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Comment retrouver le sens dans votre pratique de professionnel de la santé à LiègePsy Professionnels de la Santé + Care

Psychologue – Mme Delphine Gilman - Spécialisée : Professionels de la Santé et de l'intervention (pompiers, policiers, protection civil, etc...)

📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux

📞 Téléphone RDV : 0494 54 96 32

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Professionnels de santé : Comment se reconnecter à ce qui a du sens dans le tumulte du quotidien ?

Professionnels de santé, pompiers, policiers, soignants en hôpital ou en intervention… Vous sauvez, sécurisez, protégez, écoutez, accompagnez, souvent dans l’urgence, parfois au péril de votre propre équilibre. Mais… Quand chaque jour semble une course effrénée, où le patient ou le blessé compte plus que soi-même, comment ne pas finir vidé, rincé, sans repère, ni saveur dans sa propre vie ? Comment garder la flamme – ou la rallumer – quand le quotidien ressemble à un champ de bataille ? Le sens du métier. Ce fameux fil rouge.

Dans cet article, je vous emmène explorer comment retrouver cet oxygène – ce sens – dans un quotidien trop souvent surchargé. Basé sur les sciences humaines, l’expérience du terrain et les outils concrets, cet article plonge au cœur d’un seul et même thème : Redonner du sens à sa pratique quand tout semble trop lourd. Un sujet qui n’a jamais été aussi urgent, à Liège comme ailleurs.

Pourquoi le sens du métier s’effiloche-t-il sous la pression ?

Vous rappelez-vous ce qui vous a poussé(e) à choisir ce métier ? Pour beaucoup, il y a l’envie d’aider, de protéger, d’être utile. Puis la réalité vous prend. Parfois brutalement. Les gardes, les jours qui s’étirent, les protocoles, la paperasse, voire les conflits entre collègues. Et toujours ces visages et ces histoires à portée de main. À force, le métier perd de sa substance, comme un café trop allongé.

Les professionnels de la santé et de l’intervention vivent aujourd’hui dans une tension permanente. En 2023, près de 60% des soignants déclarent ressentir une perte de sens de leur activité régulière (voir cet article). C’est vertigineux. Mais pourquoi ce malaise ?

Parce qu’on ne reconnaît plus ce qu’on fait. Les protocoles déshumanisent. Les injonctions de productivité asphyxient. Parfois, on soigne en courant. On éteint les feux, on évite les drames, mais sans le temps de comprendre ce qui vient de se jouer. La tête reste ailleurs : “Ai-je fait tout ce qu’il fallait ?” “Le patient a-t-il vraiment été entendu ?” “Est-ce encore moi qui décide… Ou une machine à cases ?”

Ce brouillard, il est là. Difficile de voir plus loin que la prochaine tâche. Il épuise. Il isole. D’après une étude nationale, 1/3 des soignants belges rapportent se sentir “extrêmement isolés”, parfois “perdus”, dans la complexité de leur mission.

Quand on discute avec des collègues – et croyez-moi, j’en accompagne beaucoup “aux alentours de Liège” –, on entend une même rengaine : “Je ne fais plus que courir. Je ne sais même plus pourquoi.” Des nuits blanches. Des matins à la gorge serrée. Parfois des sanglots dans la voiture, avant d’enfiler sa blouse ou son uniforme. Ou rien. Un vide. Un robot.

Vous êtes fatigué(e) en vous levant, même après huit heures de sommeil ? C’est peut-être que le corps ne suit plus. Mais c’est aussi, et avant tout, le sens du métier qui glisse entre les doigts. Comme une miche de pain oubliée dans le four : elle finit dure, immangeable. Oui, le quotidien expose à ce risque : l’usure du sens.

Comment identifier ce qui donne du sens pour soi ?

Ce que la littérature scientifique nomme “le sens du travail” peut sembler abstrait. Pour chacun, ce sens prend pourtant un visage différent. Certains retrouvent du sens en voyant un patient sourire. D’autres, dans une parole échangée en fin de service auprès d’un collègue. D’autres encore, dans la reconnaissance d’une famille, d’un chef ou même… d’une institution (si, parfois ça existe !).

