Odorat Consultation📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
Imaginez : un matin, vous trempez votre tartine dans le café. Mais la saveur n’est plus là. Les arômes vous trahissent. Le chocolat n’a plus ce goût velouté qui fait plaisir, quant au fromage… fade, comme délavé. Vous reconnaissez les textures, la température, mais il manque l’essentiel. Pourquoi ? Ce n’est pas juste une perte totale du goût. Non, certains aliments semblent avoir disparu de votre palais, alors que d’autres résistent. Cette perte sélective du goût intrigue autant qu’elle inquiète.
Ce phénomène, fréquent chez bien des personnes, notamment suite à une infection virale ou à une affection ORL, touche toutes les générations. Parfois, il s’installe après une grippe, d'autres fois à la faveur d'une sinusite chronique. À Liège comme ailleurs, de plus en plus de patients poussent la porte de leur spécialiste pour en parler. Mais que se cache-t-il derrière cette perte très ciblée ? Pourquoi votre bouche vous joue-t-elle des tours ? Comment réapprendre à savourer ? Notre article fait le tour du sujet, en mode terrain, pour vous éclairer – et vous rassurer.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Mais revenons sur le sérieux : la perte sélective du goût, en quoi consiste-t-elle vraiment ? On range souvent le goût dans une seule case, alors qu’il en existe plusieurs facettes. Il s’agit de la gustation (le salé, le sucré, l’amer, l’acide, l’umami), mais aussi de l’odorat et même du toucher buccal. Chez la plupart des adultes, le problème se manifeste de façon étrange. Un patient nous avouait : « Je sens le goût du citron, mais pas celui de la viande rouge ». Drôle d’affaire.
Physiologiquement, nos papilles sont comme des capteurs. Elles tapissent la langue et décodent les signaux chimiques envoyés par ce que nous mangeons. Si certaines papilles sont atteintes – par exemple après une infection – une partie seulement des goûts reste perçue. Pour d’autres, c’est la fonction olfactive qui est en cause. Vous savez, quand le nez est bouché, tout paraît insipide. Ça va plus loin : la moindre sinusite chronique peut suffire à brouiller ce subtil jeu sensoriel. C’est d’ailleurs un symptôme à prendre au sérieux pour repérer d’éventuelles maladies sous-jacentes. Le lien entre nez et palais est bien plus fort qu’on ne le pense.
La littérature scientifique, notamment une étude parue dans « Chemical Senses » (2021), rappelle que presque 80% des saveurs dépendent de l’odorat. C’est pour ça que les plats paraissent fades en cas de rhume. Mais chez certains, seuls quelques aliments sont impactés – mystère ! Et si c’était la signature d’un souci localisé, soit dans le nez, soit au niveau des papilles gustatives ?
Les causes les plus fréquentes ? Sinusites, allergies, exposition à certains médicaments, vieillissement naturel, ou encore COVID-19. Le virus, notamment, a fait exploser les consultations pour perte d’odorat post-COVID. On disait jadis “avoir le nez dans le guidon”… Pour beaucoup, c’est vraiment le nez qui fait dérailler la saveur dans l’assiette !
Chez certains, la perte sélective s’oriente vers un seul type de goût (salé, ou amer, ou sucré). Pour d’autres, seuls quelques aliments semblent concernés. Un cas classique : impossible de sentir le parfum du café, mais le chocolat fondu reste reconnaissable. La vie devient alors comme un téléviseur en noir et blanc, pour quelqu’un qui connaît la couleur. Frustrant, non ?
Parfois, ce syndrome s’installe doucement, sans cause évidente. À d’autres moments, la perte du goût survient brutalement, souvent après une infection virale. En Belgique, des milliers de personnes disent avoir vécu ce “trou” gustatif depuis la pandémie. Ne laissez pas ce trouble s’installer : en parler avec un professionnel de santé, c’est déjà avancer.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le goût du fromage s’estompe, alors que le sucre du dessert reste bien présent ? La réponse n’est pas si simple. Derrière chaque aliment, il y a une “carte d’identité” moléculaire unique, décryptée par des récepteurs distincts dans le nez et la bouche. Ces récepteurs sont parfois comparés à des serrures, où chaque odeur, chaque saveur, a sa propre clef.
Une expérience marquante : lors d’un test, on a fait croquer à des volontaires diverses saveurs les yeux bandés. Résultat ? Après un rhume ou une sinusite, certains n’identifiaient plus la pomme verte, mais retrouvaient le goût du citron. Une histoire de molécules qui n’arrivent plus aux bons capteurs. Peut-être avez-vous déjà connu cette sensation étrange ?
L’explication, elle, se situe dans le jumelage entre le goût (gustation) et l’odorat (olfaction rétro-nasale). Supposons que votre nez soit partiellement bouché. Certaines molécules aromatiques, très volatiles, parviennent encore à remonter le long des fosses nasales. D’autres, plus fragiles, s’évaporent mal ou sont bloquées. Résultat : certains aliments paraissent “éteints”.
