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Sclérose en plaques chez l’enfant : les défis des troubles de la mémoire de travailNeuroPsy ADO-ENFANT Liège POTTIER Solenn

NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Sclérose en plaques chez l’enfant : pourquoi les troubles de la mémoire de travail bouleversent la vie familiale ?

Imaginez un matin d’école, tout semble normal. Mais, soudain, votre enfant oublie ce que vous venez de lui demander. Son cartable est à moitié fait. Le goûter, oublié sur la table. Et dans ses yeux, l’inquiétude : “J’ai encore oublié…” Ce n’est ni de la paresse ni de la distraction. Derrière ces oublis se cache parfois une réalité plus complexe : la sclérose en plaques (SEP) et les troubles de la mémoire de travail.

À première vue, la sclérose en plaques touche surtout les adultes. Pourtant, elle peut aussi concerner les enfants et adolescents. Or, quand elle survient si tôt, le retentissement scolaire, émotionnel, et même familial n’est jamais anodin. La mémoire de travail devient alors le talon d’Achille de nombreux jeunes patients. Mais pourquoi ? Comment comprendre et aider votre enfant au quotidien ? Existe-t-il des solutions conçues pour eux, ici aux alentours de Liège ?

Dans cet article, on s’adresse à vous, parents, éducateurs, enseignants. Parce que la lutte contre l’oubli est souvent un combat invisible. Et que chaque petit progrès, chaque sourire retrouvé, est précieux. Ici, pas de jargon, pas de chapeaux diplômés. Des histoires, des pistes, des conseils réalistes. Même à l’école ou en famille, il y a toujours des leviers. Prêts à lever le voile ensemble ?

Qu’est-ce que la sclérose en plaques chez les enfants et adolescents ?

En entendant sclérose en plaques, on pense rarement à l’enfance. Pourtant, la maladie peut survenir tôt. En Belgique, la SEP juvénile concerne environ 3 à 5% des cas. Cela semble peu. Mais pour les familles touchées, c’est un séisme.

La SEP, c’est quoi exactement ? En bref, c’est une maladie du système nerveux central, où le système immunitaire attaque la myéline, cette “gaine” qui protège nos nerfs. C’est comme si les fils électriques du cerveau étaient dénudés, entraînant des courts-circuits. Les messages entre cerveau et reste du corps sont perturbés. Résultat : fatigue, troubles moteurs, mais aussi cognitifs. La mémoire de travail est souvent la première à vaciller.

Les signes d’appel chez l’enfant ? Ils sont parfois subtils :

  • Oublis fréquents, surtout de consignes « en deux temps ».
  • Difficultés à suivre les instructions à l’école.
  • Problèmes de concentration, de rapidité.
  • Changements d’humeur ou décrochage scolaire.

La SEP évolue différemment selon les enfants. Certains auront des poussées, d’autres des symptômes plus insidieux. Pour les parents, l’inquiétude est constante : “Mon enfant sera-t-il comme avant ?” C’est là que les psychologues spécialisés enfants, comme Solenn POTTIER, entrent en scène. Ils aident à repérer les signaux d’alerte, évaluer la mémoire, et surtout : redonner confiance.

Mais la mémoire de travail, qu’est-ce exactement ? Pourquoi est-elle si cruciale, surtout pour un jeune en pleine scolarité ? Et surtout, comment savoir si un oubli est banal… ou s’il cache une difficulté liée à la SEP ?

La mémoire de travail : un super-pouvoir discret… mis à mal par la SEP

Vous avez probablement déjà entendu parler de la mémoire à court terme et de la mémoire à long terme. La mémoire de travail, c’est un peu comme le bloc-notes du cerveau. C’est “l’espace de travail” où l’on garde les infos actives quelques instants : un numéro que l’on retient le temps de le composer, une consigne d’école « Va chercher ton livre, ouvre à la page 16, puis souligne les mots importants. »

Chez l’enfant avec sclérose en plaques, ce “bloc-notes” s’efface plus vite, sature ou bug. Les conséquences au quotidien sont nombreuses :

  • Il entend la consigne d’exercice en maths… puis bloque avant la 2e étape.
  • Vous lui demandez trois choses – il n’en réalise qu’une seule.
  • A l’école, il lève la main… mais oublie ce qu’il voulait dire.

