souvenez-vous : ado, vous partez à l’école, persuadé·e d’avoir tout dans votre sac. Arrivé·e sur place, impossible de retrouver votre devoir. L’angoisse. Cette scène vous parle ? Chez l’adulte avec TDAH, ce genre d’oubli peut devenir un quotidien gênant voire handicapant.
Dans le TDAH, la mémoire de travail (celle qui permet de faire plusieurs opérations mentales à la fois ou de tenir une info en tête tout en agissant) est souvent à la peine. Résultat : “je vais dans la cuisine pour prendre mes clés, mais, arrivé·e là-bas, je ne sais plus pourquoi je suis là…”. Drôle la première fois, exaspérant à la longue. On a l’impression que le disque dur se met en veille avant l’heure !
Ce n’est pas un manque de volonté qui fait oublier les rendez-vous, les dates ou les tâches à accomplir. C’est un vrai bug dans l’encodage ou la récupération de l’information. Et cette difficulté ne fait pas de cadeau, ni dans la vie professionnelle, ni dans la vie perso. Les parents TDAH, par exemple, témoignent souvent avoir du mal à se rappeler des rendez-vous médicaux de leurs enfants, ou de préparer le sac de gym sans rien oublier.
En Belgique, une étude a montré que 80 % des adultes avec un TDAH non traité se plaignent de troubles de la mémoire de travail. C’est énorme. Vous vous imaginez gérer un emploi du temps de parent avec une mémoire à trous ? L’estime de soi en prend un coup… et la charge mentale explose.
La mémoire, ce n’est donc pas juste un tableau noir qui a besoin d’une éponge. C’est un jeu de piste où chaque étape doit s’enchaîner sans loupé. Quand la route est semée d’embûches, il faut parfois accepter d’avoir besoin d’outils, ou d’un accompagnement spécialisé. Pour mieux comprendre les accompagnements proposés, renseignez-vous sur le travail des psychologues pour enfants et adolescents qui peuvent déjà, dès le plus jeune âge, aider à contourner les obstacles et apporter des stratégies adaptées aux familles.
Derrière l’étiquette TDAH adulte se cache très souvent… un chef de chantier débordé. Planifier, prioriser, anticiper : voilà des missions compliquées. La planification, c’est comme un plan de vol : il faut tracer l’itinéraire, anticiper la météo, les turbulences et choisir où faire escale. Pour beaucoup d’adultes TDAH, c’est le brouillard total. Et pas seulement lors des grosses échéances !
Vous arrive-t-il de remettre les tâches importantes à “plus tard” ? De terminer une chose sans même savoir comment elle a commencé ? Bienvenue dans la réalité du TDAH adulte. L’organisation au quotidien est souvent bancale : un agenda où jamais rien n’est noté au bon endroit, des projets commencés mais jamais achevés, des courses à faire oubliées… ou alors, tout au dernier moment. Ce n’est pas de la flemme. C’est le cerveau qui peine à voir le chemin dans sa totalité. Comme un GPS capricieux.
Chez l’enfant, ces signes sont souvent visibles à l’école : oublis du matériel, devoirs mal anticipés, difficultés à structurer le travail. Chez l’adulte, cela devient vite épuisant, car il n’y a plus de “profs” ou de “parents” pour rappeler à l’ordre. On doit inventer sa propre méthode. Parfois les dossiers s’entassent, les factures sont en retard, les responsabilités parentales se mélangent : c’est l’embouteillage mental assuré !
Comment en sortir ? Il existe des techniques concrètes : décomposer les grandes tâches en petites étapes, créer des listes, utiliser des rappels visuels. Les parents peuvent aussi apprendre à déculpabiliser face à la pression - non, ce n’est pas “mal” ou “faible” d’avoir besoin d’un coup de main d’un psychologue spécialisé.
Le plus important reste le diagnostic. Trop d’adultes souffrent en silence, persuadés d’être “désorganisés par nature”. Alors que, parfois, la cause est neurologique. D’ailleurs, dans aux alentours de Liège, de nombreuses familles consultent pour un bilan afin de vérifier l’existence d’un TDAH – chez le jeune ou le parent. Un entourage qui comprend la situation, c’est déjà la moitié du chemin.
