Psy Enfant - AdoPsychologue – Mme Ariane Humblet
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
📞 Téléphone RDV : 0495 66 00 61
Peut-on vraiment élever des enfants épanouis sans jamais hausser le ton ou punir ? Cette question, vous l’avez sûrement déjà posée à voix haute — ou gardée en tête, en soupirant, après une de ces journées “sans” où tout semble dérailler. La parentalité positive intrigue, rassure certains, agace parfois, mais force l’intérêt partout en Belgique et ailleurs. Au cœur des débats familiaux modernes, ce modèle bouleverse l’image de l’autorité traditionnelle. Mais, au fond, en quoi cette approche influence-t-elle vraiment la santé mentale des enfants ? Peut-elle réduire l’anxiété, renforcer la confiance, ou même éviter certains troubles psychologiques plus tard ? Dans cet article, plongeons ensemble dans l’univers concret de la parentalité positive et découvrons pourquoi elle n’est pas qu’une mode… mais, pour beaucoup, un vrai changement de cap.
Petite mise en situation : imaginez une famille à Liège, en fin d’après-midi. L’un des enfants a cassé un objet. Première impulsion classique : punir ou gronder. Dans une perspective de parentalité bienveillante, la réaction change : l’accent est mis sur la compréhension de l’erreur, le dialogue, la recherche de solution. Cette nuance, subtile en apparence, modifie profondément la construction psychologique de l’enfant. Un détail ? Pas tant que ça.
Au fil de ces pages, vous trouverez des exemples concrets, des clés scientifiques, des témoignages, mais aussi des conseils pratico-pratiques pour appliquer la parentalité positive au quotidien. On décortique ensemble : les principes, les bénéfices prouvés, les difficultés… et surtout ce que votre enfant, ici ou aux alentours de Liège, peut en retirer pour grandir en confiance, avec toute sa santé mentale en jeu.
On en entend parler partout : sur les blogs parentaux, dans les salles d’attente à Esneux, pendant les cafés entre amis. Mais, concrètement, c’est quoi la parentalité positive ? Est-ce vraiment “ne jamais dire non” ? Une philosophie venue d’ailleurs, un simple effet de mode… ou bien une source sérieuse de bienfaits psychologiques pour l’enfant ?
Commençons par tordre le cou aux fausses idées. Non, la parentalité positive n’est pas un laxisme bon enfant. Elle ne se résume pas à “laisser tout passer” ni à élever des enfants-rois incapables de gérer la frustration. La parentalité positive, telle que décrite par Jane Nelsen (fondatrice de la discipline positive) ou Catherine Gueguen (médecin spécialisée en neurosciences affectives), s’appuie sur plusieurs piliers fondamentaux :
L’objectif n’est pas de supprimer tout désaccord, mais d’offrir à l’enfant un environnement où il se sent compris et écouté. Pour faire simple, il s’agit d’élever son enfant… sans l’écraser. Comme le dit la psychologue Isabelle Filliozat : “Mieux vaut un phare qu’un mur.”
À l’époque de nos parents, l’autorité était souvent perçue comme quelque chose de ferme et froid. Or, la parentalité positive propose une autorité… mais sans la peur. Il s’agit pour l’enfant de se sentir attaché et sécurisé afin qu’il développe sa propre capacité à gérer frustration et conflits plus tard. En un mot : grandir à la fois libre et guidé. Plus facile à dire qu’à faire, certes.
Pourquoi ce modèle intéresse-t-il tant le monde scientifique ? Car il s’appuie sur des découvertes de la psychologie du développement, mais aussi sur les neurosciences affectives. On sait aujourd’hui que le cerveau de l’enfant en pleine construction est malléable : chaque expérience, chaque émotion vécue laisse une empreinte durable. D’où l’importance de l’encadrement proposer par les adultes. Selon les études, les enfants élevés dans la bienveillance connaissent moins de troubles d’anxiété ou d’agressivité, et développent des aptitudes sociales plus solides.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après une étude menée en 2022 à l’Université de Louvain, 76 % des jeunes parents interrogés estiment que la parentalité positive a permis d’apaiser les tensions familiales et de renforcer la confiance de leur enfant.