La clé, c’est de REVENIR AU POURQUOI. Oui, comme quand on vous disait enfant “pourquoi tu fais ça ?” Ce n’est pas du narcissisme ni de la faiblesse. C’est une boussole.

Récemment, j’ai reçu une infirmière tornade. Toujours d’une chambre à l’autre. Elle me dit : “Je n’ai plus le temps de m’arrêter. J’oublie même pourquoi je fais ce métier.” Alors, je lui ai demandé : “Quelle a été ta dernière fierté ?” Elle a réfléchi. Puis s’est souvenue : “Une mamie m’a remerciée d’avoir pris deux minutes pour parler avec elle… Alors que je courais partout.” Son sourire, ce jour-là, valait plus que n’importe quelle prime.

Se reconnecter au sens, c’est identifier ces petites étincelles : un regard, un remerciement, une équipe soudée, une procédure menée à bien, un échec accepté et digéré… Posez-vous la question : “Qu’ai-je vécu aujourd’hui qui m’a touché(e), fait sourire, fait réfléchir ?” Même minuscule, ce n’est pas rien. Le sens se cache souvent dans ces détails.

D’ailleurs, en Belgique, plusieurs hôpitaux développent actuellement des groupes de parole ou des cellules de gestion du stress où l’on échange sur ces “petits miracles du quotidien”. Le but ? Chasser la morosité, regonfler la confiance, réancrer le sens.

Parfois, il faut aller plus loin : faire le point sur ses propres valeurs. Ce qui compte VRAIMENT. La famille ? L’entraide ? La justice ? L’efficacité ? Être utile ? Mener à bien une mission jusqu’au bout ? Pour cela, l’aide d’un(e) psychologue spécialisé(e) professionnels de la santé s’avère précieuse. Grâce à l’écoute neutre, à certains outils narratifs ou exercices cognitifs, on peut clarifier ce qui importe et fixer des limites claires. Se dire : “Ça, c’est pour moi. Ça, c’est la société qui me le demande… Je peux choisir.”

Psychologue – Mme Delphine Gilman - Spécialisée : Professionels de la Santé et de l'intervention (pompiers, policiers, protection civil, etc...)

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Prenez un exemple simple : le geste d’humanité vers un patient en détresse, même s’il vous a pris 30 secondes. Ce petit geste-là, c’est peut-être le sens de votre métier. Il ne faut pas le sous-estimer. Vous pouvez aussi trouver du sens dans l’appartenance à un collectif, le sentiment de compétence, la gestion d’une urgence. Ce n’est pas la quantité de temps passé, mais la présence et la signification qu’on met dans ses actions.

Reconnaitre les signaux d’alerte : quand le sens vacille

Avant de sombrer, le corps et la tête envoient des messages. Un peu comme ces alarmes dans une ambulance ou un engin de secours : elles ne retentissent pas pour rien. Fatigue chronique, irritabilité, cynisme, impression d’être “vide”, perte d’envie d’aller au travail… Ce sont des signaux qu’il faut écouter.

À ce stade, il est fondamental de se faire accompagner. Les psychologues du travail, comme Mme Delphine Gilman, disposent d’outils pour vous aider à sortir la tête de l’eau. On parle de thérapies brèves, d’échanges en groupe, parfois de séances individuelles plus approfondies pour analyser, comprendre, digérer et remettre du sens.

Une petite parenthèse concrète : dans certains services hospitaliers, le taux de burn-out a grimpé à plus de 30%. C’est colossal. Un chiffre qui n’est pas que régional ni isolé, mais qui s’ancre dans le réel, tout près de chez nous, parfois juste derrière un couloir, juste derrière la porte d’à côté…

Retrouver la motivation : quelles solutions pour se ressourcer durablement ?

La solution miracle n’existe pas. Mais il existe de nombreux leviers pour retrouver du sens et tenir sur la durée. Parce qu’il ne s’agit pas uniquement de se reposer un week-end ou de s’accorder un instant de détente, mais bien de reconstruire un équilibre entre exigences, capacités, envies et reconnaissance personnelle.

