Psy Enfant - AdoPsychologue – Mme Ariane Humblet
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
📞 Téléphone RDV : 0495 66 00 61
La colère incontrôlable chez l’enfant : voilà un sujet qui fait trembler bien des parents et qui, souvent, épuise les familles. Des objets lancés, des cris perceptibles jusque chez les voisins, une tension qui grimpe comme un thermomètre en pleine canicule… Comment décoder ces crises ? Sont-elles simplement le sel du développement, ou cachent-elles un malaise plus profond ? Beaucoup hésitent à consulter, pensant d’abord à une “période”, un “cap à passer”. Pourtant, parfois, ce comportement cache un vrai signal d’alerte.
Avez-vous déjà eu l’impression de marcher sur des œufs à la maison, de craindre la moindre étincelle qui déclencherait la tempête ? Si oui, vous n’êtes pas seul. Les colères excessives chez l’enfant touchent de nombreuses familles, notamment aux alentours de Liège, mais leurs causes et conséquences restent trop peu connues. Entre coups de tonnerre soudains et méprises parentales (“il/elle exagère pour attirer l’attention…”, “c’est son caractère”), difficile de discerner le normal de l’alarmant.
Dans cet article, nous allons plonger dans l’univers mouvementé de ces colères hors normes pour apprendre à décoder les signaux cachés, à mieux comprendre ce que vit votre enfant, et surtout à agir pour apaiser le climat familial, à Liège et ailleurs.
Commençons simplement. Un tout petit c’est quoi ? C’est un cocktail d’émotions brut. Il ressent fort, il vit chaque chose “à la puissance dix”. Mais il n’a pas encore les mots ou les outils pour dire ce qui ne va pas. Imaginez son cerveau comme un tableau électrique incomplet : certains circuits ne sont pas encore branchés. L’émotion arrive et paf, l’électricité saute. C’est la crise.
Il est normal qu’un enfant traverse des orages émotionnels. Les célèbres “crises des deux ans”, la frustration d’un jeu qui ne fonctionne pas, la jalousie face à un frère… Les colères ont parfois une explication simple, mais voilà : chez certains enfants, la tempête devient chronique. Et c’est là que le doute s’installe chez les parents.
Car si crier ou se jeter par terre de temps à autre fait partie du développement, une colère excessive et incontrôlable peut signaler un déséquilibre. Mais alors, comment différencier la crise “normale” de celle qui devient problématique ?
Regardons de plus près : selon une étude de l’Inserm, près de 5% des enfants présenteraient des difficultés sévères de gestion émotionnelle. Ce n’est donc pas rare. Encore faut-il détecter les signes.
Votre enfant réagit-il toujours en criant, même pour des riens ? Les colères durent-elles plus longtemps que chez les autres ? Les explosions sont-elles extrêmes : violence physique contre soi-même, objets lancés, insultes ou crises qui s’éternisent ? On parle alors de “dysrégulation émotionnelle”. D’ailleurs, certains spécialistes comparent cela à une cocotte-minute sans soupape. Tout s’accumule, et puis un détail… et la déflagration.
Pourtant, derrière la “colère”, se cachent mille ressentis : tristesse, insécurité, incompréhension. L’enfant ne sait pas l’exprimer autrement. Le cerveau (et les zones capables de réguler les émotions, comme le cortex préfrontal) est encore en construction. L’entourage joue alors un rôle clé pour l’accompagner et l’aider à nommer, puis à canaliser ces tempêtes.
Psychologue – Mme Ariane Humblet
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Vous allez me dire : tous les enfants piquent une crise. Oui, bien sûr. Mais certaines colères doivent alerter. Imaginez un feu orange qui clignote, insistant. Ces “signaux d’alerte” sont comme des balises lumineuses pour ne pas ignorer un problème naissant. À quoi faut-il prêter attention ?
Voici dix signes-clés à repérer :
N’oubliez pas : aucune de ces situations ne veut dire d’emblée que l’enfant a un “trouble” diagnostiqué. Mais elles doivent pousser à consulter, à poser des questions, voire à demander l’avis d’un professionnel comme une psychologue pour enfants.