Mais concrètement, pourquoi cette approche protège-t-elle la santé mentale ? On entre dans le vif du sujet.
Découvrez l’accompagnement psychologique pour les enfants et adolescents avec Mme Ariane Humblet.
Psychologue – Mme Ariane Humblet
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Vous le percevez sûrement, au fil du quotidien : le climat familial agit comme une météo intérieure pour votre enfant. Une parole, un regard, l’ambiance d’un matin pressé avant l’école… Tout compte, même ce qui paraît anodin. Alors, comment la parentalité positive influence-t-elle le développement psychique réel de l’enfant ?
C’est prouvé : quand un enfant se sent en sécurité affective, il exprime plus facilement ce qu’il ressent. Selon de nombreux travaux, dont ceux de Daniel Siegel (clinicien américain), les enfants élevés dans la bienveillance souffrent moins de peurs incontrôlées ou d’angoisses nuit après nuit. C’est un cercle vertueux : votre façon de poser des limites sans crier ni rabaisser favorise un “filet de sécurité psychologique”. L’enfant développe alors une sorte de “boussole interne” : il sait qu’il peut tomber, mais qu’il sera écouté, jamais humilié. Résultat : moins de troubles anxieux diagnostiqués, voire une meilleure récupération après des épreuves difficiles.
Une anecdote : à Liège, une institutrice raconte avoir observé que les enfants dont les parents appliquent des principes de parentalité positive acceptent plus volontiers la frustration à l’école. Ils paniquent moins en cas d’erreur ; ils osent demander de l’aide.
Un chiffre : selon une enquête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les enfants ayant reçu une éducation positive présentent 60 % de moins de troubles anxieux modérés, entre 6 et 13 ans. C’est énorme !
Mais ce n’est pas tout…
Confiance et estime de soi : un rempart contre la souffrance psychologique
L’estime de soi ne tombe pas du ciel. Elle germe doucement, dès le plus jeune âge, dans les regards portés par les adultes. Lorsque l’enfant est soutenu, valorisé, même après une bêtise (“ce que tu as fait est bête, mais tu n’es pas bête”), il s’autorise à essayer, à échouer, à recommencer… sans craindre d’être jugé ou rejeté. Cette “permission d’échouer” constitue une armure puissante contre les difficultés psychiques qui pourraient l’assaillir plus tard (dépression, phobies scolaires, harcèlement).
La parentalité positive agit, en ce sens, comme un vaccin invisible. L’enfant ose. Il apprend à réguler seul ses émotions, à nommer ce qui l’habite (“Je suis en colère… mais je reste aimé.”). Plus tard, il saura demander de l’aide plutôt que de sombrer dans la honte ou l’isolement. C’est tout sauf anodin.
Relations sociales et régulation émotionnelle : le cercle vertueux
Vous l’avez peut-être constaté aux alentours de Liège, à la sortie des écoles : certains enfants tissent des amitiés solides, savent se défendre en cas de moquerie, aident volontiers un camarade triste. Cette compétence s’acquiert, pour beaucoup, dès la petite enfance grâce à la parentalité positive. Car un enfant qui voit ses émotions reconnues apprend, à son tour, à accueillir celles des autres. On parle ici d’empathie, de gestion des conflits. Deux atouts majeurs pour la santé mentale sur le long terme.
En filigrane : chaque mot d’encouragement, chaque non posé calmement, chaque pardon donné nourrit une résilience émotionnelle qui fait la différence… bien au-delà de l’enfance.
Et si on rentrait maintenant dans le pratique ?
On a compris l’intérêt, mais, vous le savez, entre l’intention et la réalité… il y a la fatigue, les embouteillages, les devoirs qui n’en finissent pas, les disputes entre frères et sœurs. Mener la parentalité positive, ce n’est pas “faire parfait”, mais expérimenter, ajuster, chercher la cohérence. Voyons trois leviers concrets pour y parvenir, même en pleine tempête.