Première piste : apprendre à faire le tri. Déléguer, poser des limites, dire non quand cela est nécessaire – sans culpabiliser. Cela paraît évident, mais l’éducation des métiers “aidants” pousse à l’abnégation complète. Or, l’autoprotection n’est ni de l’égoïsme ni une preuve de faiblesse. C’est le socle d’une aide de qualité… Et durable.

Seconde piste, fondamentale : rechercher le soutien des pairs, des collègues, de groupes de parole ou d’un(e) psychologue (voir sur cet article spécialisé). Vous n’êtes pas seul(e). Le boulot d’équipe, l’entraide informelle à la pause café, une oreille non jugeante, c’est immense. En parler, c’est déjà aller mieux. La parole, c’est l’air frais dans un service saturé. Beaucoup d’équipes l’ont oublié. D’autres l’ont retrouvé après des mois de tension… et le changement est radical !

Troisième axe : valoriser ce qui a été accompli. La fatigue fait souvent oublier les victoires quotidiennes. Prendre un moment pour se poser la question “quels succès – même minimes – ai-je réalisés aujourd’hui ?” peut transformer la perception de la journée. Un mot positif à un collègue, un geste reconnu, une évolution de patient, une procédure améliorée… Les valoriser éclaire la part d’ombre de la routine.

Quatrième élément-clé : travailler sur la bienveillance envers soi. Accorder de l’attention à ses propres limites. Vous n’êtes ni une machine ni un surhomme. Vous pouvez dire stop. Vous pouvez craquer. Accepter ses failles, c’est éviter l’effondrement. Et c’est là qu’un accompagnement psychologique spécialisé devient précieux, en individuel ou en groupe.

Cinquième conseil, souvent négligé : nourrir ses passions extérieures. La musique, le sport, la méditation, le bricolage, la lecture, ou simplement passer du temps en famille. Les moments hors travail sont des bouffées d’oxygène indispensables. Ils redonnent perspective et énergie.

Enfin, développer une vision réaliste et nuancée de sa mission : parfois, on ne peut pas tout réparer. Parfois, il faut accepter l’imperfection. Fixer des objectifs atteignables, célébrer la progression, et non la perfection.

Vous trouvez cela basique ? Peut-être… Mais combien, parmi les professionnels d’auxiliaire médical, appliquent vraiment tout cela dans la durée ? Très peu, avouons-le ! Voilà pourquoi un accompagnement spécialisé, comme celui de Mme Delphine Gilman, peut donner la petite impulsion qui change tout.

Quelques exemples parlants :

  • Un pompier en surcharge qui s’est mis à la randonnée, 1h toutes les semaines. Résultat : meilleure humeur, regain de patience, sentiment de contrôle retrouvé.
  • Une soignante a mis en place un “carnet de gratitudes” : chaque jour, une action ou une parole réconfortante notée. Impact : baisse du ressenti d’épuisement, meilleure estime de soi, esprit plus positif en fin de service.

Oser consulter pour soi, c’est souvent passer un cap. Je l’entends si souvent : “J’aide les autres, je ne vais tout de même pas demander de l’aide pour moi !” Pourtant… Si. C’est votre droit. C’est même votre nécessité. Prendre soin de soi, c’est s’assurer de pouvoir continuer à protéger les autres sur la durée.

Il existe des techniques brèves, efficaces, adaptées au monde médical, qui tiennent compte de la réalité du terrain, des impératifs, des horaires mouvants, des réticences parfois à solliciter un soutien externe. Et vraiment, personne ne juge. Personne n’oblige. Simplement, on accompagne.

Une note importante à souligner : même dans un service surchargé, il est possible d’initier des micro-changements. Prendre cinq minutes pour respirer, débriefer entre collègues, reformuler ce qui a été vécu… Ces petits riens coûtent peu, mais rapportent énormément en termes de ressourcement et de sens.

Cheminer avec un psychologue spécialisé : sortir de l’impasse et refaire équipe avec soi-même

Le psychologue du travail n’est pas là pour “donner des leçons”, ni pour offrir de grandes théories. Il ou elle est là pour aider à y voir clair, à nommer ce qui épuise, à retrouver ce qui compte, à fixer un cap, redéfinir le sens personnel du boulot.

