Psy Professionnels de la Santé + Care📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
📞 Téléphone RDV : 0494 54 96 32
Imaginez, au cœur d’un service d’urgence ou entre deux interventions sous tension, ce professionnel de santé qui réalise un geste sans même y penser. Presque comme un robot. Il enchaîne, efficace, précis, mais… la flamme a-t-elle baissé ? Cela vous semble-t-il familier ? Ou peut-être le vivez-vous en silence ? Ce sujet, trop souvent ignoré, touche pourtant l’essence même du métier : le sens du soin et la place de la relation humaine quand le quotidien s’automatise, presque sans bruit. Que l’on soit infirmière à Liège, médecin, pompier ou policier, la routine technique gagne parfois du terrain. Alors, comment ne pas devenir simple exécutant ? Comment réinjecter de l’humain là où tout devient réflexe ? Voici le cœur de notre réflexion.
Chacun l’a déjà ressenti : au fil des semaines, les gestes s’enchaînent, les protocoles rassurent, la maîtrise silencieuse protège contre l’erreur. Le recours à l’automatisme dans le soin — prise de tension, administration des médicaments, même manière de s’adresser aux patients — s’installe comme un vieux manteau chaud. Surtout auprès des professionnels de la santé et de l’intervention : l’efficacité y est vitale. On ne réfléchit plus. On agit. Comme sur pilote automatique.
Mais à force d’aller vite, on peut perdre le fil… et parfois l’âme du métier. À Liège et ailleurs, de nombreux soignants l’expriment : « Parfois, je ne me rends plus compte que derrière les tâches, il y a une personne. J’en oublie pourquoi j’ai choisi ce métier. » Lorsqu’on cède au flot des procédures, ce n’est plus un individu que l’on soigne, mais un cas, un numéro. Une chaîne.
Pourquoi ce glissement insidieux ? L’explication est multiple. Charge de travail, manque de moyens, épuisement. On se rappelle alors cette image : l’essence du soin, c’est la relation humaine, ce regard sincère au-dessus du masque, cette main tendue dans le tumulte. Or, le soin automatisé n’est plus un échange, il ressemble à la répétition d’un geste de boulanger, sans la chaleur du pain.
La déshumanisation menace alors l’équipe, mais aussi la santé psychique du soignant lui-même. L’automate, c’est pratique… jusqu’à ce qu’il court-circuite notre empathie. Ce glissement peut mener à un désengagement profond, à cette lassitude qui happe si fort qu’on ne perçoit plus la valeur de l’autre ni celle de soi.
Et le corps, lui, encaisse. Le cœur aussi. La routine sans saveur use les plus passionnés. Un chiffre ? Près de 61% des professionnels de santé en Belgique évoquent au moins une fois dans leur carrière cette sensation de “désenchantement du métier”. À force d’automatiser, le risque c’est de perdre ce qui fait tenir dans la durée : le sens.
Alors, comment éviter cette déshumanisation ? Comment retrouver l’étincelle dans l’œil, le poids du mot juste, l’écoute véritable ? Peut-être commence-t-on par lever la tête et accepter, à nouveau, la part d’imprévu de chaque rencontre.
Consultations de psychologie spécialisée pour le personnel hospitalier, mais aussi pour les intervenants de crise, se multiplient aux alentours de Liège : c’est un signe. On commence à comprendre qu’il est temps de se pencher sur la question.
Parfois, un patient dit “Merci” et les yeux s’embuent. Vous sentez alors, en une seconde, pourquoi vous êtes là. Ce sont ces moments qui manquent quand le travail devient mécanique. Le cœur du soin, c’est ce lien fragile et puissant à la fois. Pourtant, l’automatisation des tâches en santé met à mal ce “plus” humain. Même dans le milieu des pompiers, des policiers, ou des urgentistes : la pression des procédures fait parfois écran à l’émotion et à la rencontre. Le choix de la distance ou de l’implication n’est plus conscient, il devient réflexe.
Redonner du sens à la relation de soin, c’est accepter de s’arrêter — même une minute — pour croiser vraiment le regard de l’autre. La psychologie du travail l’affirme : la reconnaissance, ce ne sont pas que des mots, c’est cette sensation profonde que ce que l’on fait “compte”. Quand un geste, aussi simple soit-il, est vu, entendu, reçu : là réside le sens. Même une parole anodine (« Vous tenez le coup ? ») change parfois toute la journée d’un collègue épuisé.
L’humain se faufile dans les interstices du quotidien. Il apparaît dans la micro-attention, dans le “comment allez-vous, sincèrement ?” Non, ce n’est pas du luxe. C’est la base de l’engagement et de la solidité psychique sur la durée. L’automatisation, si elle est pratique, doit rester un choix, pas une fatalité. Elle ne doit pas tout recouvrir de gris. Pensez à ce médecin à Liège, qui prend 30 secondes malgré la cohue pour expliquer avant de piquer. Cela change tout pour le patient, cela réchauffe le cœur du professionnel. C’est ce qui, à long terme, évite le burn-out et nourrit la vocation originelle.