1. Accueillir les émotions, sans dramatiser ni minimiser
Votre enfant tombe et pleure ? Ce n’est pas “pour rien”. Même si la blessure est légère, son émotion, elle, est bien réelle. Premier réflexe : nommer ce qu’il ressent (“Tu as eu peur, tu t’es fait mal ?”), éviter les phrases qui nient (“Ce n’est rien, arrête de pleurer”). Ce simple réflexe apaise la tempête intérieure et évite que les émotions ne s’enfouissent… pour mieux ressurgir plus tard.
Un exemple ? Alice, 7 ans, rentre de l’école, très fâchée. Au lieu de dire “C’est pas grave, tu verras demain”, ses parents s’assoient à côté d’elle et l’écoutent raconter. Après quinze minutes, la colère s’apaise. Parfois, c’est tout ce dont un enfant a vraiment besoin.
2. Dire non… mais reconnaître la frustration
Vouloir tout permettre, ce n’est pas éducatif. Dire non, c’est nécessaire, mais la manière compte : “Non, tu ne peux pas regarder encore un dessin animé… Je comprends que tu en aies envie, c’est difficile d’arrêter quand on s’amuse.” Écouter le désir, mais tenir le cap. C’est subtil, parfois sportif… mais bien plus efficace que l’autoritarisme pur.
Saviez-vous que des ateliers parentalité positive existent à Esneux, à quelques pas seulement ? Ils proposent des jeux de rôle pour apprendre à poser des limites autrement. Les retours sont unanimes : moins de cris… et des enfants qui respectent mieux l’autorité.
3. Privilégier l’encouragement à la sanction
“Bravo, tu as rangé tes jouets tout seul !” a beaucoup plus de poids que “Si tu ne ranges pas, tu seras puni”. L’encouragement, même pour des progrès minimes, renforce l’estime de soi et donne à l’enfant l’envie de recommencer. Oui, cela prend du temps au début… Mais le changement est réel.
4. Gérer la colère parentale… sans culpabilité
Nul n’est tenu à la perfection. Pieter, papa de deux enfants à Liège, l’admet : “Je m’énerve parfois, et alors ? L’essentiel, c’est de savoir s’excuser.” Savoir reconnaître ses dérapages devant son enfant, c’est aussi lui apprendre que les parents sont humains, capables de réparer. Ce principe est précieux, car il évite le cercle vicieux de la honte, si délétère pour tous.
Petite astuce : prendre une pause, respirer, et revenir plus calme auprès de son enfant. Au besoin, demander conseil à un psychologue spécialisé en parentalité.
5. Instaurer des moments de qualité, même brefs
Vous n’avez pas trois heures devant vous ? Ce n’est pas grave. Un jeu de société, une histoire, cinq minutes d’écoute active au coucher… Ces instants nourrissent le lien parent-enfant. C’est ce “capital confiance” qui fera tenir bon l’adolescent, le jour où viendront les vraies tempêtes. Même un trajet en voiture silencieux, à condition d’être pleinement présent, crée de la complicité.
En somme, la parentalité positive ne s’invente pas. Elle se construit, pas à pas, avec des outils, des lectures, et parfois des accompagnements extérieurs : psychologues en Belgique, ateliers de groupes, lectures partagées… À chacun de trouver les clés qui lui conviennent.
Disons-le franchement : quiconque s’est lancé dans ce modèle a déjà eu envie de tout envoyer valser. À la fatigue, au stress, s’ajoutent parfois l’incompréhension de l’entourage (“Tu vas en faire un enfant capricieux”) ou la pression d’être irréprochable. Oui, la parentalité positive peut en réalité accentuer le sentiment d’échec quand on n’y arrive pas.
Première règle : abandonner la recherche de perfection. Aucune famille n’applique ces principes à la lettre, tout le temps. Ce n’est pas grave. Mieux vaut tâtonner que renoncer.
