Logopède Lénaïg - Séances de Logopédie proche de Liège Tilff Esneux SprimontLogopède Consultations spécialisées Langage Oral et Langage écrit Bilan
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Vous l’avez remarqué : votre enfant lit à voix haute, sans buter, il connaît plein de mots. Mais pourtant, il ne suit pas. Après une page, il lève les yeux. Vous demandez ce qu’il a compris… et c’est le flou. Un vocabulaire fourni n’empêche pas la mauvaise compréhension du texte. Ça surprend. Ce n’est pas rare. Mais alors, pourquoi ? Pourquoi, malgré un coffre de mots bien rempli, l’enfant “loupe” encore le sens vrai de ce qu’il lit ?
C’est un peu comme si un chef avait plein d’ingrédients dans ses placards, mais sans recette : il ne saurait pas quoi en faire. Les mots sont là, la recette mentale manque. Ce phénomène trouble bien des familles, surtout lorsque tout semblait aller pour le mieux à l’école primaire. Et vous n’êtes pas seul : aux alentours de Liège, de nombreux parents se posent exactement la même question.
Dans cet article, je vous propose un tour d’horizon clair, complet et franc pour comprendre la situation. D’où vient cette difficulté ? Quelles sont ses causes profondément ancrées ? Et comment aider votre enfant à mieux comprendre ce qu’il lit? On va essayer de démêler tout cela concrètement.
C’est un vrai paradoxe. On le répète : l’enfant a acquis un vocabulaire riche. Il sait décoder, lire à voix haute, il survole parfois la lecture sans souci. On pourrait penser qu’il a tout pour réussir… Pourtant, il n’arrive pas à construire le sens du texte. Est-il distrait ? Est-ce de l’inattention ou un manque d’intérêt ? Plusieurs parents pensent que le souci est purement psychologique.
Mais en fait, la racine est souvent… invisible à l’œil nu. L’enfant peut souffrir d’une difficulté de compréhension écrite bien spécifique. L’école enseigne surtout le décodage, l’enrichissement du vocabulaire, la grammaire. Moins le “comment assembler tout ça pour comprendre une histoire”.
Imaginez un puzzle : l’enfant possède toutes les pièces (les mots) mais il peine à voir ce qu’est le tableau d’ensemble. Le puzzle reste en vrac, les pièces ne s’assemblent pas d’elles-mêmes. C’est là tout l’enjeu de la compréhension en lecture : il s’agit d’un vrai processus mental où il faut s’arrêter, réfléchir, faire des liens, manipuler des concepts.
Vous surprenez parfois votre enfant… Il peut lire “Le chat grimpe sur le toit pour attraper l’oiseau”, mais ne sait pas vous expliquer pourquoi le chat grimpe, ou ce qu’il pourrait se passer ensuite. Les liens logiques lui échappent.
Statistiquement, il faut savoir qu’en Belgique, près de 20% des enfants de primaire présentent des difficultés de compréhension en lecture à un moment de leur parcours. Simplement, ils sont peu dépistés, car ils “décodent” bien. C’est d’ailleurs souvent au collège, avec les textes plus denses, que le problème éclate au grand jour.
Autre point important : le cerveau ne fonctionne pas comme une bibliothèque où seraient rangés les mots d’un côté, les phrases de l’autre. L’acte de lire exige de naviguer d’un mot à l’autre, d’organiser, de compenser. Si une étape cloche, tout le système ralentit.
Voyons plus loin.
L’origine de ce problème de compréhension en lecture avec bon vocabulaire peut être très variée. Il ne s’agit pas d’un simple manque d’attention, ou d’un désintérêt. Les vraies raisons sont souvent subtiles, multiples, voire cumulatives. Petit tour des pistes majeures, illustrées par des exemples concrets.
Parfois, la cause tient à un trouble peu diagnostiqué : le “trouble spécifique de la compréhension de l’écrit” (TCE). Contrairement à la dyslexie, ici, l’enfant lit couramment, mais bute sur la construction du sens.
Pas besoin de confusion entre les lettres, ni de mots mal lus.
L’enfant avec TCE a du mal à retenir l’information, à faire des liens, à inférer (deviner des informations non dites explicitement), à comprendre les sous-entendus. Il peut par exemple lire “Le roi ordonna à son fils de partir”, mais ne saisit pas que “partir” signifie “s’exiler”.
Un chiffre pour montrer : Selon l’étude DUERI (France, 2016), jusqu’à 7% des enfants de CM1 présentent ce trouble. Ils ne sont pas tous repérés… et “passent à travers les mailles du filet”.
