AcupunctureAcupuncture à Esneux – Katty Lhermitte – Acupunctrice proche de Liège
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
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Vous êtes allongé.e, les aiguilles viennent d’être posées. Une sensation de chaleur monte, ou peut-être une tristesse inattendue. Un rire, quelques larmes. Le phénomène surprend. C’est un grand mystère de l’acupuncture : pourquoi certaines émotions, parfois enfouies, ressurgissent-elles en pleine séance, comme une bulle qui crève à la surface ? Cette réaction intrigue, fascine, déroute même. Pourtant, elle touche de nombreux patients, de Paris à Liège, de Bruxelles à Tokyo. Mais que se passe-t-il réellement ? Est-ce uniquement psychologique ? Ou le corps joue-t-il un rôle bien plus subtil que nous le pensons ?
Ce mystère fascine autant les praticiens que les chercheurs modernes. Les émotions ne jaillissent pas au hasard lors d’une séance d’acupuncture. Plusieurs raisons, à la croisée de la biologie, de la psychologie et de la tradition, l’expliquent. C’est ce que nous allons explorer ici, pour comprendre comment (et pourquoi) l’aiguille touche parfois l’âme autant que le corps.
Vous souhaitez comprendre ce phénomène ? Voyager dans les racines de vos sensations et démêler le lien discret entre émotions et points d’acupuncture ? Asseyez-vous. Laissez-vous guider dans cette exploration, aussi passionnante qu’utile quand on souhaite aller au fond des choses.
Acupuncture à Esneux – Katty Lhermitte – Acupunctrice proche de Liège
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Dès la première séance, certains patients racontent avoir vu ressurgir des souvenirs, un chagrin qu’ils pensaient “digéré”, ou à l’inverse, un soulagement joyeux. Ce n’est pas de la magie. C’est même un phénomène classique dans la pratique de l’acupuncture, en particulier lorsqu’on stimule certains points très spécifiques. Alors, comment expliquer cela ? Parfois, la réponse est plus surprenante qu’on ne le croit.
Du point de vue de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), chaque émotion ne flotte pas dans l’air. Elle s’enracine dans un organe, un ensemble fonctionnel, un méridien. Par exemple, la tristesse serait liée au poumon, la colère au foie, la peur aux reins. Un choc, un stress ou une inquiétude répétée laisserait une trace, comme une empreinte sur la neige. Ce que la MTC appelle stase émotionnelle ou énergie bloquée. D’où cette idée que, lorsque l’on relance le courant énergétique avec des aiguilles, le trop-plein peut ressurgir d’un coup, comme l’ouverture d’un barrage. Vous imaginez la sensation ? D’un coup, le trop-plein s’échappe.
Mais la biologie moderne ne reste pas en reste. Aujourd’hui, des travaux scientifiques (IRM, analyses hormonales, etc.) montrent que l’acupuncture agit sur le système nerveux autonome, sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, et sur la libération de certains neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, endorphines...). Or, l’émotion et le corps dialoguent constamment. Parfois, une simple stimulation d’un point peut, littéralement, “réveiller” des circuits émotionnels dans le cerveau (par exemple, au niveau du système limbique). Cela se voit en imagerie cérébrale ! Ainsi, l’aiguille ne touche pas que la peau. Elle fait vibrer tout un orchestre interne.
Bien sûr, tout cela ne veut pas dire que l’acupuncture “force” la réapparition d’émotions. Elle offre simplement un contexte particulier : vous êtes détendu.e, à l’écoute de votre ressenti, dans un espace sécurisé (le cabinet). Cette bulle d’attention fait parfois surgir des vagues anciennes ou récentes, car le cerveau peut “nettoyer” ce qu’il avait mis de côté en situation de stress. C’est pourquoi il n’est pas rare que la première séance ou la deuxième fasse remonter, par surprise, une émotion forte.
Un exemple concret ? Cathy, 37 ans, vient pour un eczéma persistant. Vers la fin de la séance, elle sent une boule dans la gorge, puis fond en larmes. Sait-elle pourquoi ? Non, pas tout de suite. Mais en reparlant avec la praticienne, elle évoque un deuil qu’elle croyait “enfoui” depuis deux ans. Après plusieurs séances, l’eczéma se calme nettement. Ce n’est pas anodin : la libération émotionnelle a parfois un retentissement sur le symptôme initial. Comme si vider un trop-plein d’émotions permettait au corps de “lâcher prise” et de guérir sur plusieurs plans.
