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C’est un chiffre qui glace le dos : plus de 85 % des soignants sont des soignantes. Infirmières, aides-soignantes, sages-femmes, assistantes sociales, médecins, pompières, policières… toutes partagent ce point commun rarement dit tout haut : elles cumulent une double charge mentale qui ronge, use et met à mal le bien-être. Le quotidien devient alors une course de relais sans fin entre responsabilités professionnelles et exigences personnelles. À Liège, aux alentours de Liège et partout en Belgique, ces femmes racontent le même combat silencieux. Mais de quoi parle-t-on vraiment quand on évoque cette fameuse double charge ? Pourquoi les femmes du soin paient-elles ce prix ? Et surtout : comment le reconnaître, le prévenir, l’alléger ? Plongeons dans cet univers pour enfin mettre des mots sur ce mal invisible – et des pistes pour retrouver souffle.
Commençons par une vérité gênante : la charge mentale n’est pas qu’un concept à la mode ou sorti des magazines féminins. Non, c’est un fardeau concret, vécu chaque jour, qui tisse une toile invisible dans la tête de celles qui ne s’arrêtent jamais. Vous travaillez comme infirmière dans un hôpital de Liège ? À la pause, vous pensez déjà à ce que vous ferez avec vos enfants ce soir, à la machine à lancer, au rendez-vous oublié chez le dentiste. Vous êtes pompière ? Même en pleine intervention, le cerveau bourdonne : qui récupère la petite à la danse ce soir ? Est-ce que les courses seront faites ? Ce puzzle permanent, c’est ça, la charge mentale. Elle ne se voit pas, mais elle pèse autant qu’un sac à dos rempli de cailloux.
Dans les métiers du soin, cet effort psychique est décuplé. Pourquoi ? Parce que la profession exige d’être à 100 % focus sur l’autre : patients, victimes, famille en détresse, collègues à bout. Mais la société attend aussi – souvent inconsciemment – que les femmes tiennent la barque à la maison. “On ne se repose jamais vraiment, même en repos, je pense à tout ce qu’il reste à faire”, confie Marion, aide-soignante aux alentours de Liège. Ça vous parle ? Cette tension entre performance professionnelle et gestion du foyer crée comme une deuxième journée, cachée dans la première. L’épuisement mental guette, tapis dans l’ombre, prêt à mordre sans prévenir.
Le problème, c’est que cette charge reste le plus souvent invisible. On la nie, on la minimise : “Toutes les femmes y arrivent bien, non ?” Faux : chacune compense à sa manière, mais personne n’est inépuisable. Imaginez votre cerveau comme un ordinateur : trop de fenêtres ouvertes en même temps, et tout ralentit, bug, sature… Parfois, le crash est brutal. Certains appellent ça le burn-out, d’autres une “crise de nerfs”. En réalité, c’est la charge mentale qui réclame enfin d’être entendue.
Des études montrent que cette surcharge cognitive augmente nettement le risque de troubles anxieux, de dépression, d’erreurs au travail, de conflits familiaux… Et ce n’est pas le fruit du hasard si, en Belgique, 1 soignante sur 2 avoue avoir déjà songé à changer de métier. Le poids est-il vraiment tenable, sur la durée ?
Et vous, vous reconnaissez-vous dans ce marathon mental ? Un exemple concret : Sofia, policière à Liège, explique qu’après un quart de nuit difficile, impossible de dormir sereine. “Je repense à ce que j’ai vécu, à ce que je dois gérer demain à la maison. À la longue, je dors mal, je mange mal, j’oublie des rendez-vous…” Bref, la charge mentale n’attend qu’une chose pour exploser : le silence assourdissant autour de son existence.
psychologue spécialisée pour soignantes
On pourrait croire qu’au XXIe siècle, la répartition homme-femme a évolué. Mais dans les faits ? Les chiffres sont là : selon l’OMS, partout en Europe, 7 femmes sur 10 dans le soin restent aussi responsables principales du foyer. Le soir, après le travail, c’est souvent “à qui de préparer le souper ? D’aider aux devoirs ? De penser au rendez-vous médical du petit ?” Épuisement garanti. Pourquoi cette “pénalité” silencieuse frappe-t-elle surtout les femmes ?
Prenons le cas de Julie, 38 ans, infirmière depuis 14 ans à Liège. Elle enchaîne les journées de 10 à 12 heures, puis, retour à la maison, elle repart pour un second tour : lessives, repas, devoirs, coucher. “Mon compagnon aide, bien sûr, mais c’est moi qui coordonne tout, qui anticipe, qui checke les listes. Même en vacances, je fais des to-do lists. On s’habitue, on croit que c’est normal… jusqu’à l’épuisement.”
En cause : des stéréotypes ancrés. Les femmes “seraient” organisées, multitâches, dotées d’un sens inné du soin. Alors, naturellement, tout reposerait sur elles ? Ce schéma se reproduit aussi dans les équipes : la tentation de tout régler soi-même plutôt que de déléguer, la peur de ne pas être à la hauteur, ou encore la culpabilité si tout n’est pas carré, partout… La perfection s’invite, tyrannique.