Un parent me confiait : “Je ne comprends pas, il connaît même des mots compliqués comme météorologie ou implacable, mais dans les textes, il décroche”. Ce n’est pas rare du tout.
Important : Le TCE peut s’accompagner de troubles du langage oral (compréhension des phrases longues, récit, inférences), mais pas forcément. Certains enfants n’ont aucun souci à l’oral, mais bloquent à l’écrit. La cause serait alors liée à des problèmes de mémoire de travail, de flexibilité mentale, ou d’organisation des idées.
Retenez : le trouble n’est pas une question d’intelligence, ni de volonté. Il demande une prise en charge par un.e logopède spécialisé(e) en compréhension.
Voilà une situation plus fréquente qu’on ne le croit. L’enfant a “emmagasiné” beaucoup de mots, parfois même par le biais de lectures, de discussions, d’exercices scolaires. Mais il ne sait pas les utiliser spontanément dans un texte narratif ou informatif.
Ça peut sembler paradoxal. C’est comme connaître la définition d’un outil sans jamais l’utiliser pour réparer quoi que ce soit.
Exemple : votre enfant sait que "courir" veut dire “aller vite”, mais si le texte dit “Il décampa sans se retourner”, il ne fera pas le lien tout seul avec la course. Il connaît plein de synonymes, mais pas forcément leur nuance exacte.
C’est dans le contexte, le “décodage global”, qu’il bloque. Cette différence de maîtrise réceptive (je comprends le mot isolé) et expressive (je comprends son usage chez autrui) est fondamentale. Elle explique pourquoi certains enfants avec un “vocabulaire impressionnant” se noient sur des textes pourtant adaptés à leur âge.
Sans doute avez-vous déjà entendu une remarque d’enseignant du genre : “Votre enfant a tout le vocabulaire qu’il faut, mais il ne fait pas le lien entre le texte et ce qu’il sait déjà”. Ce fossé correspond exactement à cette distinction.
Troisième cause fréquente : l’enfant ne maîtrise pas l’art subtil de la “lecture entre les lignes”. Cet art, c’est celui des inférences. Deviner ce que l’auteur n’écrit pas clairement. Imaginer la suite logique, comprendre pourquoi un personnage réagit ainsi.
Ici, même avec tout le vocabulaire du monde, un enfant peut être paumé.
Prenons un exemple concret : “Fatigué, Marc éteignit la lumière. Le matin, il s’en voulu d’être arrivé en retard.” Si on demande “Pourquoi Marc est-il arrivé en retard ?”... L’enfant doit deviner que c’est parce qu’il a oublié de mettre son réveil. Ce n’est pas dans le texte ! Pourtant, beaucoup de consignes scolaires évaluent précisément cette capacité.
Développer l’inférence, ce n’est pas inné. Cela s’apprend, s’entraîne, avec de la patience et des outils méthodologiques adaptés.
Enfin, la complexité des processus de lecture sollicite la mémoire de travail. Imaginez tenter de retenir une phrase longue, puis d’y rattacher une explication, tout en préparant la suite mentale. Certains enfants sont brillants à l’oral, mais la lecture surcharge leur “mémoire vive”.
Le texte les dépasse car leur mémoire de travail sature : ils oublient le début avant d’arriver à la fin. Cela finit en découragement, ou en lecture mécanique sans plus rien retenir.
C’est comme si vous essayiez de raconter un film dont vous auriez vu chaque séquence séparément, dans le désordre.
Ces difficultés peuvent exister seules, ou en combinaison. Elles n’ont rien à voir avec un manque d’intelligence. Elles s’installent souvent en silence. Mais elles sont bien réelles.
Autant le dire franchement : la détection n’est pas évidente. Les bulletins scolaires ne mettent souvent l’accent que sur la “lecture à voix haute” ou la “lecture orale”. Un enfant qui lit vite, sans accroc, peut passer pour un as… alors que la compréhension reste fragile.
Voici donc quelques signes concrets à surveiller si vous soupçonnez ce type de trouble :
Si vous reconnaissez plusieurs de ces signaux, il est important d’en parler avec un professionnel spécialiste du langage écrit, tel qu’un.e logopède. Seul un bilan complet permet de distinguer un retard simple d’une vraie difficulté structurelle.
En général, ce dépistage s’appuie sur plusieurs tests :
Le bilan n’est pas scolaire. Il est individualisé, fait dans un climat rassurant, sans stress.
Et pour ceux qui se demandent… Faut-il attendre une “catastrophe scolaire” ? Non ! Mieux vaut agir tôt. Plus la difficulté de compréhension est prise en charge, moins les conséquences sont lourdes sur l’estime de soi. Savez-vous que 30% des difficultés scolaires au collège sont en réalité des troubles de compréhension non repérés ?
