Psychologie Liège CessionPsychologue – Mme Charlotte Cession
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
📞 Téléphone RDV : 0491 34 89 76
Un craquement dans la routine, un événement qui fend le fil de nos journées : perdre une personne aimée, c’est comme voir un paysage familier englouti d’un coup par le brouillard. Peu importe l’âge, l’expérience, chaque adulte confronté au deuil se surprend parfois à errer. C’est normal. La perte laisse souvent derrière elle des questions sans réponse, une douleur qui gronde, parfois même longtemps après la disparition. Saviez-vous que, en Belgique, plus d’un adulte sur cinq consulte un psychologue dans l'année suivant un décès ou une séparation difficile ? Ce chiffre montre à quel point, aujourd’hui, le besoin de soutien psychologique fait écho à une réalité collective.
Pourquoi cet article ? Parce que, si le deuil compliqué s’invite dans votre vie ou celle d’un proche, il n’est pas si simple de savoir ce qui se passe en séance de psychologie pour adulte. À quoi ressemble un premier rendez-vous ? Que se passe-t-il après ? Comment cela peut-il vraiment aider à avancer, à donner du sens, à transformer la peine en une forme d’apaisement ?
Dans cet article, nous plongerons, pas à pas, dans le déroulement concret d’une séance de psychologie orientée vers l’accompagnement du deuil chez l’adulte. Nous parlerons des outils utilisés, des étapes, mais surtout… de la manière très humaine dont une psychologue, comme Charlotte Cession, accueille et guide la douleur – à votre rythme, sans jugement. Que vous soyez en pleine tempête émotionnelle ou que la tristesse persiste en toile de fond depuis des mois, cette lecture est pour vous.
C’est souvent dans le silence que le deuil ronge le plus fort. L’entourage, après les funérailles, reprend le cours de sa vie. “Tu es fort(e)”, “tu dois tourner la page”... Mais intérieurement, vous le sentez peut-être : le vide s’installe. L’envie de parler s’étouffe, les souvenirs deviennent lourds, les nuits se remplissent de pensées, de regrets, de questions sans écho. En France ou aux alentours de Liège, peu importe : la solitude du deuil traverse les frontières. “Va voir un psychologue” ? Certains le conseillent, d’autres en doutent. Mais pourquoi, au juste, ce pas serait utile ?
D’abord, il faut savoir qu’on distingue deuil “normal” et deuil pathologique (ou compliqué, ou prolongé). La première forme fait partie de la vie : la tristesse, la colère, l’incompréhension, tout cela s’atténue, revient parfois, mais la vie avance. Mais parfois, le deuil devient une impasse. Un mur contre lequel on se heurte sans cesse. Les symptômes ? Difficultés à dormir, isolement, colère durable, sensation d’injustice permanente, culpabilité, douleurs physiques…
Vous n’êtes pas seul(e). Les psychologues expliquent que lorsque le deuil “n’avance plus”, ou déborde, faire appel à un professionnel aide à :
À ce stade, la séance de psychologie devient une sorte de refuge. Un salon, parfois, où l’on vient déposer ses bagages trop lourds. Une salle d’attente où d’autres voix sont déjà passées, frêles ou épuisées, et s’y sont reconstruites, par petites touches.
Psychologue – Mme Charlotte Cession
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
📞 Téléphone RDV : 0491 34 89 76
Peut-être vous imaginez-vous une scène un peu cliché : chaise en cuir, mouchoirs, longues listes de questions… Oubliez les stéréotypes. En réalité, la première rencontre en cabinet de psychologie, surtout sur la question du deuil, est pensée pour être la plus douce et humaine possible. À Esneux ou à Liège, chaque praticien a ses rituels, mais le cœur de la démarche reste le même : accueillir, écouter, rassurer.
Quand la porte se ferme, le temps ralentit. “On prend le temps, tout simplement.” Voilà ce que disent de nombreux patients de Charlotte Cession. Certains commencent à raconter d’emblée, d’autres préfèrent se taire un moment. Le psychologue pose parfois quelques questions-tremplin : “Qu’est-ce qui vous amène ?” “Depuis combien de temps est-ce difficile ?” À ce stade, il ne s’agit pas de diagnostiquer à tout prix, mais de dessiner une première carte du paysage : ce que vous vivez, ce que vous ressentez. Ce n’est pas un interrogatoire : tout va à votre rythme.