Là où beaucoup pensent que le TDAH adulte, c’est “juste” être trop speed ou désordonné, la réalité est tout autre. Un obstacle de taille : la flexibilité mentale. C’est cette capacité à “changer de route” quand un imprévu surgit, à adapter ses idées, à rebondir après un échec. Bref, à être un funambule du quotidien.
Mais, avec un cerveau TDAH, le fil tendu se transforme en parcours du combattant. Difficile de se détacher d’une idée, d’une tâche ou d’une habitude : un peu comme si votre voiture de course n’avait qu’une seule vitesse… et que la marche arrière était cassée. Vous commencez une activité ? Impossible d’arrêter sans l’avoir finie. Vous butez sur un problème ? Le cerveau s’emmêle et ne trouve pas la porte de sortie.
Pourquoi cette rigidité cognitive ? Parce que le TDAH adulte touche très souvent les fonctions dites “exécutives” du cerveau. Celles qui servent de chef d’orchestre à notre pensée. Résultat : grande difficulté à s’adapter à l’imprévu, changements de programme vécus comme des tempêtes, émotions débordantes face aux interruptions…
Dans la famille, cela complique les relations : un enfant ou un parent TDAH peut réagir vivement face à un changement d’horaire, rester bloqué sur une dispute ou s’effondrer devant l’imprévu. La métaphore est parlante : c'est comme si un conducteur devait soudain changer de direction sur l'autoroute... sans avoir la possibilité de tourner.
NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER
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C’est là que l’accompagnement d’un-e psychologue pour enfants, ou pour adultes, fait toute la différence. Les thérapies axées sur la flexibilité mentale existent : jeux d’alternance, exercices pour s’ouvrir à d’autres manières de penser, entraînement à l’acceptation de l’imprévu… Cela se travaille, mais cela prend du temps. À force de pratique, on arrive à casser l’enfermement dans le “toujours pareil”. Parfois, il suffit d’un pas de côté pour voir le problème autrement. Et pour les familles, apprendre à valoriser chaque petite réussite est essentiel : le chemin du changement ne se fait pas en un jour.
Il existe aussi des ressources locales précieuses, comme les psychologues spécialisés à Liège, qui proposent des ateliers ou des groupes de paroles. En parlant de ressources spécialisées : si vous vous demandez si votre enfant a une difficulté liée à l’attention, explorez ce article sur le diagnostic TDAH ou anxiété chez l’enfant.
Dans le quotidien d’un adulte avec TDAH, les défis sont partout. Il ne suffit pas de savoir que la mémoire, la planification ou la flexibilité mentale coincent : il faut aussi savoir comment agir. Heureusement, il existe des solutions, et elles sont de plus en plus connues.
Le diagnostic est la première étape. Savoir que l’on souffre d’un TDAH adulte, c’est déjà sortir de la spirale auto-culpabilisante du “je ne suis pas fait pour la vie d’adulte”, “je ne suis pas un bon parent”. C’est ouvrir la porte à des adaptations. À l’école, chez l’enfant, l’intervention rapide d’un psychologue ou d’un neuropsychologue change beaucoup de choses : en proposant des exercices adaptés, en expliquant le trouble à la famille, ou en mettant en place des aménagements scolaires.
Pour les adultes, l’objectif est double : restaurer la confiance ET offrir des outils. Les techniques d’organisation spécialisées concernent la mémoire : astuces de répétition, supports visuels, carnets numériques ou applications pour ne rien oublier. Côté planification, on propose des méthodes de gestion du temps, du tri des priorités et des routines claires – ce qui peut aussi inspirer les enfants dès l’école primaire.
Quant à la flexibilité mentale, elle s’entraîne. Les psychologues spécialisés, en Belgique comme ailleurs, recommandent des jeux de rôle, des petits défis à relever pour sortir du cadre, des techniques de pleine conscience pour ne pas se laisser submerger. Changer quelques petites habitudes, jour après jour, et célébrer chaque évolution.
