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Odorat absent depuis des années : peut-on enfin retrouver le plaisir de sentir ?Odorat Consultation

Odorat absent depuis des années : espérer, comprendre… et enfin retrouver le plaisir de sentir ?

Odorat et Sinusite chronique

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Imaginez votre vie sans parfum de café, d’herbe coupée, ou même de pluie sur le bitume. Pour vous, l’odorat, disparu depuis des années, n’est plus qu’un souvenir flou. Difficile d’apprécier un bon plat ou de se sentir averti d’un risque (gaz, fumée…). Beaucoup autour de Liège vivent cette perte olfactive en silence, parfois résignés, parfois pleins d’espoir.

Alors, est-il vraiment possible de récupérer l’odorat après tant de temps ? D’où vient ce silence sensoriel ? Que dit la science aujourd’hui ? Semaine après semaine, vous cherchez, consultez, espérez. Bonne nouvelle : ces dernières années, de nombreuses pistes réelles et même des nouveautés médicales ont émergé.

Mais avant de plonger dans les solutions, faisons le point. Car l’anosmie chronique (le terme médical de la perte d’odorat) cache bien des visages, selon sa cause. Or, la première étape pour retrouver le chemin des odeurs… c’est de comprendre pourquoi on l’a perdu. Prenez une grande inspiration (oui…), on fait ensemble le tour du sujet.

Pourquoi l’odorat disparaît-il parfois pour des années ?

On le pense fragile, l’odorat. Et ce n’est pas faux. On vit rarement l’absence de sensations olfactives comme une simple gêne. Cela bouleverse les saveurs, l’attention, l’émotion. Les causes, dites-vous ? La liste est longue, mais certaines reviennent constamment.

La sinusite chronique, la polypose nasale, des séquelles de virus (comme le fameux Covid-19), ou des lésions du système nerveux. S’ajoutent les traumatismes crâniens, les expositions à des substances toxiques et même certaines maladies neurologiques. À l’échelle mondiale, 5 % à 10 % des gens connaîtraient cette perte d’odorat durable. Impressionnant, non ?

Pourquoi autant de cas, mais si peu d’avancées visibles ? Parce que chaque perte d’odorat est unique, comme une serrure sans clé universelle. Chez certains, l’inflammation persiste, abîmant les récepteurs olfactifs dans le nez (la muqueuse olfactive). Parfois, le système nerveux lui-même ne transmet plus le message au cerveau. Pensez à un téléphone sans réseau : tout fonctionne, sauf la transmission !

Le diagnostic n’est pas toujours simple. Souvent, des examens comme l’IRM ou le scanner peuvent s’imposer, surtout lorsqu’on cherche à comprendre le chemin exact de la panne. Pourtant, certaines causes prennent racine dans… les détails les plus quotidiens : une ancienne allergie respiratoire mal traitée, ou la répétition d’infections rhino-sinusiennes banales.

Un chiffre à garder en tête : selon une étude menée en Belgique début 2020, près d’une personne sur deux ayant souffert d’anosmie post-virale ne retrouvait pas spontanément son odorat dans l’année. Et près d’une sur cinq restait sans odeur deux ans plus tard ! D’où l’importance de ne pas baisser les bras.

Que peut-on faire après des années de perte ? Le point sur les espoirs et les limites

S’il y a une règle d’or, c’est celle-ci : plus une anosmie est ancienne, plus son retour s’annonce lent. Mais attention, ancien ne veut pas forcément dire irréversible ! Dans la majorité des cas, une stimulation adaptée, un travail régulier, peuvent, au fil des mois, améliorer la situation. Comme une pièce longtemps fermée, qui finit, lentement, par se réaérer.

Quels traitements ? Parlons d’abord des pistes classiques :

  • Le traitement de la cause (retrait de polypes, prise en charge d’une inflammation chronique, contrôle de l’allergie...)
  • La rééducation olfactive, encore sous-utilisée mais prometteuse. Il s’agit d’exposer, de façon répétée et régulière, la muqueuse olfactive à des odeurs variées et puissantes, pour en “réveiller” la mémoire et la sensibilité. Un peu comme un sportif blessé qui reprend, tout doucement, l’entraînement.
  • Dans certains cas récents, des médicaments plus innovants (biothérapies, corticostéroïdes locaux et même essais par voie générale sous supervision médicale)

Il existe aussi des solutions “partielles”, qui ne ramènent pas tout, mais rendent la vie bien plus agréable. Par exemple, pour la polypose nasale, l’émergence des biothérapies comme le Dupilumab offre de vrais résultats.

Parmi les dernières avancées, soulignons l’espoir suscité par certaines molécules ciblant spécifiquement les voies inflammatoires. Ça ne marche pas chez tout le monde, mais voir “revenir” ne serait-ce qu’un parfum de savon ou de linge propre, pour beaucoup, c’est inestimable.