Dans la pratique clinique, à Liège ou ailleurs, ce phénomène s’observe aussi bien pour les troubles du sommeil, la fatigue chronique, l’anxiété, que pour les troubles inflammatoires. Le retour d’une émotion ancienne n’est donc pas anormal – mieux, c’est souvent un signe positif, la preuve d’un travail en profondeur. Il appartient au praticien de l’accueillir, de savoir l’expliquer, et d’aider le patient à l’intégrer.
Vous vous demandez : ai-je raison d’être ému.e ? Serais-je plus fragile qu’un autre ? Non. Cela prouve souvent que vous êtes au contact de vos ressources profondes, et que votre corps trouve les moyens d’un auto-nettoyage salutaire.
Tous les points d’acupuncture ne provoquent pas la même réaction. Certains sont connus, depuis des millénaires, pour leur capacité à “faire remonter à la surface” des ressentis ou des souvenirs. Ce n’est pas le hasard du placement d’une aiguille, mais une véritable cartographie émotionnelle qui a été établie au fil des siècles, affinée par l’expérience et validée aujourd’hui par la recherche clinique. Penchons-nous sur ces “points-clefs” de la carte du corps.
Commençons par le Point 7 du Cœur (Shenmen) : un classique dans les cas de nervosité, d’hypersensibilité, ou lors de traumatismes anciens. C’est un peu comme une antenne, il capte et module l’agitation intérieure. Nombreux sont les patients qui, après la pose de l’aiguille en ce point, ressentent une profonde détente… voire un accès subit à une mémoire oubliée.
Autre point célèbre, le 36 de l’Estomac (Zu San Li). Lui, il tient plus du “déblocage général”. Situé sous le genou, il n’a l’air de rien, mais il agit comme un coupe-circuit : il harmonise les flux internes, notamment lors de surcharges digestives… ou émotionnelles. C’est le point que les praticiens stimulent souvent en entretien ou en début de cure, car il relance la circulation globale. Parfois, il déclenche des réactions intenses, en particulier si la personne accumule depuis longtemps.
Impossible de ne pas citer le duo Foie 3 (Tai Chong) - Cœur 7 (Shenmen), véritables “portes d’entrée” pour les émotions stagnantes. Le foie, dans la pensée chinoise, est le siège de la colère, de la frustration, des non-dits. Quand on stimule Foie 3, c’est comme ouvrir une fenêtre dans une pièce saturée : l’air entre, l’émotion s’évacue.
Enfin, parlons du Gouverneur du vaisseau (Du Mai), particulièrement le point 20 (Bai Hui), au sommet du crâne. Lui, il agit sur le mental, l’équilibre global, la clarté d’esprit. Il n’est pas rare, lors d’une grande fatigue psychique ou d’un stress chronique, qu’il agisse comme un “réinitialisateur” : après la séance, la personne se sent allégée… ou traverse une phase où les émotions sortent sous diverses formes (rêves, souvenirs, pleurs).
La stimulation de ces points ne se fait jamais de façon mécanique. À chaque séance, la praticienne discute, évalue où vous en êtes : certaines personnes très fragilisées n’auront besoin que d’une approche douce... D’autres pourront soutenir un travail plus intense. C’est là tout l’art de l’acupuncteur : ajuster la justesse, respecter le rythme, et accompagner pour éviter de “secouer” émotionnellement ses patients. Le retour de certaines émotions est donc le fruit d’une stratégie réfléchie, pas d’un acte au hasard.
Vous trouvez que tout cela est abstrait ? Pourtant, de nombreux patients témoignent, même pour soulager des douleurs ou des migraines, que “des choses se passent dans leur tête” au fil des séances. Les remontées émotionnelles peuvent intriguer, parfois bouleverser, mais elles s’inscrivent toujours dans un processus naturel d’auto-guérison.
C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles certaines personnes viennent en acupuncture pour des troubles « physiques »… et découvrent, à leur surprise, un mieux-être émotionnel, une paix nouvelle ou une libération de tensions psychiques.
Vous vous demandez peut-être : “Dois-je consulter une acupunctrice si je sens que des émotions me submergent parfois sans raison ?”. Ou “Est-ce que l’aiguille pourrait réveiller un traumatisme ?” Ce sont des questions que beaucoup se posent avant de franchir le pas. D’autres, déjà venus, s’inquiètent : “C’est normal, cette tristesse soudaine après une séance ?”.
Voici quelques situations où consulter pour une approche corporelle des émotions est pertinent :
Dans tous ces cas, la médecine occidentale met souvent l’accent sur la dimension psychologique et la gestion du stress par la parole. L’acupuncture, elle, travaille par le corps, mais pas “contre” la psychologie. Elle donne au cerveau, au système nerveux et au corps une occasion de “déloger” ce qui est resté piégé, soit dans une tension musculaire, soit dans le rythme cardiaque, soit dans le ventre.