La mémoire de travail agit un peu comme la RAM d’un ordinateur. Lorsque celle-ci dysfonctionne, impossible de jongler avec les tâches : on oublie, on mélange, on s’éparpille. Mais, rappel important : ce n’est ni de la mauvaise volonté ni de la “lenteur”. C’est le cerveau qui fatigue plus vite.

Ce trouble passe souvent inaperçu. Beaucoup d’enseignants croient à de la rêverie ou à un déficit d’attention isolé. À la maison, on pense parfois à de la désobéissance “volontaire”. Pourtant, la réalité est souvent tout autre.

Bonne nouvelle : ces difficultés ne sont pas une fatalité. Un accompagnement adapté, des stratégies ciblées, et l’enfant peut retrouver confiance. Avez-vous déjà observé votre enfant fixer sa feuille, hésitant, comme s’il avait un mot sur le bout de la langue ? Ce sont ces moments-là qui révèlent la nécessité d’agir vite, avec douceur mais méthode.

Pour aller plus loin, découvrez d’abord pourquoi et comment ces troubles impactent profondément la scolarité, puis la vie familiale. Vous vous demandez sans doute : est-ce que mon enfant aura, plus tard, toutes ses chances comme les autres ? Est-ce que l’école s’adapte, ici à Liège ou ailleurs ?

Pourquoi les troubles de la mémoire de travail bouleversent l’équilibre scolaire et familial ?

Un enfant ou un adolescent qui a du mal à “retenir plusieurs infos à la fois” n’en parle pas toujours. Parfois il se tait, parfois il s’énerve. Ou il décroche. Mais derrière chaque difficulté, il y a une histoire – souvent pleine de courage.

À l’école, la mémoire de travail est omniprésente : consignes orales, organisation du cartable, résolution de problèmes… Un simple exercice peut devenir un cauchemar. Résultat : l’enfant se sent “à côté”, accumule les erreurs, et perd confiance.

A la maison, la tension monte aussi. Les parents répètent, s’inquiètent, parfois s’agacent. Un cercle vicieux s’installe : “Pourquoi tu n’écoutes pas ?”, “On l’a déjà fait hier…”. Pourtant, la difficulté est bien réelle. Elle s’explique. Mais il faut du temps et de l’accompagnement spécifique.

C’est ce que rappelle l’équipe de psychologues enfants-adolescents : « Ne vous fiez pas aux apparences. Derrière les oublis à répétition, l’enfant n’est pas désinvolte : il lutte contre un handicap invisible. »

Les impacts concrets :

  • Baisse des résultats scolaires, surtout dans les matières nécessitant des consignes séquentielles
  • Risque de décrochage ou de harcèlement (“Il ne fait pas d’effort !”)
  • Perte d’estime de soi (“Je suis nul. Je n’y arrive jamais.”)
  • Conflits récurrents à la maison

En Belgique, selon l’Association SEP Jeunesse, 1 initiative d’inclusion à l’école sur 3 échoue faute de repérage précoce ! C’est dire l’enjeu.

Voilà pourquoi une prise en charge précoce, à la fois pédagogique et psychologique, est cruciale. Il ne s’agit pas seulement “d’adapter les devoirs”, mais de donner des outils pour compenser, organiser, anticiper. Pour retrouver le sourire, l’enfant — et la famille — a besoin de repères, de clarté… et de beaucoup d’encouragements. Comme un phare dans la brume.

Peut-être avez-vous déjà entendu parler des entretiens de repérage précoce proposés dans la région ? Ils permettent de cibler, de façon fine, le type de trouble et le niveau de mémoire de travail mis en difficulté. Un pas important, souvent sous-estimé.

NeuroPsychologue Spécialisée Enfants - Adolescents Ados – Mme Solenn POTTIER

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Évaluer les troubles de la mémoire de travail : une étape à ne pas négliger

Vous vous demandez comment effectuer un bilan solide ? La clé réside dans le regard croisé entre professionnels : neuropsychologues, enseignants, parfois pédiatres spécialisés. Grâce à des tests comme le WISC-V, des questionnaires quotidiens, l’analyse du vécu scolaire, on peut identifier très précocement la difficulté de mémorisation immédiate, de double tâche, ou de manipulation mentale.

Pour ceux qui vivent cette réalité au quotidien, sachez que ces évaluations ne jugent pas “l’intelligence”, mais servent à construire des stratégies “sur-mesure”. D’ailleurs, si le sujet vous intéresse, découvrez cet article détaillé : test de QI chez les enfants et adolescents. À l’oral, il s’agit plus d’oser poser des questions, de mettre en mots ses propres oublis, sans honte. L’essentiel étant d’écouter : “Comment mon enfant vit-il sa difficulté ?”