Bien sûr, tout dépend aussi de la rapidité de la prise en charge, de la motivation et de l’existence parfois de facteurs aggravants (âge, tabac, maladies associées, traumatismes antérieurs…). Les spécialistes le rappellent : la patience reste de mise, et l’accompagnement médical est crucial.

Envie d’un cas concret ? “Une patiente suivie aux alentours de Liège, anosmique après une mauvaise sinusite, n’avait jamais rien récupéré. Après quatre mois de rééducation olfactive, elle a enfin distingué des notes de fleurs. Elle n'en revenait pas. Pour elle, c’était une victoire sur l’oubli.”

Odorat et Sinusite chronique

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

Mais alors, faut-il se résigner ? Absolument pas. Construire un petit rituel olfactif, retrouver les gestes du plaisir (respirer à plein nez, s’exposer à des odeurs “marquantes”, oser parler de son trouble) peut redonner un sens au quotidien, même si la guérison est partielle.

N’oublions pas le soutien psychologique : la perte d’odorat chronique peut mener, on l’oublie, à l’isolement, la tristesse, la peur de manger sans saveur ou de “rater” un danger. Parler, partager, trouver du soutien auprès de proches ou de professionnels, contribue à avancer.

Le temps, il faut l’apprivoiser. Mais il existe, plus que jamais, des ponts entre votre vie d’avant et cette nouvelle réalité. Des ponts à construire, un pas après l’autre.

Comment se passe la rééducation olfactive ?

Voilà un mot qui intrigue : “rééducation olfactive”. Dans les faits, c’est tout sauf anodin. Le principe ? Stimuler, grâce à des kits (huiles essentielles, extraits puissants), les cellules olfactives qui dorment ou “oublient” leur fonction. C’est un peu comme se rappeler un air de musique oublié : on répète, on se concentre, on “forcera” presque la mémoire sensorielle.

Le protocole classique dure de 12 à 24 semaines, selon les recommandations scientifiques actuelles. À chaque séance, on respire doucement, longuement, quatre à six odeurs (citron, menthe, rose, clou de girofle…), matin et soir. On note ses impressions, aussi floues soient-elles. Le cerveau, au fil du temps, (re)découvre le chemin.

Est-ce une baguette magique ? Non, soyons honnêtes. Mais dans près de 40 % des cas d’anosmie chronique “non neurologique”, une récupération partielle à totale a été observée. L’important : ne pas se décourager si, après 1 ou 2 mois, le nez reste sourd. Parfois, la “porte” se rouvre lentement. Souvent, c’est la mémoire qui aide à retrouver la sensation, même partielle.

Dans certains centres, essentiellement à Liège ou en France, des équipes spécialisées proposent même des accompagnements personnalisés, avec recueil systématique d’évolution des scores olfactifs, conseils alimentaires, et soutien moral. Un travail d’équipe, où le patient tient le premier rôle.

Quelles sont les solutions médicales innovantes pour les odeurs absentes depuis longtemps ?

Si la rééducation, la chirurgie des polypes ou le traitement des infections chroniques restent les piliers, la médecine innove. Voyons brièvement les nouveautés (certaines encore réservées au domaine hospitalier).

Prenons le cas des biothérapies, déjà évoquées plus haut. Le Dupilumab, initialement utilisé pour l’asthme sévère ou l’eczéma, ouvre la voie à une “désinflammation” ciblée de la muqueuse responsable de l’anosmie dans les polypose et la sinusite chronique sévère. D’autres spécialités pourraient compléter cet arsenal dans les prochaines années.

L’intérêt de traitements combinés “corticoïdes locaux + rééducation” a montré, selon plusieurs études, l’efficacité d’une approche personnalisée. Sur plusieurs dizaines de patients suivis après anosmie post-infectieuse (notamment suite au coronavirus), jusqu’à 45 % ont récupéré partiellement leur capacité à sentir, grâce à ces approches mixtes. Cela fait réfléchir, non ?

En cas de suspicion d’atteinte neurologique (traumatique ou neurodégénérative), la prise en charge doit être adaptée et pluridisciplinaire. Certains hôpitaux proposent un bilan neuro-olfactif, associant imagerie cérébrale, tests de mémoire olfactive et, si besoin, orientation vers des recherches cliniques ciblant de nouveaux traitements de l’anosmie.

Et pour les odeurs complexes (alimentaires, arômes subtils) ? Là, la patience prime. Mais l’espoir n’est pas vain. Même après des années de silence nasal, il existe, “aux alentours de Liège”, des témoignages de patients ravis d’avoir retrouvé, ne serait-ce qu’un parfum ou la menthe d’un thé.