Autre facteur : le vieillissement. Avec les années, le capital papillaire s’use, comme un coussin moelleux qui s’affaisse. Ce qui explique que, selon les chiffres, plus de 30% des plus de 60 ans rapportent des troubles du goût, souvent sélectifs. Enfin, certaines maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale) ou la prise de médicaments peuvent altérer le goût d’une manière très ciblée.
Un détail souvent négligé : l’impact de la salive. Elle agit comme un “taxis” pour transporter les molécules jusqu’aux papilles. En cas de sécheresse buccale (heureusement fréquente aux alentours de Liège, surtout chez les personnes âgées ou sous traitement), le goût se trouble. Comme si un orchestre perdait ses violons, mais gardait les percussions.
Chez certains patients, la perte sélective frappe surtout les saveurs complexes – café, chocolat noir, épices exotiques. Pour d’autres, les plats très “simples” (riz, pain, pommes de terre) deviennent insipides, alors que le poivre ou le fromage de chèvre résistent. Il y a là une signature individuelle, qui peut devenir un indice pour orienter le diagnostic.
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On l’a vu durant la pandémie de COVID. De nombreux patients rapportent une perte de goût très ciblée : pour certains, la viande n’a plus de saveur, d’autres ne sentent plus le vin, l’ananas, le curry… Et parfois, le phénomène dure des semaines. Troublant, non ?
Mais pourquoi ce type de perte est-il si perturbant ? Parce que l’alimentation, ce n’est pas juste du carburant. C’est du plaisir, des souvenirs – le goût, c’est le parfum de l’enfance, le souvenir d’un repas de famille, le réconfort d’un plat mijoté par sa grand-mère “aux alentours de Liège”. Quand une saveur disparaît, c’est un pan entier de la mémoire sensorielle qui s’efface.
“Docteur, je n’ai plus le goût de rien !” Ou, plus souvent : “Docteur, je ressens encore le sucré, mais la viande ne veut plus rien dire pour moi.” Ça vous parle ? Vous n’êtes pas seul. Il ne faut pas hésiter à consulter : seuls des tests spécialisés permettront de comprendre l’origine du problème. Le diagnostic commence toujours par un entretien : le professionnel santé vous interroge sur l’évolution du trouble, vos antécédents (infections, traitements…), voire sur vos habitudes de vie.
On procède ensuite à des tests gustatifs classiques : solutions salées, sucrées, amères… Sur la langue, on dépose différents arômes pour évaluer ce qui reste perçu, ce qui disparaît. Parfois, une exploration ORL est utile pour vérifier l’absence de sinusite, d’infection, de polypes, ou de lésions plus rares. Oserez-vous tenter le test du bonbon à la menthe ? Parfois, il ne laisse qu’un picotement, sans parfum. Étrange, n’est-ce pas.
L’un des points clés : l’association avec la perte ou la modification de l’odorat. Il n’est pas rare que la perte sélective du goût cache un trouble olfactif sous-jacent. D’ailleurs, selon les études, jusqu’à 90% des patients présentant une hypogueusie souffrent en réalité d’une anosmie partielle, même discrète (troubles olfactifs et maladies neurologiques). Ce point est d’autant plus important que certaines maladies dégénératives débutent par une altération du goût et de l’odorat.
Comment agir ? Cela dépend forcément de la cause. Mais la première étape, c’est d’en parler à votre médecin, surtout si le symptôme s’installe ou s’aggrave. Si la cause est infectieuse (sinusite, affection virale…), il faudra traiter le terrain ORL : sprays, lavages, antibiotiques si besoin. Parfois, en travaillant sur le nez, on réveille le palais !
Si le problème survient après un traitement médicamenteux, une adaptation peut être envisagée, avec l’avis du prescripteur. En cas de sécheresse buccale, certaines mesures simples (hydratation renforcée, chewing-gum sans sucre…) apportent déjà un mieux.
Certaines situations nécessitent un travail de “rééducation sensorielle”. Il existe de véritables protocoles, comme l’exposition répétée à différentes saveurs et odeurs, pour stimuler les récepteurs endormis. En Belgique, quelques spécialistes proposent ce type de suivi personnalisé. Parfois, la patience paie : le goût revient au fil de semaines. Dans certains cas, malheureusement, la récupération n’est que partielle. Il faut alors réapprendre à savourer autrement, à redécouvrir ce qui reste. Une leçon de résilience, certes.
Là aussi, du bon sens. On recommande de jouer sur les contrastes : mélanger le croquant et le moelleux, travailler les couleurs dans l’assiette. Limiter le tabac, qui anesthésie les papilles. Aérer ses pièces de vie, surveiller sa santé bucco-dentaire, et oser tester de nouveaux aliments. Et pourquoi pas, explorer d’autres plaisirs sensoriels : textures, températures, associations… Parfois, c’est en perdant certaines saveurs qu’on découvre des sensations oubliées. Comme si une oreille devenait plus fine quand l’autre baisse d’un ton.