Souvent, la première séance laisse émerger des pleurs, des silences. Cela impressionne, mais c’est justement le signe que l’espace est sécurisé. “Jamais je n’osais pleurer devant mes proches, ils auraient eu peur pour moi… Ici j’ai craqué, ça m’a soulagé.” Témoignage d’une patiente, 52 ans, ayant perdu sa mère soudainement. Parfois, seuls quelques mots sont prononcés, mais ils ouvrent déjà une porte sur la suite du travail thérapeutique.
La psychologue propose parfois de revenir sur l’histoire de la relation à la personne décédée. Amour, regrets, conflits non résolus… tout a sa place. Parfois, évoquer des souvenirs fait peur. “Et si ma douleur empirait ?” En réalité, c’est l’effet inverse qui se produit : mettre des mots rend la perte un tout petit peu moins inhumaine. Certains n’en peuvent plus de ces souvenirs qui “sautent” dans la tête à tout instant. D’autres n’arrivent même plus à parler du disparu, comme si prononcer son nom allait le faire disparaître de bon. L’écoute professionnelle offre là une digue contre le raz-de-marée intérieur.
Après cet accueil, la séance aborde le vécu corporel (fatigue, troubles du sommeil, du poids, douleurs). On sous-estime souvent l’impact physique du deuil. “Je me lève épuisé. Je mange trop, ou plus du tout…” C’est normal. Ici aussi, la psychologue rassure, propose parfois de petits exercices pour repérer ces signaux corporels, ou là encore, le deuil s’est installé en douceur, mine de rien.
Le but de ce premier rendez-vous ? Établir un premier “contrat” implicite : dire ce que vous attendez, vérifier si le courant passe. C’est un espace libre : vous pouvez tout dire, ou presque, à Charlotte Cession sans crainte de décevoir ou gêner. Ce temps de prise de contact, hors des jugements familiaux ou amicaux, soulage déjà.
Parfois, la séance se termine par la proposition de “travail” pour la prochaine fois. Écrire une lettre (sans l’envoyer), tenir un carnet de bord, noter les rêves ou cauchemars récents… Ces petits exercices sont pensés pour relancer un lien intérieur plus solide.
Louer le courage de demander de l’aide n’est jamais excessif. Car, comme une batterie qui se vide en silence, la charge du deuil use, épuise, rend vulnérable à la dépression, à l’anxiété. Pour en savoir plus, découvrez d’ailleurs cet article sur les troubles anxieux publié par Charlotte Cession.
Certaines personnes craignent d'être jugées. Pourtant, tout le monde peut vaciller. Même les adultes les plus solides. En moyenne, le choc du deuil rejaillit au bout de 3 à 6 mois, souvent longtemps après l’événement lui-même. Et, à l’instar du stress, ses manifestations sont parfois différées. Si vous souhaitez mieux comprendre comment le stress impacte le corps et la sexualité après un deuil, lisez l’article ici.
Une séance n’efface pas un deuil – évidemment. Mais, au fil des rendez-vous, quelque chose se met lentement en place. Une sorte de processus cicatriciel. Rassurez-vous : il n’existe aucune obligation d’aller “mieux” rapidement. Si vous entendez autour de vous des “ça va aller”, “faut passer à autre chose”, sachez-le : chacun a son rythme.
La psychologue travaille avec vous sur plusieurs axes.
Travailler sur la permission d’être tristeCela paraît évident, mais dans une société où “être fort” est valorisé, nombreux sont ceux qui s’interdisent la tristesse. Pleurer, montrer sa fragilité devient presque honteux. En séance, vous apprenez peu à peu à vous traiter avec indulgence. Pas de “recette miracle” : il s’agit d’apprivoiser la tristesse, de lui donner une place. Parce que nier le chagrin ne fait que le rendre plus lourd à cacher.
Donner du sens à la pertePourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Le deuil réveille des questions existentielles, auxquelles la psychologue n’apporte pas de “grande réponse”. Mais elle vous aide à chercher un sens personnel. Parfois, écrire sur ce que le défunt représentait, sur les valeurs partagées, permet de réancrer un souvenir positif. D’autres fois, il y a besoin d’une confrontation avec la colère ou l’injustice : “Je n’accepte pas sa mort, et alors ?” Chaque émotion a droit de cité.