N’oublions jamais : ce sont l’attention et la chaleur qui différencient le soignant de la machine. Si le soin devient froid, il se déshabille de son essence.
Le professionnel de la santé porte en lui cet incroyable pouvoir : rendre chaque acte significatif. À condition de ne pas tout sacrifier sur l’autel de la rapidité.
Les psychologues spécialisés, dont Delphine Gilman, insistent : retrouver du sens, ce n’est pas qu’une jolie formule, c’est vital pour tenir. Peut-être même pour continuer d’avancer sans s’abîmer. Les exemples affluent d’interventions de crise à Liège où un mot rassurant, une écoute non pressée, ont changé la donne. Le sens, il tient parfois à un fil, mais quel fil solide ! Il mérite toute notre attention, et pas seulement quand tout va mal.
Si l’on court après l’efficacité au quotidien, c’est souvent pour mieux survivre à la charge. Mais à quel prix ? L’automatisation, c’est comme une bouée de secours… jusqu’à ce qu’on s’y accroche si fort qu’elle nous empêche de nager. Ce n’est plus l’outil qui sert l’humain, mais l’inverse.
Quels sont alors les effets psychologiques de la routine déshumanisée chez les soignants, pompiers ou policiers ? Le corps s’adapte, certes. Mais l’esprit, lui, se protège. On peut devenir “indifférent fonctionnel”, se couper (sans le vouloir vraiment) des émotions pour continuer. C’est une forme d’usure émotionnelle, souvent sous-estimée. Les symptômes ? Fatigue persistante. Cynisme. Symptômes anxieux. Parfois, la perte du désir de soigner.
Il existe un chiffre qui fait froid dans le dos. Selon une étude de 2022 publiée dans “Le Journal des professionnels de la santé”, plus de 48% des infirmières interrogées ont affirmé ne plus “ressentir” de vraie implication émotionnelle dans 50% au moins de leurs actions en début de quart de nuit. Non, ce n’est pas une fatalité, mais cela doit alerter chaque établissement, chaque équipe.
Les conséquences ?
Le pire, c’est qu’on s’y habitue. Parce que l’épuisement n’arrive pas d’un coup. Il grignote doucement. Un peu comme le brouillard qui assourdit la ville petit à petit au petit matin. Soudain, la lassitude est là, dans tous les gestes, un film transparent entre le soignant et le patient. Cela peut-il se réparer ? Oui. Mais il faut accepter de lever le voile. D’admettre que l’on n’est pas fait pour l’indifférence.
En Belgique, les politiques publiques commencent à comprendre ce défi. Elles proposent, à l’image du réseau créé aux alentours de Liège, des cellules d’écoute, des accompagnements psychologiques spécifiques pour ces professionnels. Les psychologues cliniciennes, comme Delphine Gilman, reçoivent de plus en plus de demandes ciblées pour redonner du sens, aider à reconstruire le lien au métier — et aussi entre collègues. Parce qu’on tient mieux ensemble, tout simplement.
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
📞 Téléphone RDV : 0494 54 96 32
Ne soyons pas naïfs : il serait faux d’imaginer qu’on peut tout ralentir. Le monde médical va vite. Mais redonner du sens, c’est possible, même au rythme effréné du quotidien.
Trois pistes, simples mais puissantes, émergent des retours de terrain et des recherches en psychologie du travail :
L’idée ? C’est comme souffler sur un feu qui couve, pas l’éteindre. Ce n’est pas la souplesse des horaires qui fait la richesse du métier, c’est la solidité du sens. Le plaisir de se savoir utile, de sentir que son travail touche une personne, pas un dossier.
D’ailleurs, il existe déjà des initiatives collectives prometteuses. À Liège, une maison médicale propose par exemple une “minute de gratitude” à la fin de chaque quart : chacun peut, en partant, remercier ou valoriser un collègue. On pourrait sourire : « ce n’est qu’un détail ». Or, les études montrent que, sur six mois, cela baisse l’absentéisme et renforce l’esprit d’équipe de manière durable. Comme quoi, il suffit parfois d’un rien pour remettre l’humain au centre.
Et vous ? Quand avez-vous, pour la dernière fois, eu ce frisson du “bon geste”, celui qui fait du bien, de part et d’autre ? Osez en parler ! Osez l’expérience d’un rendez-vous avec un psychologue dédié aux professionnels du soin (et pas uniquement en cas d’épuisement extrême, bien sûr).