L’accompagnement individuel ou en groupe propose :

  • Un espace neutre, où déposer ses frustrations sans jugement.
  • Des exercices pratiques pour clarifier les valeurs, priorités, et besoins.
  • Un soutien émotionnel pour libérer la parole et mettre en mouvement les envies de changement.
  • Des outils pour prévenir et enrayer l’épuisement, le cynisme, la perte d’empathie.

Le psychologue spécialisé connaît le langage du terrain, les réalités des soignants et intervenants en uniformes. Il ou elle sait adapter l’écoute et les outils. C’est un compagnon de route qui guide vers l’autonomie psychique, vers la capacité à refaire équipe avec soi-même… et avec le métier.

Réalité terrain : j’ai accompagné un chef de service hospitalier “perdu”, noyé sous les urgences, incapable de ressentir la moindre fierté. Après dix séances, il disait : “Maintenant, je vois à nouveau ce qui était important pour moi. Je laisse passer le reste.” Ce n’est pas la magie. C’est le travail sur le sens. Et un grand pas vers la liberté.

Les séances sont confidentielles, ciblées, ajustées à la réalité : horaires flexibles, possibilité de téléconsultations, suivi court ou approfondi selon la demande. Que vous soyez “juste fatigué(e)”, déjà au seuil du burn-out, ou animés par une simple volonté d’évoluer… il y a de la place pour votre démarche.

À savoir : les statistiques montrent que les professionnels qui entament une démarche psychologique spécialisée diminuent de moitié leur risque de burn-out sévère après six mois d’accompagnement.

FAQ – Questions fréquentes

Comment redonner du sens à son métier d’infirmier en période de surcharge ?

Redonner du sens passe par l’identification de ce qui motive réellement, la valorisation des réussites quotidiennes, et l’instauration de pauses réflexives pour se reconnecter à ses valeurs. Un accompagnement par un psychologue spécialisé permet aussi de clarifier ses priorités pour mieux faire face à la surcharge.

Pourquoi consulter un psychologue spécialisé pour les professionnels de santé ?

Un psychologue spécialisé comprend les spécificités du monde médical et peut proposer des outils adaptés pour affronter le stress, retrouver un équilibre et préserver la motivation. Il offre un espace neutre pour libérer la parole et prévenir l’épuisement professionnel.

Quand faut-il s’inquiéter d’une perte de sens dans son métier ?

Une fatigue persistante, un sentiment d’isolement, une perte d’envie ou un cynisme croissant sont des signaux d’alerte. Il est important de consulter dès les premiers symptômes pour éviter que la perte de sens n’évolue vers un burn-out sévère.

Faut-il être en burn-out pour consulter un psychologue ?

Non, l’accompagnement psychologique est aussi efficace en prévention, pour clarifier ses motivations, ajuster ses attentes ou restaurer l’estime de soi. Mieux vaut agir tôt, avant d’être épuisé ou désengagé profondément.

Références scientifiques

1. Cottinet B., “Prévention du burn-out chez les professionnels de santé”, La Presse Médicale, 2018. Lien. Résumé : Cette étude présente les principaux facteurs de burn-out et les leviers d’action pour prévenir l’épuisement et la perte de sens chez les soignants.

2. Perolini-Hargittay M., “La souffrance au travail dans les professions de la santé”, Revue Médicale Suisse, 2021. Lien. Résumé : L’auteure analyse les causes du mal-être et propose des pistes pour restaurer la motivation et la satisfaction professionnelle.

3. Zenasni F. et coll., “Le sens du travail et la qualité de vie des professionnels de santé”, L’Encéphale, 2012. Lien. Résumé : Cette publication explore comment la perception du sens influence la qualité de vie au travail et la résistance à l’épuisement chez les soignants.

4. Dejours C., “Travail, usure mentale et épuisement professionnel”, Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2015. Lien. Résumé : L’auteur démontre comment le sens du travail protège de l’usure psychique, en s’appuyant sur des cas cliniques concrets du secteur médical.

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