Et pour être concret, si vous habitez à Liège ou dans les communes proches, il existe des logopèdes spécialisés en compréhension écrite pouvant réaliser un bilan dès l’âge de 7 ou 8 ans.
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Rentrons dans le vif du sujet : qu’est-ce qui marche pour aider concrètement ces enfants à mieux comprendre ce qu’ils lisent ? Pas de recette miracle, mais plusieurs approches convergentes ont prouvé leur efficacité scientifiquement et sur le terrain. Les voici, présentées à la façon “trousse à outils”.
1. Apprendre à se poser les bonnes questionsTrop souvent, la lecture à l’école reste une course à la rapidité. On lit, on tourne les pages… On ne s’arrête pas assez pour réfléchir, pour questionner le texte. Encouragez votre enfant, chaque paragraphe, à s’arrêter et à se demander : “Qu’est-ce que je viens de lire ?”, “Qu’est-ce que l’auteur essaie de me dire ?”, “Qu’est-ce que je peux deviner sur la suite ?”
Ce sont ces micro-questions qui forment le terreau de la compréhension en lecture. On peut parler d’autocontrôle cognitif. En posant ces questions, l’enfant fait des allers-retours entre ce qu’il sait déjà et les informations nouvelles. Il construit activement le sens.
2. Les cartes mentales et les schémas visuels simplifiésVous connaissez les mind-maps ? Cet outil, parfois vu comme un gadget, est en fait d’une efficacité redoutable pour faire émerger les liens cachés dans un texte. L’enfant projette sur papier les personnages, les lieux, les relations, les actions principales.
Voir une histoire sous forme de schéma, c’est un peu comme jeter un plan sur la table avant de commencer à assembler un meuble IKEA. L’enfant a un guide visuel. Il se repère, repère les passages-clés, visualise la cohérence.
3. L’entraînement progressif à l’inférence : petit à petit, on forge l’esprit du détectiveAidez-le à utiliser le contexte, à formuler des hypothèses, à essayer de deviner les “blancs” du texte. Cela passe par le jeu : inventer la suite d’une histoire, imaginer ce qu’un personnage ressent (même si ce n’est pas écrit).
Parfois, on peut s’amuser à dire : “À ton avis, pourquoi le héros a fermé la porte sans dire au revoir ? Est-ce qu’il était fâché, inquiet, ou… ?” Cette gymnastique mentale, répétée, devient peu à peu un automatisme.
4. Lire ensemble, reformuler, raconter avec ses propres motsLire à deux, à haute voix, prendre le temps de s’arrêter, de reformuler une phrase à sa façon… Ça a une vraie valeur. Cela aide l’enfant à switcher d’une lecture passive à une “lecture active”.
Demander à l’enfant de raconter l’histoire comme à un ami qui ne l’a pas lue, c’est déjà l’entraîner à mobiliser son propre vécu, ses propres mots. Cela ne doit pas devenir un interrogatoire, mais un échange ludique !
5. Encourager l’enfant à expliciter ses stratégies de lectureIdentifier ce qu’il fait naturellement (décoder, retenir le nom des personnages, visualiser l’action), ce qui lui échappe encore (synthétiser, suivre un raisonnement). Avec un.e spécialiste, on développe alors des outils personnalisés, on module les exercices.
6. Adapter les supports et les consignesDonner des textes à structure claire, à phrases courtes, progresser lentement vers des supports plus complexes. En cas de diagnostic de trouble de la compréhension, certains aménagements sont recommandés en classe.
Par exemple : des questions guidées plutôt qu’ouvertes, des consignes fragmentées, un temps majoré pour les lectures longues, des supports multimédias (vidéos ou images appuyant le texte).
7. Travailler la mémoire de travail avec des exercices ciblésCela peut passer par des jeux, comme retenir une phrase tout en réalisant une action, ou répéter en différé certaines informations. Ce “muscle cérébral” se travaille de façon ludique petit à petit.
Ainsi, l’aide d’un logopède spécialisé permet d’adapter tout cela à chaque enfant, mieux qu’avec une approche “tout-terrain”. Mais même à la maison, vous pouvez pratiquer beaucoup de ces astuces.
Petit truc motivant : commencer par des textes qui passionnent vraiment l’enfant. Un lecteur accroché, c’est déjà 50% du chemin vers la compréhension réelle.
Enfin, rappelez-le-vous : le découragement vient vite chez l’enfant qui ne comprend pas ce qu’il lit, même s’il “fait semblant d’être bon lecteur”. Valorisez chaque progrès. Insistez sur le fait que comprendre, “ça s’apprend”, et qu’on n’est pas “nul en lecture” parce qu’on doit s’entraîner plus que les autres.