La psychologie spécialisée pour professionnels du soin et de l’intervention connaît un essor inédit en Belgique, notamment grâce à des praticiens engagés. L’objectif ? Proposer un espace sûr où déposer le vécu, sans filtre, sans jugement. L’accompagnement va bien au-delà de la gestion de crise : il aide à questionner, réparer, transformer la routine en expérience signifiante.
Pourquoi une psychologue spécialisée, comme Delphine Gilman à Esneux, fait-elle la différence ? Parce qu’elle connaît les rouages de ces métiers et les pièges invisibles de la répétition. Elle aide à poser des mots là où seul le silence règne, à nommer le vide, à raviver le sens. Grâce à des outils éprouvés (groupes de parole, ateliers sur l’épuisement, psychothérapie individuelle), elle aide chacun à réapprivoiser son histoire professionnelle, à retrouver la fierté perdue sous la paperasse ou le cynisme de protection.
La décennie qui s’ouvre sera celle du soin “sous tension”, avec la nécessité de soutenir ceux qui, chaque jour, gardent la société debout. Un enjeu majeur pour les institutions de santé aux alentours de Liège comme ailleurs : la formation continue et la supervision deviennent incontournables pour ne pas laisser filer le sens. Un accompagnement psychologique ciblé diminue de 35% le risque de burn-out à un an selon une étude belge de 2023. Cela donne à réfléchir, non ?
Il ne s’agit pas seulement d’individualiser le problème. C’est tout un système à repenser : donner du temps à la parole, réapprendre à regarder, réinjecter de la liberté dans la manière d’agir. Offrir à chacun (du brancardier au cadre dirigeant, du policier à l’infirmier) les moyens d’habiter à nouveau son geste, de s’accorder le droit à la fierté. Un soin plein et entier commence quand l’automatisation est remise à sa juste place : au service de l’humain, pas l’inverse.
Certains diront : facile à dire ! Pourtant, les témoignages affluent à Esneux comme à Bruxelles : l’accompagnement sur le sens porte ses fruits, si on accepte de s’engager. Parfois, il suffit de changer la manière de voir son quotidien pour modifier en profondeur la nature de la fatigue. Ce n’est pas un luxe, c’est une urgence collective pour tous les métiers du cœur.
Comment savoir si la routine a pris le dessus sur le sens dans mon métier de soignant ?
Plusieurs signes doivent vous alerter : sensation de détachement, gestes effectués sans réflexion, fatigue persistante. Si vous ne ressentez plus de satisfaction ou d’émotion dans la relation avec les patients, il est temps de vous interroger. Un accompagnement psychologique spécialisé peut vous aider à faire le point et à renouer avec le sens de votre engagement.
Pourquoi la relation humaine est-elle cruciale dans les métiers du soin ?
La relation humaine apporte reconnaissance, satisfaction et sentiment d’utilité au professionnel, tout en rassurant le patient. Réduire le soin à de simples gestes techniques accroît le risque de burn-out et dégrade la qualité des soins. Remettre l’humain au centre favorise l’épanouissement et la longévité dans le métier.
Faut-il consulter un psychologue spécialisé quand on ressent une perte de sens au travail ?
Oui, consulter un psychologue spécialisé permet de briser l’isolement, de mettre des mots sur votre vécu et de trouver des solutions adaptées. Un accompagnement comme celui proposé en Belgique aide à prévenir l’épuisement professionnel et à redonner de la valeur à votre parcours.
Quand réagir si la routine devient pesante dans un service d’urgence ou d’intervention ?
Il est essentiel de réagir dès les premiers signes de déshumanisation : perte de motivation, sentiment d’inutilité, manque de reconnaissance. Plus la prise en charge est précoce, plus il sera facile de retrouver un équilibre satisfaisant entre efficience et relation humaine.
1. Hartog K., Nieuwenhuijsen K., "Burnout and engagement among nurses: A review of the literature and implications for nursing management", International Journal of Nursing Studies, 2011.
Résumé : Cet article examine les facteurs conduisant au burn-out chez les infirmières et propose des pistes pour améliorer l'engagement professionnel.
2. Lefèvre, H. et al., "Les impacts de la déshumanisation des soins sur le bien-être des soignants et des patients", Revue médicale suisse, 2020.
Résumé : Quand le soin devient mécanique, le bien-être des soignants et des patients en pâtit durablement.
3. Dyrbye LN, Shanafelt TD., "A narrative review on burnout experienced by medical professionals and the effect on patient care", Medical Education, 2016.
Résumé : Le burn-out chez les professionnels de santé impacte significativement la qualité des soins et nécessite des soutiens adaptés.
4. Rotenstein LS, Torre M et al., "Prevalence of Burnout Among Health Care Professionals: A Systematic Review", JAMA, 2018.
Résumé : Synthèse mondiale des chiffres du burn-out en santé et impact sur les relations humaines au travail.