Quelques précautions : ne jamais recourir de sa propre initiative à des traitements “magiques” dénichés sur Internet. Consultez toujours un spécialiste, une allergologue ou un médecin ORL formé à ce type de prise en charge. Vous évitez ainsi des déconvenues… voire des aggravations.

Quand faut-il consulter ? À qui s’adresser pour espérer récupérer l’odorat ?

La tentation est forte d’attendre… Il arrive que l’odorat revienne “tout seul”. Mais au bout de 2 à 3 mois, le temps commence à jouer contre vous. Plus la prise en charge démarre tôt, plus les chances d’amélioration sont élevées.

Concrètement, que faire ? Première étape : prendre rendez-vous auprès d’un spécialiste ORL, surtout lorsque la perte d’odorat dure ou s’accompagne d’autres signes inquiétants (céphalées, pertes de goût, douleurs, écoulements persistants, fièvres…). En Belgique, le parcours le plus logique démarre par une visite chez son médecin généraliste, qui oriente ensuite selon la situation.

N’hésitez pas à venir avec un carnet retraçant l’évolution de votre trouble, les éventuelles circonstances déclenchantes, et vos antécédents (infections, allergies, chocs crâniens, traitements en cours). C’est précieux pour guider le bilan !

Un bilan complet comprendra, selon les cas :

  • Un examen physique du nez et des sinus
  • Des tests olfactifs (identification d’odeurs, seuils de perception)
  • Parfois, des examens d’imagerie (scanner, IRM)
  • Un bilan sanguin et/ou allergologique

Le dialogue avec l’équipe médicale est primordial : vous n’êtes pas qu’un nez, mais une personne dont la qualité de vie est en jeu !

Les traitements seront personnalisés, selon le diagnostic posé : prise en charge allergique, antibiotiques si infection persistante, chirurgie si polypes, inscription à un protocole de rééducation… Le suivi est souvent pluri-mensuel, avec ajustements au fil du temps.

À long terme, une prise en charge intégrant toute la sphère ORL (nez, sinus, gorge) et les potentiels troubles associés (asthme, allergie, maladies auto-immunes…) maximise les chances de retrouver l’odorat. Pensez toujours à signaler toute aggravation ou tout changement !

FAQ – Questions fréquentes

Comment savoir si ma perte d’odorat peut être récupérée ?

La récupération dépend de la cause : si la perte est liée à une inflammation, une polypose nasale ou une infection récente, le pronostic est souvent meilleur. Un bilan chez un spécialiste ORL permettra d’évaluer vos chances et d’envisager les traitements les mieux adaptés.

Pourquoi l’odorat ne revient-il pas spontanément chez tout le monde ?

Parce que certains facteurs, comme la chronisation de l’inflammation ou la destruction des cellules olfactives, entravent le retour de la fonction. Une prise en charge adaptée, parfois précoce, aide à limiter ce phénomène chez nombre de patients.

Faut-il faire une rééducation olfactive même après plusieurs années d’anosmie ?

Oui, la rééducation olfactive apporte une stimulation précieuse, même des années plus tard. Si la récupération totale n’est pas garantie, on observe une amélioration partielle dans de nombreux cas, surtout si la cause sous-jacente a été traitée.

Quand consulter si l’odorat est absent depuis longtemps ?

Dès que la perte d’odorat persiste au-delà de 2 à 3 mois, il est conseillé de consulter un ORL ou un spécialiste. Une intervention rapide augmente les probabilités de rétablissement, et permet de cibler le traitement selon le diagnostic.

Références scientifiques

Hummel T., Whitcroft K.L., Andrews P., Altundag A., Cinghi C., Costanzo R.M., Frasnelli J., Gudziol H., Gupta N., Haehner A., et al., "Position Paper on Olfactory Dysfunction", Rhinology, 2017. Un article de synthèse présentant les causes, diagnostics et traitements des troubles olfactifs dont l’anosmie chronique.

Doty R.L., "Treatment of olfactory disorders", Current Allergy and Asthma Reports, 2017. Examine les différentes approches thérapeutiques, de la rééducation olfactive aux médicaments récents et biothérapies dans la perte de l’odorat persistante.

Le Bon S.D., Horoi M., "Olfactory Dysfunction in COVID-19: Diagnosis and Management", Journal of Clinical Medicine, 2020. Spécifiquement dédié aux anosmies post-virales, il présente les possibilités de récupération selon la durée et la cause.

Reden J., Reichmann H., Hummel T., "Recovery of olfactory function following closed head injury or infections of the upper respiratory tract", Archives of Otolaryngology Head & Neck Surgery, 2016. Présente des statistiques de récupération après anosmie ancienne, notamment après traumatismes et infections.

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