Apprivoiser l’absence, renouer avec le quotidienLe deuil, c’est aussi réapprendre à vivre : remplir le dimanche à deux, gérer le silence le soir, ou faire les courses sans acheter les biscuits préférés de l’autre… À chaque étape, la psychologue aborde les blocages, les petits arrangements du quotidien qui puissent sembler dérisoires mais deviennent montagnes à franchir.
Le dialogue avec la famille après une perteSouvent, le deuil crée des tensions : on n’est pas tous synchrones côté émotions. L’un va mieux, quand l’autre n’en dort plus. Certaines séances peuvent être partagées avec un membre de la famille (enfants adultes, frères/sœurs) pour apaiser ou rétablir le lien. La thérapie systémique, pratiquée à Esneux, propose par exemple d’explorer comment la “constellation” familiale bouge lors d’un décès. Pour comprendre cette approche, découvrez cet article complet sur la thérapie systémique face au deuil.
Prévenir les complications psychiquesLe deuil mal “digéré” peut ouvrir la porte à l’anxiété, à la dépression, à des troubles obsessionnels ou à des conduites à risque. Parler, mettre au jour ce qui ne va pas, diminue nettement ce risque (de nombreuses recherches internationales le montrent). Prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi prévenir d’autres douleurs plus tard.
Le deuil, c’est accepter d’ouvrir la valise des souvenirs pour ne pas la laisser exploser de l’intérieur. Ça pique, mais c’est moins lourd sur la durée. Les séances servent aussi à ça. Et, souvent, après quelques semaines ou mois, arrivent les premiers frémissements : on rit à nouveau, on ose sourire, relire un ancien message. Le souvenir ne dévore plus la vie.
D’autres thématiques sont parfois évoquées en séance de deuil : les rêves (certains symbolisent la réparation), la peur d’oublier la voix ou le visage, le pardon vis-à-vis de soi ou du disparu (surtout quand il y a “non-dits” ou ruptures brutales).
Vous vous demandez si le moment est venu d’appeler un psychologue, mais hésitez ? Des ressources existent, notamment sur le stress chronique chez l’adulte à Liège, qui souvent accompagne les deuils prolongés. Vous pouvez également consulter ce dossier sur l'anxiété chronique et la consultation psychologique à Liège.
Voici la question la plus fréquente : que se passe-t-il concrètement, au fil des séances ? Parle-t-on juste ? La psychologue prescrit-elle des exercices ? Utilise-t-on des techniques spéciales ?
La réponse : il existe mille et une manières de soutenir la traversée du deuil, mais toujours adaptées à votre histoire, vos attentes. Parmi les outils, certains sont classiques, d’autres plus créatifs. Voici un aperçu.
L’écoute active et la verbalisation émotionnelleC’est la première étape. Nommer les émotions, les formuler à voix haute, parfois même les “mettre sur la table”. La psychologue reformule (“si je comprends bien, ce qui est le plus difficile c’est...”), pose des questions ouvertes, encourage les associations d’idées. Ce travail amène une prise de distance : la souffrance n’est plus “en boucle”, elle devient objet de réflexion et de transformation.
Le travail sur les liens d’attachementLe type de relation à la personne perdue (parent, conjoint, ami...) influence le deuil. Les adultes ayant connu des pertes précoces (enfance) réagissent parfois plus douloureusement car la perte ravive d’anciennes blessures. La psychologue aide à détricoter ces “nœuds” pour faire la différence entre chagrin actuel et souffrances antérieures. On explore ainsi les différentes couches de la perte, pour que celle-ci ne déborde pas sur le reste de la vie quotidienne.
Le carnet des souvenirsCet outil, si simple, a un effet libérateur. Il s’agit de noter, entre deux séances, des bribes de souvenirs, des phrases-clés, des rêves ou cauchemars, au fil de l’eau. En parler avec la psychologue permet de faire le tri, de repérer les souvenirs douloureux mais aussi les flashs heureux, signes que la vie après la perte continue d'avoir un sens.
L'écriture thérapeutiqueÉcrire une lettre au disparu, rédiger son portrait, ou même lister ce qui a changé depuis sa mort… Ce type d’exercice n’a pas un but artistique : il aide à sortir de la boucle des pensées pour transformer la relation, même après le décès. Certains patients choisissent d’apporter des photos, des objets à partager dans le cadre de la thérapie, ce qui ancre encore davantage le processus de cicatrisation émotionnelle.