C’est le regard bienveillant porté sur ces “trous de mémoire” qui change tout. On ne demande pas une performance, mais la meilleure adaptation possible. Un peu comme un entraîneur qui observe, encourage, ajuste les règles pour que chaque joueur puisse marquer son but – à son rythme.

Quelles stratégies pour aider un enfant ou ado SEP à surmonter ses troubles au quotidien ?

Il n’existe pas de baguette magique. Mais des outils, oui ! Le rôle du psychologue spécialisé adolescent et enfant consiste à bâtir un plan d’action individualisé. En Belgique, plusieurs programmes de remédiation cognitive sont proposés, en cabinet comme en milieu scolaire.

Voici les axes à ne pas négliger :

  • Structuration de l’environnement : routines, affichages, listes pour guider l’enfant étape par étape. Plus le cadre est clair, moins la mémoire de travail est sollicitée à l’excès.
  • Aide visuelle et outillage numérique : tableaux de suivi, coloriages des consignes, alarmes sur téléphone ou montre connectée.
  • Techniques de mnémotechnie : jeux de mots, rimes, “images mentales” pour mieux retenir plusieurs infos à la fois.
  • Exercices réguliers : entraînements sous forme de jeux, d’ateliers ludiques, pour renforcer la plasticité de la mémoire de travail.
  • Formation et sensibilisation des enseignants : il est crucial que l’école adapte ses consignes, fractionne les tâches, valorise chaque pas en avant. Si c’est compliqué, n’hésitez pas à solliciter un avis en logopédie.

Le plus important : éviter la surcharge. Un enfant dont la mémoire de travail est limitée doit pouvoir “vider” régulièrement son bloc-notes mental. Prendre des pauses, reformuler, diviser les tâches. C’est l’art de rendre la montagne plus accessible… en la gravissant étape par étape.

Et le soutien du groupe familial ? Il est inestimable ! Quand frères et sœurs, parents, enseignant·es jouent avec les mêmes “règles”, l’enfant se sent moins isolé. On avance ensemble. L’humour aide aussi. Faire d’un oubli une occasion de dessiner ou chanter une consigne, c’est redonner du pouvoir à l’enfant sur sa difficulté.

Un chasse-neige plutôt qu’une limousine : c’est l’image que propose certains psychologues. Plutôt que d’attendre que l’enfant fonce à toute vitesse, on travaille sur la capacité à “dégager la route” pour franchir chaque obstacle invisible.

  • Impression d’en faire beaucoup pour peu de résultats ?
  • Fatigue chronique ?
  • Peur de l’avenir ?

Ce n’est pas le signe d’un mauvais parent, bien au contraire. Car accompagner un enfant SEP avec troubles de la mémoire de travail demande patience et créativité. Chaque avancée, même minuscule, est une victoire. L’école en a bien conscience, mais ce sont souvent les familles qui remarquent en premier les “signes faibles”.

Pour les transitions importantes (entrée au collège, changements de profs), mieux vaut anticiper, préparer les adaptations, communiquer clairement avec tous les partenaires éducatifs. C’est le sens, par exemple, d’une démarche différenciée pour démêler trouble de l’attention et trouble de la mémoire de travail.

N’oubliez jamais : le cerveau apprend tout au long de la vie. Même avec une SEP, l’enfant peut développer des forces inattendues ! Il faut parfois du temps. C’est vrai. Mais chaque jour compte. Entourez-vous, osez demander conseil, osez témoigner de vos réussites sur les forums, auprès d’autres parents, ou avec un professionnel proche de chez vous.


Accompagnement psychologique : pourquoi consulter un neuropsychologue spécialisé enfants-adolescents ?

On le dit rarement, mais l’accompagnement psychologique est aussi essentiel que la rééducation “pure et dure”. L’épreuve de la SEP et des troubles cognitifs, c’est parfois comme marcher dans le brouillard, sans boussole. Pour l’enfant, comme pour la famille.