Le piège, ce serait de transformer la lecture familiale en “petite école du soir”. L’enfant risquerait de s’enliser encore plus, ou même de se dégoûter de la lecture. Alors, comment glisser de la compréhension, tout en gardant une approche ludique ?
Voici quelques astuces à tester chez vous, inspirées de cas réels “aux alentours de Liège” :
Lire à voix haute, à deux, en alternant : Chaque lecteur (parent et enfant) prend un passage. Ensuite, on fait une pause, chacun donne son avis sur ce qui se passe dans l’histoire. Cela crée de l’échange, brise la solitude de la lecture individuelle.
Inventer la suite, moderniser le texte : Après une scène marquante, demandez à votre enfant : “Et toi, si tu étais le héros, tu ferais quoi ?” Ou encore : “Imagine que ça se passe aujourd’hui, comment ça changerait l’histoire ?” Cela encourage l’enfant à manipuler l’information, à repenser la logique narrative.
Faire des liens avec la réalité : Si vous lisez un texte sur la météo, parlez de la météo dehors. Si l’histoire parle d’un déménagement, racontez une anecdote de votre vie où vous-même avez déménagé. Plus un mot “colle” à un vécu, moins il reste abstrait.
Choisir de petits textes variés : Fables, BD, petits romans, recettes de cuisine… Varier les supports, c’est offrir à l’enfant l’occasion de réussir dans différents contextes et ainsi de se rassurer sur ses progrès.
Laisser l’enfant poser ses questions : Souvent, les enfants n’osent pas demander : “Je comprends pas ce que veut dire ce mot”, “Pourquoi il a fait ça le personnage ?” Encouragez à poser toutes les questions, sans crainte du “ridicule”.
Parfois, poser LA bonne question débloque la compréhension de toute une histoire.
Changer la posture : La lecture, ça peut se faire allongé sur le canapé, dans le jardin, dans un plaid… Le contexte donne envie, diminue la tension “scolaire”. Plus la lecture est associée à un moment de bien-être, plus l’enfant ose persévérer même s’il bloque à certaines étapes.
Instaurer le rituel du résumé : Chaque soir, avant le coucher, demander à l’enfant “En une ou deux phrases, tu me racontes ce qu’on vient de lire ?” Valorisez même les réponses incomplètes, puis reformulez ensemble.
Petit à petit, cela muscle la capacité de synthèse, qui manque souvent chez les enfants à bon vocabulaire mais faible en compréhension.
Le rôle des spécialistes en Belgique : Prendre conseil auprès d’un.e logopède spécialisé.e en lecture, permettant d’individualiser les stratégies si les difficultés persistent malgré l’aide familiale.
N’ayez pas peur du mot “bilan” : il ne s’agit jamais d’une sanction ou d’un “verdict d’échec scolaire”. Un bon bilan, très répandu à Liège, c’est comme une carte routière pour mieux avancer. Savoir d’où on part, pour savoir sur quoi s’appuyer.
N’oubliez jamais : chaque progrès, aussi petit soit-il, mérite d’être célébré. La compréhension écrite ne s’acquiert pas du jour au lendemain. C’est un chemin. Parfois sinueux, mais qui mène loin.
Pourquoi mon enfant lit-il bien mais ne comprend pas les textes ?
Il est possible que votre enfant maîtrise le décodage et possède un bon vocabulaire, mais rencontre des difficultés à faire des liens, inférer le sens ou mémoriser le contenu. La compréhension écrite fait appel à plusieurs compétences qui vont au-delà de la connaissance des mots.
Comment diagnostiquer un trouble spécifique de la compréhension en lecture ?
Un bilan réalisé par un logopède spécialisé en langage écrit permet d’évaluer précisément la compréhension de lecture et de repérer d’éventuels troubles. Ce bilan analyse les compétences en vocabulaire, mémoire de travail et inférences à l’aide de tests standardisés.
Quand dois-je consulter un professionnel pour la compréhension écrite de mon enfant ?
Si votre enfant peine à expliquer ce qu’il lit, répond à côté des questions ou mémorise mal les textes malgré une lecture fluide, il est conseillé de consulter sans attendre. Une intervention précoce aide à limiter les difficultés scolaires ultérieures.
Faut-il s’inquiéter si mon enfant ne comprend pas toujours les textes à l’école ?
Des difficultés ponctuelles sont fréquentes, mais si le problème persiste ou s’aggrave, cela peut révéler un trouble spécifique de la compréhension. Une évaluation par un logopède permettra de mieux cibler l’aide à apporter.
Références scientifiques :