La pression vient aussi de l’institution : planning serré, effectifs en tension, prise en charge émotionnelle des patients. Cela fait beaucoup, déjà, sur les épaules. Rajoutez à cela la gestion du quotidien familial… Résultat ? Beaucoup disent “je tiens grâce à l’adrénaline”. Sauf que le réservoir se vide. Rapidement. “J’ai vu des collègues s’écrouler, pleurer sans raison, tout envoyer valser du jour au lendemain... Et si on ose se plaindre, on s’entend répondre : ‘vous n’aviez qu’à choisir un autre métier’.”
Ce schéma touche aussi les “soignantes de l’ombre” : assistantes sociales, éducatrices, agents de la protection civile. Partout où l’humain est au cœur du métier, la pression s’enracine – et c’est souvent la casquette féminine qui la porte.
Un autre facteur amplifie tout : la crise sanitaire récente. Pendant le Covid, les femmes étaient sur tous les fronts : soigner, rassurer, protéger, gérer la scolarité à la maison… En Belgique, cela a mis en lumière un phénomène ancien : la surcharge mentale, bien avant la pandémie, était déjà là, enkystée. La crise l’a rendue visible comme jamais. Mais visible ne veut pas dire résolue.
Et chez vous, comment cela se matérialise ? Vous vous levez fatiguée, même après 8 h de sommeil ? Vous oubliez des choses essentielles ? Vous culpabilisez chaque fois que vous ne “tenez pas la route” ? Ce n’est pas que vous êtes faible. C’est la mécanique infernale de la double charge qui grince.
psychologue pour les infirmières et personnel de santé
Les risques de la double charge ne sont pas qu’émotionnels – ils touchent aussi le corps, le cerveau, la vie sociale. Plusieurs enquêtes, dont celle menée à Liège en 2023 auprès des soignants, le confirment : 62 % des soignantes souffrent de fatigue chronique, 35 % déclarent éprouver des troubles anxieux, 27 % des symptômes dépressifs. Au-delà des chiffres, ce sont des histoires personnelles : femmes courageuses, solides, qui un jour, sans prévenir, craquent.
“Le burn-out agit comme une batterie de téléphone : on croit pouvoir tenir encore un peu, puis soudain tout s’éteint”, décrit une psychologue de terrain. Céline, ambulancière près de Liège, n’a pas vu venir la dégringolade : “J’oubliais mon code de casier, je mélangeais rendez-vous pro et perso. Un jour, arrêt total. J’ai fini à l’hôpital pour épuisement sévère.”
Le pire : beaucoup minimisent, pensent que “ça va passer”. Mais la fatigue mentale est un poison lent. Elle s’installe, puis fait des dégâts : maux de tête, insomnie, douleurs musculaires, infections à répétition, difficulté de concentration. À la longue, le lien social aussi trinque : irritabilité, disputes familiales, sentiment d’échec grandissant. Difficile de savourer la vie quand la tête tourne à 1000 à l’heure.
Attention, danger : chez les professionnelles du soin, le risque suicidaire augmente. Parce qu’on porte, on écoute, on se tait, on se sacrifie. On tait ses besoins, on met l’essentiel en veilleuse. La culpabilité ronge. Parfois, ce sont les enfants qui alertent : “Maman, tu es toujours énervée.” Parfois, c’est le corps qui lâche. Douleur dans la poitrine. Pleurs inexpliqués. Perte de sens au travail. Tous ces signaux doivent servir de sonnette d’alarme, pas d’échec personnel.
Alors, quand consulter ? Dès que les symptômes s’installent. Dès qu’on sent le funambule vaciller, le cœur s’alourdir, et que le plaisir disparaît. “J’avais honte de demander de l’aide, mais je serais allée beaucoup plus mal sans soutien”, confie une patiente du secteur hospitalier en Belgique. Un temps, un espace pour déposer son fardeau, c’est déjà commencer à s’en sortir.
Certains employeurs commencent à bouger. Discussions d’équipe, ateliers de relaxation, consultations avec une psychologue spécialisée en soutien des professionnels de la santé. Mais trop souvent, la démarche personnelle est essentielle : oser pousser la porte, demander, parler. “On devrait aussi reconnaître le coût de la double charge : ce n’est pas juste un caprice. C’est un risque professionnel majeur, à prendre à bras-le-corps”, martèle un médecin de l’hôpital universitaire de Liège.
Et vous, qu’attendez-vous pour lever le pied, pour oser dire non, pour refuser d’être tout pour tout le monde ?
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Souffler. Prendre du recul. Déléguer. Sur le papier, ça paraît simple. Mais sur le terrain, dans les hôpitaux de Liège ou aux alentours de Liège, c’est une autre histoire. Pourtant, quelques stratégies existent pour casser ce cercle vicieux.