Les praticiens expérimentés, aux alentours de Liège ou plus largement en Belgique, savent expliquer aux patients que tout cela n’a rien d’alarmant. Parfois, il suffit de prévenir la personne dès le début : “Il est possible qu’à la fin de la séance, vous ayez des émotions variées : pleurs, éclats de rire, fatigue, sensation de légèreté ou rêve marquant.” Cela évite de s’inquiéter, ou de penser que l’on “perd pied”.
Peut-on se préparer ? Oui, dans une certaine mesure. Il est utile de venir en séance avec un esprit ouvert, de ne pas trop anticiper, et d’accepter l’idée que le corps peut “lâcher”, comme une digue trop pleine. Cela n’empêche pas d’échanger avec la praticienne, d’exprimer ce que l’on ressent. C’est même essentiel ! L’acupuncture fonctionne d’autant mieux que le patient se sent épaulé, écouté, compris. Le cabinet devient alors un lieu où le corps et l’âme font “circuler” ce qu’il y avait à faire partir.
Vous avez vécu une remontée émotionnelle en séance ? Ne restez pas isolé.e. En parler, que ce soit au cabinet ou en dehors, aide à apaiser l’intensité, à donner du sens, et, souvent, à accélérer la guérison. Tenez aussi un journal de vos ressentis, pour suivre l’évolution (ce qu’on note la nuit ou au réveil). C’est souvent instructif.
À qui s’adresser ? Le bouche-à-oreille fonctionne. Beaucoup consultent après avoir entendu un ami ou une collègue dire “Tu aurais dû voir ce que j’ai ressenti chez Mme Lhermitte, je n’aurais jamais cru que c’était possible !” Pour celles et ceux qui recherchent une approche terre-à-terre, lisez cet article sur l’acupuncture et la gestion du stress à Liège, ou découvrez comment l’acupuncture accompagne les douleurs féminines, ce qui montre bien la dimension émotionnelle incluse dans beaucoup de motifs de consultation féminins.
Enfin, il n’y a pas d’âge pour commencer. Enfant, adulte, senior, chacun réagit à sa façon. Même les sportifs l’expérimentent. De grands athlètes confient leur mental à l’acupuncture, car elle les aide à dépasser leurs blocages profonds – comme le rappelle cet article dédié à la performance et aux émotions.
Au fond, tout ceci n’est-il qu’une coïncidence ? Un effet placebo ? On peut se demander si les émotions qui réapparaissent pendant l’acupuncture ne seraient pas le fruit de l’imagination. Pourtant, la recherche scientifique propose quelques réponses surprenantes. Oui, l’acupuncture déclenche des réactions mesurables, vérifiables en laboratoire.
Plusieurs équipes de chercheurs ont utilisé l’imagerie encéphalique (IRM fonctionnelle) pour observer les effets d’une simple séance d’acupuncture. Résultat : des zones spécifiques du cerveau, impliquées dans la gestion des émotions (système limbique, amygdale, hippocampe, cortex préfrontal) s’activent différemment selon les points stimulés. En d’autres termes, piquer un point différent ne connecte pas la même “circulation” émotionnelle. C’est physique. Pour prendre une image : l'acupuncture, c’est un peu comme appuyer sur les touches d’un piano. Selon la touche, la mélodie joue une émotion différente.
D’autres études vont encore plus loin. Par prélèvements sanguins, elles montrent que la stimulation de certains points entraîne la libération d’endorphines, de sérotonine, et même de substances anti-inflammatoires. Ces molécules sont directement impliquées dans la régulation de l’humeur, la diminution de l’anxiété, ou cet effet de “lâcher-prise” si caractéristique des retours émotionnels puissants.
S’ajoute une dimension psychoneuroimmunologique : quand vous “lâchez” une émotion, le système immunitaire s’apaise, les marqueurs de l’inflammation baissent, les douleurs deviennent moins intenses. Ce n’est pas un hasard si beaucoup de patients, traités pour syndrome de l’intestin irritable ou douleurs chroniques, rapportent un vécu émotionnel intense… puis une amélioration durable, comme expliqué dans cet article sur l’acupuncture et les troubles digestifs.
Est-ce que cela fonctionne pour tous ? Non. Chaque patient a son “terrain” émotionnel, ses résistances, sa façon de réagir à l’aiguille. Certains se disent “coupés des émotions” et ne ressentent rien (du moins au début). D’autres, au contraire, vivent tout, tout de suite. Il existe sans doute un effet de “décalage” : plus un corps est sous tension, plus la réaction émotionnelle sera puissante à la première séance. À l’inverse, certains ne ressentent la libération qu’avec la répétition, à la troisième ou quatrième séance.