Ce thème, on en parle rarement. Mais la perte sélective du goût, c’est plus qu’un souci “dans la bouche”. C’est un vrai bouleversement au quotidien. Combien de patients, dans nos cabinets, partagent ce décalage entre le souvenir des plaisirs d’antan et la fadeur d’aujourd’hui ? Un repas en famille qui tourne court, un rendez-vous amoureux gâché : l’enjeu est existentiel.
Manger, c’est aussi un échange, un pont vers l’autre. Et quand le goût fuit, l’appétit suit. On mange moins, on se replie sur ses repas préférés (ceux dont le goût subsiste encore un peu), ou on saute carrément des repas. Les chiffres sont parlants : selon une étude française, 60% des patients touchés disent avoir perdu le plaisir de s’alimenter. “Tout me paraît insipide”, rapporte une patiente aux alentours de Liège, qui confie avoir évité les grandes tablées depuis sa perte de goût.
Pire : la perte sélective du goût peut devenir source d’angoisse. Certains s’interrogent : “Et si je ne récupérais jamais ?” D’autres craignent de manquer des signaux d’alerte (le goût d’un aliment avarié, par exemple). Les conséquences sur la nutrition sont à surveiller, surtout chez les plus âgés : risques de carence, fonte musculaire, dénutrition sournoise… Ce n’est pas qu’une question de plaisir, c’est une question de santé.
L’entourage peine parfois à comprendre. “Ce n’est pas grave, tu peux quand même manger”. Oui, mais non. Le lien entre le cerveau et la bouche est fort. Le goût, ce n’est pas juste une saveur : c’est la mémoire, l’émotion, la culture. Pour certains, cette perte sélective du goût agit comme un voile gris sur le quotidien.
Heureusement, des solutions existent. Outre l’accompagnement médical, certains groupes de parole ou ateliers sensoriels offrent un précieux soutien psychologique. Partager son expérience avec d’autres, recevoir des conseils personnalisés, tout cela permet de mieux vivre la période d’adaptation.
Dernier conseil de bon sens ? Ne pas minimiser le mal-être ressenti. Même si cela peut sembler “dérisoire”, il s’agit d’un vrai handicap, parfois invisible, mais pesant. Rappelez-vous : consulter, c’est avancer – parfois, retrouver une simple saveur suffit à rallumer une étoile dans le quotidien.
Tenez-bon : de nombreuses solutions émergent, notamment dans la recherche sur les “troubles du goût” liés au vieillissement ou aux infections ORL. Il faut parfois du temps, mais la patience, l’écoute et le suivi médical permettent souvent d’obtenir de beaux résultats.
Pourquoi certains aliments n’ont-ils plus de goût alors que d’autres gardent leur saveur ? C’est souvent parce que les récepteurs gustatifs et olfactifs ne sont pas touchés de la même façon par la maladie ou l’inflammation. Certains aliments nécessitent une bonne interaction entre le nez et la bouche pour être perçus pleinement.
Comment récupérer le goût d’un aliment après une perte sélective ? La récupération dépend de la cause : traitement de la sinusite, hygiène buccale, arrêt de certains médicaments, ou rééducation sensorielle peuvent aider. Il n’y a pas de remède miracle, il faut souvent associer plusieurs approches et beaucoup de patience.
Quand faut-il consulter un médecin pour une perte sélective du goût ? Si le trouble persiste plus de deux à trois semaines, s’accompagne d’autres symptômes (fièvre, douleur…), ou impacte la qualité de vie, une consultation s’impose. Seul un professionnel pourra poser un diagnostic différentiel, surtout à partir d’un examen ORL.
Faut-il s’inquiéter si le goût ne revient pas après une infection ? Pas d’inquiétude immédiate : la récupération peut prendre plusieurs semaines, voire des mois. Mais si les troubles persistent ou s’aggravent, il est important de consulter pour éliminer une cause sous-jacente ou adapter les traitements.
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Mots-clés mis en valeur avec : perte sélective du goût, odorat, sinusite chronique, papilles, perception des saveurs, troubles ORL, récupération sensorielle, récepteurs gustatifs, aliments insipides, évolution du goût.
- Pellegrino R, Sinding C, et al. "The elements of perceived taste: Taste, smell, and somatosensation", Chemical Senses, 2021. Résumé : Cet article décrit comment l’odorat, le goût et la sensation tactile contribuent ensemble à la perception alimentaire.
- Boesveldt S, Postma EM, et al. "Anosmia and ageusia after COVID-19", The Lancet Infectious Diseases, 2020. Résumé : Étude sur les troubles persistants de goût et d’odorat post-infection COVID-19.
- Doty RL. "The mechanisms of smell loss after upper respiratory infections", Arch Neurol, 2012. Résumé : Un tour d’horizon des mécanismes neurologiques derrière la perte d’odorat et leur retentissement sur le goût.
- Croy I, Negoias S, Hummel T. "Taste and smell in health and disease", Deutsches Ärzteblatt International, 2014. Résumé : Analyse du rôle du goût et de l’odorat dans la santé globale et leur implication psychologique.