L’accompagnement corporelBeaucoup négligent le corps à travers le deuil. Or, les études le prouvent : l’organisme encaisse tout (insomnies, tensions, douleurs, perte d’appétit). La psychologue propose parfois des exercices de respiration ou de relaxation, pour renouer doucement avec des sensations apaisantes. Mieux dormir, mieux manger, se ménager quelques instants “hors de la souffrance”, c’est déjà un pas immense.
L’outil systémique et familialDans certains cas, surtout si le décès a bouleversé tout l’équilibre familial ou de couple, la psychologue peut suggérer des séances collectives. Elles permettent de travailler ensemble le “nouvel équilibre”. Parfois, une crise après un deuil révèle des tensions anciennes, remises à jour par la disparition. Parler ensemble, nommer ce qui coince, permet souvent d’éviter l’implosion du cercle familial, d’apaiser les conflits. Il s'agit d’un axe essentiel, souvent méconnu, du travail psychologique autour du deuil chez l’adulte.
Enfin, dans quelques situations, des techniques plus spécifiques sont utilisées, comme l’EMDR (pour les deuils traumatiques, avec des images choquantes qui persistent), ou l’art-thérapie (dessiner ce qui ne peut être dit). Ces approches consultatives se font toujours sur la base du volontariat, jamais imposées.
Au fil du temps, le patient retrouve peu à peu des forces, voire – étonnement – un souffle nouveau dans sa vie. Certains redécouvrent le goût des choses simples, d’autres renouent avec l’envie de projets, même petits. C’est comme un jardin asséché qui reverdit peu à peu, avec patience.
Dans toutes ces démarches, la clé reste la confiance : tout ce que vous direz reste strictement confidentiel. Et, pas à pas, la souffrance brute laisse place à d’autres émotions. Le deuil ne disparaît jamais tout à fait. Mais il devient, petit à petit, vivable. Voilà la force discrète d’une psychothérapie bien menée.
Comment se déroule une première séance de psychologie pour un adulte en deuil ?
La première séance commence en douceur, avec une écoute active où le patient partage, à son rythme, ce qu’il vit autour de la perte. La psychologue pose quelques questions pour mieux comprendre la situation, puis accompagne avec bienveillance les premières émotions. Le rythme et les mots sont adaptés à chacun, sans jugement ni obligation.
Pourquoi consulter un psychologue aux alentours de Liège lors d’un deuil compliqué ?
Consulter en cas de deuil compliqué permet de sortir de l’isolement, mais aussi d’éviter des complications psychiques comme la dépression ou l’anxiété. Obtenir un soutien permet de traverser cette période difficile en bénéficiant de l’accompagnement d’un professionnel formé, à proximité, pour accueillir toutes vos émotions en sécurité.
Quand faut-il demander de l’aide à un psychologue pour le deuil ?
Si la souffrance, la tristesse ou le sentiment de vide persistent au-delà de plusieurs mois, ou si la vie quotidienne devient trop difficile (épuisement, troubles du sommeil, isolement), il est conseillé de consulter. Mieux vaut demander un rendez-vous tôt que de laisser la douleur se transformer en souffrance chronique.
Quels outils psychologiques sont utilisés pendant la thérapie du deuil en Belgique ?
La thérapie du deuil pour adultes inclut l’écoute active, des exercices d’écriture, le travail sur les souvenirs, la remise en lien avec le corps, et parfois des séances familiales si besoin. Tout est adapté à votre histoire et à vos besoins, dans le respect de votre rythme et de votre intimité.
Prigerson HG, et al. “Prolonged Grief Disorder: Psychometric Validation of Criteria Proposed for DSM-V and ICD-11.” PLoS Med, 2009. Cet article propose et valide les critères diagnostiques du deuil prolongé, mis à jour dans les classifications internationales.
Stroebe M, Schut H, Boerner K. “Coping with bereavement: An overview and evaluation of theoretical contributions.” Omega (Westport), 2017. Cette revue exhaustive analyse les différents modèles et approches psychologiques du processus de deuil adulte.
Currier JM, Holland JM, Neimeyer RA. “Meaning-Making, Grief, and Bereavement: Toward an Integrative Model.” Death Studies, 2006. L’article expose comment la thérapie aide à recréer du sens après la perte, et les effets positifs sur l’ajustement émotionnel.
Shear MK, et al. “Treatment of complicated grief: A randomized controlled trial.” JAMA, 2005. Cette étude clinique démontre l’efficacité de la psychothérapie structurée pour le traitement du deuil compliqué chez l’adulte.