Par exemple, une maman confiait récemment que sa fille de 7 ans, d’ordinaire douce, pouvait soudain hurler, claquer les portes, puis fondre en larmes, “comme si sa tête explosait". Le papa témoignait aussi : “Je me demande si je fais mal les choses. À force, c’est tout l’équilibre familial qui craque.” Ce genre de vécu est fréquent en Belgique. Et souvent, derrière la colère, il y a toute une histoire non-dite : harcèlement à l’école, peur de ne pas être à la hauteur, tension familiale…
Les neurosciences ont montré récemment que certains enfants vivent les émotions à fleur de peau à cause d’une hypersensibilité ou d’autres fragilités. Parfois, la colère cache aussi des troubles comme un TDA/H, un trouble anxieux ou encore une précocité intellectuelle (dans ce cas, le cerveau va plus vite que les émotions). Une évaluation professionnelle peut permettre d’y voir clair : chez certains, un test de QI psychologique rapide peut révéler une précocité émotionnelle. Ce n’est jamais un “caprice” ou un manque d’éducation — derrière ces tempêtes, il y a du vivant, du sensible, du fragile.
Parfois, l’entourage se sent impuissant ou culpabilisé. Certains parents finissent par douter d’eux-mêmes (“Je n’arrive plus à me faire entendre”, “Je n’en peux plus…”, “Tout est de ma faute ?”). Votre réaction face à ces crises a un pouvoir immense : apaiser, sécuriser — ou alimenter la spirale. C’est le fameux “effet domino” : une crise mal gérée peut tout faire basculer.
Alors, comment agir de manière efficace, au-delà des conseils “bateaux” ?
1. Prévoir et ritualiser : anticiper les moments à risque
Repérez les situations où la colère éclate souvent : matin avant l’école ? Repas ? Devoirs ? Essayez de ritualiser ces instants : préparer la veille, tout mettre à disposition, instaurer des repères fiables. Mieux vaut prévenir l’incendie…
2. Verbaliser et nommer les émotions
L’enfant a besoin d’un “traducteur d’émotions”. Quand il explose, aidez-le à nommer ("Tu es très en colère parce que tu n’as pas eu…”) et exprimez votre soutien, sans jugement : “Je vois que c’est difficile. Je suis là.” Le simple fait de nommer apaise le cerveau.
3. Proposer un espace “refuge”
Aménagez un petit coin calme, symbolique, où l’enfant sait qu’il peut se réfugier en cas de débordement. On dédramatise, on respire, on laisse la pression redescendre. Plutôt que tout interdire, on propose une alternative (“Tu as le droit d’être en colère, viens ici, on en reparle après.”)
4. Rester calme soi-même… même si ce n’est pas facile.
Cela ne veut pas dire tout accepter ! Mais lors de la tempête, gardez le cap, comme un phare dans la nuit. Mots posés, voix calme, consignes simples — parfois, la meilleure réponse, c’est un silence rassurant.
5. Valoriser les progrès et demander de l’aide quand nécessaire
Après une crise, revenez dessus “à froid”, valorisez chaque petit pas (“Tu t’es calmé plus vite”/“Tu as demandé de l’aide”). Si la situation vous dépasse, entourez-vous. La demande d’aide n’est jamais un échec. Un professionnel peut voir ce que l’émotion vous masque.
N’oubliez pas : chaque famille, chaque enfant, chaque colère est différente. Mais agir avant que la cocotte-minute explose, c’est permettre à chacun de respirer à nouveau. Certains parents, aux alentours de Liège, ont trouvé leur salut dans l’accompagnement extérieur quand les solutions maison ne suffisaient plus. Parfois, une seule séance peut éclairer la situation, poser un diagnostic ou rassurer les parents.
Besoin d’en parler ? N’hésitez pas à consulter une psychologue spécialiste de l’enfance et l’adolescence. Vous trouverez ici un article détaillé sur la pression parentale et la déculpabilisation.