La science propose aussi une hypothèse : la mémoire du corps (ou mémoire somatique). Par exemple, un stress vécu enfant (chute, humiliation, stress intense) laisse parfois une empreinte physique, qui “dort” dans un segment vertébral, une articulation, ou un réseau de tissus. L’acupuncture, en stimulant ces micro-réseaux, fait “monter” à la surface cette mémoire, la traduisant en émotion ou sensation physique (boule dans la gorge, chaleur, vibration, etc.).
En Belgique, plusieurs études sont en cours pour mieux comprendre ces liens, notamment dans les hôpitaux universitaires. Certaines équipes montrent ainsi que chez des patients traités pour anxiété ou dépression, 40 à 60 % ressentent lors de la première cure des variations émotionnelles transitoires – et que cette phase annonce souvent une amélioration des symptômes globaux à moyen terme.
Que faut-il retenir quand on se demande si tout cela est “sérieux” ? Les retours émotionnels en acupuncture ne sont pas des effets secondaires gênants : ce sont des signes que la méthode opère sur des réseaux profonds, là où médecine du corps et médecine de l’âme se rejoignent. Cela explique que, longtemps, l’acupuncture ait inspiré les recherches en psychosomatique et en gestion du stress.
Enfin, de nombreux praticiens rappellent : “Laissez venir l’émotion. C’est une vague, pas un raz-de-marée. Si votre corps et votre cœur le font, c’est qu’ils sont prêts.” Voilà pourquoi aucune consultation en acupuncture ne ressemble à une autre. Chacun a son histoire, sa carte émotionnelle, ses balises. Laissez-vous surprendre !
Pourquoi l’acupuncture fait-elle parfois remonter des souvenirs ou émotions ?
L’acupuncture stimule des points précis qui agissent sur le système nerveux et les mémoires corporelles. Cela peut réveiller des émotions enfouies ou anciennes, car le corps et l’esprit sont étroitement connectés lors de la séance. Ce phénomène est fréquent et fait partie du processus naturel d’auto-régulation.
Comment réagir quand une émotion forte surgit pendant ou après une séance ?
Il est conseillé d’accueillir ces émotions sans jugement et d’en parler avec l’acupuncteur ou votre entourage. La libération émotionnelle est bénéfique et constitue souvent un signe d’évolution vers un mieux-être global.
Faut-il consulter un acupuncteur même sans douleur physique, si les émotions prennent le dessus ?
Oui, de nombreuses personnes bénéficient de l’acupuncture pour réguler des émotions intenses, de l’anxiété ou du stress, même sans symptôme corporel évident. La méthode s’adresse aussi bien aux troubles émotionnels qu’aux symptômes physiques.
Quand s’inquiéter d’une émotion persistante après une séance d’acupuncture ?
Il est rare que les émotions persistent de façon gênante après une séance. Si cela dure plus de quelques jours ou devient envahissant, il est préférable d’en parler à l’acupuncteur qui saura adapter la prise en charge ou conseiller un suivi complémentaire.
1. Hui, K. K. S., Liu, J., Marina, O., Napadow, V., Haselgrove, C., Kwong, K. K., & Makris, N. (2005). “The integrated response of the human brain to acupuncture stimulation at ST36 as evidenced by fMRI and EEG.” Journal of Neurophysiology, 94(1), 722–728. Résumé : Cette étude montre que la stimulation du point ST36 par acupuncture active plusieurs régions du cerveau impliquées dans la gestion des émotions et des sensations.
2. Napadow, V., Kettner, N., Liu, J., Li, M., Kwong, K. K., Vangel, M., & Hui, K. K. S. (2007). “Hypothalamus and amygdala response to acupuncture stimulation in carpal tunnel syndrome.” Pain, 130(3), 254-266. Résumé : Les réponses du système limbique pendant l’acupuncture expliquent pourquoi des émotions peuvent ressurgir lors du traitement.
3. Zhao, Z. Q. (2008). “Neural mechanisms underlying acupuncture analgesia.” Progress in Neurobiology, 85(4), 355–375. Résumé : L’acupuncture module neurotransmetteurs et hormones, impliqués dans la douleur mais aussi la régulation émotionnelle.
4. Kavoussi, B., & Ross, B. E. (2007). “The neuroimmune basis of anti-inflammatory acupuncture.” Integrative Cancer Therapies, 6(3), 251–257. Résumé : L’acupuncture a un effet direct sur l’axe nerveux-émotion-immunité, ce qui justifie la survenue d’émotions lors des soins corps-esprit.