Surtout, il faut rappeler que TDAH ne veut pas dire incapacité : certains adultes sont de formidables créatifs, intuitifs, débordants d’énergie. L’enjeu n’est pas de gommer leurs particularités, mais de transformer ce qui était un frein en tremplin. Les familles témoignent du soulagement de voir leur enfant – ou leur parent ! – d’un autre œil. De sortir du schéma échec/réussite pour une vision plus nuancée et bienveillante. Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, consultez les pages dédiées au test de QI enfants et adolescents à Esneux ou découvrez d’autres ressources associées sur la psychologie des jeunes.
Prenez le temps de faire ce bilan : la santé mentale des familles en dépend. Parfois, un simple accompagnement change une vie entière. Le simple fait que des structures à Liège proposent des consultations spécifiques sur le sujet montre à quel point le besoin est réel. Si vous vous posez encore des questions, découvrez comment une prise en charge pluridisciplinaire (neuropsychologue, psychiatre, éducateur) peut aider chaque membre de la famille à s’épanouir dans ses différences. Et pour les enseignants ou les parents qui cherchent à comprendre ce qui se joue en classe ou à la maison, ce article sur le rôle de la logopédie pourra apporter des pistes de réponse.
En résumé, ne restez pas seul·e face à la charge mentale et à l’épuisement. La clé, c’est l’alliance entre soutien familial, accompagnement professionnel, et astuces personnalisées. Changer de regard, c’est déjà changer le monde intérieur des enfants – et des adultes ! Un dernier rappel : aux alentours de Liège, de nombreux professionnels se tiennent prêts à vous aider, à vous écouter, et à trouver, avec vous, les clés de votre fonctionnement unique.
Comment détecter un TDAH adulte si les premiers troubles sont passés inaperçus ?
Les signes peuvent être discrets : oublis fréquents, difficulté à s’organiser, réactions excessives aux changements, procrastination importante. Un bilan chez un professionnel, comme un neuropsychologue spécialisé, permet de faire la lumière sur la situation et de poser un diagnostic adapté. N’hésitez pas à consulter dès que certains symptômes deviennent handicapants au quotidien.
Pourquoi la mémoire de travail est-elle si touchée dans le TDAH adulte ?
La mémoire de travail est l’une des fonctions les plus sensibles aux troubles attentionnels : elle dépend de circuits cérébraux impliqués dans l’attention soutenue et la gestion des tâches. Chez l’adulte avec TDAH, ces circuits sont souvent moins efficaces, entraînant des oublis et des difficultés à jongler mentalement entre plusieurs infos.
Quand faut-il consulter un psychologue pour enfant si l’on suspecte un TDAH ?
Dès que les difficultés deviennent gênantes à l’école, à la maison ou dans la relation parent-enfant : retards dans les tâches, problèmes d’organisation, émotions intenses face à l’imprévu. Un repérage précoce permet d’apporter des adaptations et de prévenir l’aggravation des troubles avec l’âge adulte.
Faut-il s’inquiéter pour l’avenir de son enfant si un parent est TDAH adulte ?
Le TDAH a une base génétique mais n’est pas une condamnation : un environnement adapté, un dépistage précoce et des stratégies de soutien favorisent un développement harmonieux. L’écoute, la compréhension et l’accompagnement par des professionnels spécialisés limitent l’impact sur la vie future de l’enfant.
Barkley, R.A. “Executive functions: what they are, how they work, and why they evolved.” Guilford Press, 2012. Ouvrage de référence sur les fonctions exécutives et leur implication dans le TDAH.
Martinussen, R., Hayden, J., Hogg-Johnson, S., & Tannock, R. “A meta-analysis of working memory impairments in children with attention-deficit/hyperactivity disorder.” Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 2005. Cette étude montre l’impact persistant sur la mémoire de travail chez les personnes atteintes de TDAH.
Willcutt, E.G., Doyle, A.E., Nigg, J.T., Faraone, S.V., & Pennington, B.F. “Validity of the executive function theory of attention-deficit/hyperactivity disorder: A meta-analytic review.” Biological Psychiatry, 2005. Cette revue confirme que les troubles de planification et de flexibilité sont centraux dans le TDAH adulte.
Kooij, J.J., et al. “European consensus statement on diagnosis and treatment of adult ADHD: The European Network Adult ADHD.” BMC Psychiatry, 2010. Consensus européen sur la prise en charge du TDAH adulte et impact sur la vie quotidienne.