Le neuropsychologue pour enfants intervient à différents niveaux :

  • Écoute et soutien émotionnel : l’enfant met des mots sur son vécu. Il apprend que le doute, la colère, la tristesse, sont normaux. Il n’est pas seul à vivre ça.
  • Bilan sur-mesure : pour objectiver les difficultés, comprendre “où ça bloque”, rassurer sur les points forts encore présents.
  • Remédiation cognitive : mise en place d’entraînements variés, personnalisés, toujours avec un feed-back bienveillant. À force de répétitions intelligentes, la mémoire de travail, parfois, reprend du poil de la bête.
  • Coordination avec l’école et la famille : car un enfant ne vit jamais ses difficultés seul. Il a besoin d’un environnement cohérent et sécurisant.

À Liège et dans ses environs, il existe des spécialistes formés à ces accompagnements. N’hésitez pas, par exemple, à solliciter Solenn POTTIER pour une première rencontre ou un suivi régulier.

Certains enfants retrouvent le plaisir d’apprendre très vite. D’autres mettent des mois, parfois des années, à accepter et surmonter leurs faiblesses. Il n’y a pas de règle. Mais ce qui compte, c’est de ne jamais rester seul. Échanger, écouter, adapter, c’est la clé de l’autonomie future de votre enfant.

Cette démarche est aussi précieuse pour les parents. Être soutenu, rassuré, guidé dans les démarches administratives, dans la communication école-famille, fait souvent la différence entre l’épuisement… et la sérénité retrouvée.

Un accompagnement psychologique n’est jamais une faiblesse. C’est l’assurance de se donner toutes les chances, pour que chaque enfant trouve son propre chemin – même cabossé, même sinueux. Après tout, comme le dit un adage local : “Ceux qui avancent sur des routes tortueuses arrivent souvent plus loin et plus fort.”

FAQ – Questions fréquentes

Comment la mémoire de travail impacte-t-elle le quotidien scolaire d’un enfant atteint de sclérose en plaques ?
Les troubles de mémoire de travail rendent difficile la gestion de tâches multiples ou la compréhension de consignes complexes. Au quotidien, l’enfant peut oublier en cours de route ce qu’on lui demande ou se perdre dans des exercices en plusieurs étapes. Soutenir la mémoire de travail permet ainsi de limiter l’exclusion ou le sentiment d’échec à l’école.

Pourquoi consulter un neuropsychologue spécialisé pour enfants en cas de SEP ?
Un neuropsychologue spécialisé peut repérer précisément les difficultés cognitives, proposer des outils adaptés et accompagner l’enfant et sa famille dans la durée. Son action précoce et personnalisée favorise une meilleure adaptation, aussi bien à l’école que dans la vie quotidienne.

Quand faut-il s’inquiéter d’une baisse de mémoire de travail chez son enfant ?
Si les oublis deviennent fréquents, entravent sa réussite scolaire ou sa vie à la maison, il est conseillé de consulter. Un bilan spécialisé est d’autant plus nécessaire si l’on sait que l’enfant est atteint de SEP — ou qu’il présente d’autres troubles neurologiques.

Faut-il adapter l’école et les devoirs si mon enfant SEP a des troubles de mémoire de travail ?
Oui, il est essentiel d’adapter consignes, supports et rythme. Une communication rapprochée avec l’enseignant, ainsi que des outils de remédiation cognitive, facilitent la réussite de l’enfant et réduisent la pression sur la famille.

Références scientifiques

Amato MP, et al. “Cognitive impairment in childhood and juvenile MS: present knowledge, future directions.” Multiple Sclerosis Journal, 2008.
L’étude met en avant la fréquence et l’impact des troubles cognitifs, notamment de la mémoire de travail, chez l’enfant atteint de SEP.

Pâmela M. Bruijstens, et al. “Cognitive impairment in pediatric multiple sclerosis: a systematic review.” Developmental Medicine & Child Neurology, 2013.
Revue systématique montrant que la mémoire de travail est l’une des fonctions les plus concernées chez les cas de SEP juvénile.

Nickerson JP, et al. “Cognitive outcomes in pediatric multiple sclerosis.” J Child Neurol, 2014.
Analyse des résultats scolaires et fonctionnels chez les enfants SEP, soulignant l’importance d’un screening précoce des troubles cognitifs.

Lægsgaard MM, et al. “A systematic review of cognitive rehabilitation interventions for children and youth with childhood-onset multiple sclerosis.” Multiple Sclerosis and Related Disorders, 2020.
Synthèse des approches d’intervention efficaces pour booster la mémoire de travail et l’autonomie en situation de SEP de l’enfant.

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