Faut-il attendre la crise de trop, la cassure, les mots trop lourds ? Certainement pas. Mais quand franchir ce pas ? Voilà une question délicate que beaucoup de parents se posent, en secret, sur les forums ou entre deux portes à la sortie de l’école. Voici cinq situations qui doivent amener à demander conseil rapidement :
Vous vous dites peut-être : “Je ne veux pas stigmatiser mon enfant”, “C’est sûrement passager”. Mais verbalisons-le : demander de l’aide, c’est offrir à son enfant une chance d’apprendre à dompter la tempête. C’est précieux.
En Belgique, la demande de suivi psychologique d’enfant augmente chaque année. Les professionnels de la santé mentale proposent des accompagnements personnalisés, en individuel ou en famille, pour apprendre à mieux vivre ces explosions émotionnelles et à restaurer la confiance au sein de la famille. Les consultations s’adaptent à chaque âge, à chaque profil. Pour certains, un accompagnement bref suffit — pour d’autres, plusieurs séances seront utiles.
Et rassurez-vous : il existe des solutions, des outils concrets à transmettre, même aux plus petits. La parole, le jeu, le dessin — autant de portes d’entrée simples pour mettre des mots sur les colères silencieuses ou bruyantes.
Vous habitez à Liège ? Sachez qu’il existe des consultations spécialisées proches de chez vous, qui prennent en compte l’enfant, mais aussi les parents — car la famille entière, finalement, est concernée.
Pour aller plus loin sur le thème de l’anxiété possible derrière la colère, découvrez cet article spécialisé sur l’accompagnement psychologique local.
Comment savoir si la colère de mon enfant est « normale » ou inquiétante ?
Observez la fréquence, la durée et l’intensité des crises. Si la colère dure au-delà de 30 minutes, survient très souvent ou entraîne des violences, il est conseillé de demander un avis professionnel.
Pourquoi mon enfant explose-t-il sans raison alors que tout semble aller bien ?
Parfois, les enfants n’arrivent pas à exprimer leur frustration autrement qu’en criant ou se mettant en colère. Leurs capacités de gestion émotionnelle ne sont pas encore matures, notamment chez les plus jeunes.
Quand faut-il consulter un psychologue pour la gestion de la colère chez l’enfant ?
Dès que la colère perturbe la vie familiale, scolaire ou sociale, ou quand vous vous sentez dépassé en tant que parent, il est recommandé de contacter un spécialiste pour obtenir des conseils adaptés.
Faut-il « punir » ou ignorer une crise de colère incontrôlable ?
Il n’est ni efficace de punir systématiquement, ni d’ignorer totalement. Il vaut mieux accompagner l’enfant, nommer son ressenti puis en parler à froid une fois la tempête apaisée.
- Potegal M., Davidson R.J., et al. – “Temper Tantrums in Young Children: 1. Behavioral Composition”, Journal of Developmental and Behavioral Pediatrics, 2003.
Résumé : Étude descriptive sur la fréquence et les formes de colère chez les jeunes enfants, mettant en avant l’importance d’en repérer les signes précurseurs.
- Leibenluft E., “Severe Mood Dysregulation, Irritability, and the Diagnostic Boundaries of Bipolar Disorder in Youths”, American Journal of Psychiatry, 2011.
Résumé : Exploration des frontières entre troubles émotionnels et troubles psychiatriques chez l’enfant, insistant sur l’importance d’un dépistage précoce.
- Deater-Deckard K., et coll., “Parenting and Children’s Externalising Problems: Some Cross-Cultural Considerations”, Journal of Child Psychology & Psychiatry, 2010.
Résumé : Cette recherche analyse le lien entre réactions parentales, culture et gestion de la colère, avec des pistes concrètes d’intervention.
- Cummings E.M. et al., “Children’s Responses to Everyday Family Conflict: Implications for Psychological Adjustment”, Journal of Child Psychology and Psychiatry, 2001.
Résumé : Met en lumière les répercussions à long terme d’un climat familial tendu sur l’enfant et ses réactions émotionnelles.