La première étape ? Prendre conscience, dire le mot. “Je suis surchargée”. C’est le début d’un changement. Beaucoup consultent une psychologue clinicienne spécialisée – pour mettre des mots sur le poids de la charge, distinguer ce qui est obligé de ce qui ne l’est pas. Les consultations individuelles – ou de groupe – permettent de partager les astuces, d’apprendre à poser des limites, à refuser certaines demandes, à remettre à demain.
Ensuite : revisiter le quotidien. Certaines soignantes se sont organisées différemment. Carnet de bord partagé à la maison, planning collaboratif, moins de perfectionnisme (“ce n’est pas grave si la maison n’est pas impeccable!”). “J’ai appris à demander de l’aide, à accepter que mon compagnon fasse à sa manière... Pas facile, mais ça soulage”, confie Sarah, aide-soignante chevronnée.
Le répit peut aussi passer par la parole : groupes de soutien, temps d’échange entre collègues. “Savoir que d’autres vivent la même chose, ça permet de relativiser. Ensemble, on trouve des solutions, on s’encourage… On se sent moins seule”, assure une sage-femme à Liège.
Un autre levier : la formation ! Apprendre à repérer les signes d’alerte, à gérer le stress, à s’autoriser des moments de récupération non négociables. Certains établissements facilitent les demandes d’aménagement du temps de travail, l’accès à des séances de relaxation. “C’est en apprenant à dire ‘stop’ que j’ai récupéré mon souffle. Il ne faut pas attendre d’être au fond du trou pour agir”, explique une policière expérimentée.
Enfin, la prévention passe aussi par le collectif. Les syndicats, les réseaux de femmes du soin, montent au créneau pour défendre la reconnaissance de la double charge : droit au répit, renforts d’effectifs, meilleures protections sociales... Lentement, la société évolue.
Et vous, quelle est la petite chose que vous pourriez changer dès cette semaine ? Déléguer une tâche ? Bloquer un créneau rien que pour vous ? Parler de votre fatigue à votre entourage ? Chaque pas, même minuscule, compte.
Mais surtout, ne pas rester dans la solitude. L’épuisement a horreur de la lumière. Partager, consulter, c’est déjà alléger le sac à dos. Les psychologues spécialisées à Liège, comme Delphine Gilman, accueillent toute parole, sans jugement. Vous envisagez d’en parler ? C’est peut-être le début du soulagement.
burn-out à l’hôpital : quand consulter et pourquoi ?
Comment reconnaître la double charge mentale chez les femmes du soin ?
La double charge mentale se manifeste par une fatigue persistante, des troubles du sommeil, l’impression de devoir penser à tout en permanence, au travail comme à la maison. Des signes d’irritabilité, de difficultés de concentration ou de sentiment d’échec sont aussi des indicateurs importants à surveiller, surtout chez les femmes engagées dans des métiers de soins.
Pourquoi les femmes dans les métiers du soin sont-elles plus touchées par l’épuisement psychologique ?
Les femmes portent souvent à la fois la gestion du foyer et une forte responsabilité professionnelle, ce qui accroît leur charge mentale. Les attentes sociales et la pression institutionnelle renforcent ce phénomène, les exposant davantage à l’épuisement et au burn-out.
Quand faut-il consulter une psychologue spécialisée pour soignants à Liège ?
Dès que la fatigue devient chronique, que l’anxiété, la tristesse ou la perte de motivation s’installent durablement, il est recommandé de consulter. Prendre rendez-vous tôt permet d’éviter que la situation ne s’aggrave et de recevoir un soutien adapté à la réalité des métiers du soin.
Faut-il parler de la charge mentale au sein des équipes médicales ?
Oui, en parler dans les équipes permet de partager les expériences, de briser la solitude et de mettre en place des solutions collectives. Cela aide à déstigmatiser la charge mentale et à favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
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Références scientifiques :
de Montigny, F., Veras, M., & Dumez, V. “Les impacts de la surcharge de travail et de la charge mentale chez les infirmières : revue de littérature”, Perspectives Infirmières, 2022.
Résumé : Cette revue analyse les conséquences de la surcharge mentale sur le bien-être et la santé mentale du personnel soignant.
Lire sur sciencedirect.com
Molinier, P. "La fatigue des soignantes : une fatigue à double détente", Revue française de psychosomatique, 2019.
Résumé : Cet article explore la spécificité de la fatigue psychique féminine dans les professions du soin.
Lire sur em-consulte.com
Boudet, G. & Colin, C. "Santé mentale et charge mentale chez les personnels hospitaliers", Revue Médicale Suisse, 2020.
Résumé : Une synthèse sur les facteurs de risques, les signes et la prévention de la charge mentale excessivement élevée chez les personnels hospitaliers.
Lire sur revmed.ch
Letourneau, D., et al. "Mental health of healthcare workers during and after the COVID-19 pandemic", Journal of Psychiatric Research, 2022.
Résumé : Un état des lieux des troubles psychiques liés à la surcharge de travail chez les soignants, avec une focale sur la prévention.
Lire sur sciencedirect.com