Parfois, ça dérape. Et alors ? L’essentiel est d’avancer, réparer, s’excuser si besoin. Les erreurs parentales, du moment qu’elles sont suivies d’explications et de pardon, n’abîment pas le lien. Au contraire : elles renforcent le sentiment d’authenticité. “Papa aussi crie parfois…” L’enfant assimile ainsi que nul n’est parfait, lui compris. Cela désamorce bien des angoisses.
Seconde difficulté : la pression sociale. Droits dans leurs bottes, certains proches ne jurent que par l’éducation “à l’ancienne”. Comment rester serein face aux critiques ? Deux stratégies : s’informer (pour être sûr de ses choix), et… relativiser. Après tout, chaque famille avance à son rythme. Ce qui compte, c’est l’harmonie des relations, pas le regard extérieur.
D’autres obstacles existent : épuisement parental, difficultés à fixer des limites fermes, sentiment d’être submergé. Là encore, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à des professionnels formés, comme une psychologue spécialisée.
Enfin, n’oublions pas que chaque enfant, chaque fratrie est différente. Ce qui fonctionne pour l’un peut échouer pour l’autre… et c’est normal. La parentalité positive n’est ni une formule magique, ni une utopie. C’est un chemin à tracer, ensemble.
“Mon enfant manque de confiance en lui” ? Peut-être est-ce le reflet de votre propre anxiété. “Mon ado ne communique plus” ? Les astuces de la parentalité positive peuvent relancer le dialogue… mais il faut accepter de prendre le temps, d’écouter réellement.
Au final, la parentalité positive n’est pas une destination, mais un voyage. Semer, arroser, patienter… parfois traverser des tempêtes, puis voir éclore, peu à peu, l’autonomie et la solidité psychique chez son enfant.
Comment la parentalité positive aide-t-elle un enfant à mieux gérer ses émotions ?
La parentalité positive aide l’enfant à mettre des mots sur ce qu’il ressent et lui apprend que toutes les émotions sont légitimes. Grâce à l’écoute et à la validation de ses sentiments, l’enfant développe des stratégies de régulation émotionnelle efficaces dès le plus jeune âge.
Pourquoi favoriser la parentalité positive plutôt qu’une éducation traditionnelle ?
Parce qu’elle réduit l’apparition de troubles anxieux et favorise une confiance durable. Les études montrent que les enfants grandissant dans ce cadre bienveillant sont mieux armés pour faire face au stress et à la pression scolaire.
Quand consulter un psychologue pour accompagner la mise en place de la parentalité positive ?
Dès que vous vous sentez dépassé, ou si votre enfant montre des signes de souffrance (troubles du sommeil, tristesse, agressivité inexpliquée), il est judicieux de demander l’avis d’un spécialiste. Un professionnel pourra adapter les outils de parentalité positive à votre situation familiale.
Faut-il appliquer la parentalité positive de façon stricte et permanente ?
Non, ce n’est pas une méthode rigide ! Il est normal de faire des erreurs ou d’avoir des moments de doute. L’important est de rester cohérent le plus possible et de cultiver l’intention de bienveillance, sans se mettre une pression excessive.
Gueguen, C., Pour une enfance heureuse. Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau, Les Arènes, 2014 : Ce livre synthétise les découvertes des neurosciences appliquées à l’éducation et montre l’impact de la bienveillance sur le développement émotionnel de l’enfant.
Siegel, D.J. & Bryson, T.P., “The Whole-Brain Child: 12 Revolutionary Strategies to Nurture Your Child’s Developing Mind”, Delacorte Press, 2011 : Les auteurs décrivent comment la parentalité positive aide à connecter les différentes parties du cerveau de l’enfant pour mieux réguler ses émotions.
Van der Kolk, B., “Childhood trauma, attachment and abuse by caregivers: Emotional abuse revisited”, Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North America, 2005 : Étude sur les conséquences psychologiques d’une éducation basée sur la peur, et l’importance du climat familial sécurisant.
Bowlby, J., “A Secure Base. Parent-Child Attachment and Healthy Human Development”, Basic Books, 1988 : L’ouvrage montre que l’attachement sécurisant, proche des principes de la parentalité positive, protège le développement psychique futur.