Psychologie Liège CessionPsychologue – Mme Charlotte Cession
📍 Adresse : Rue Sous les Roches 86, 4130 Esneux
📞 Téléphone RDV : 0491 34 89 76
Savez-vous dire non? Pas un petit “peut-être, ça dépend” ou un “non, à moins que…” Mais un vrai non, posé, affirmé, sans culpabilité et sans mauvaise conscience qui ronge. Dire non, c’est simple ? Détrompez-vous. Pour beaucoup d’adultes qui consultent en psychologie, c’est tout l’inverse. Dire non, c’est une épreuve. On se sent égoïste. On a peur de décevoir, d’être jugé•e ou mis•e à l’écart. Résultat ? On s’oublie. Les limites s’effacent, comme une barrière en sable sous la pluie. Dans le cabinet d’une psychologue à Liège, ce sujet revient sans cesse. L’incapacité à poser des limites pèse sur l’estime, les relations, le travail. Parfois, c’est même la santé qui trinque. Vous vous reconnaissez ? Sachez que poser des limites, ça s’apprend. Oui, c’est possible, quel que soit l’âge ou le parcours. Voyons ensemble pourquoi il est si vital d’apprendre à dire non, d’où vient la difficulté à refuser, et comment la psychologie adulte propose de réellement changer la donne.
Prêt à faire le point sur votre “capacité à dire non” ? Respirez un coup. On y va, étape par étape. Ici, pas de reproches, juste des pistes concrètes pour que votre voix prenne sa place. Vous avez le droit d’exister, vous aussi.
Dire non. Ce petit mot de trois lettres qui peut sembler si anodin... et pourtant si lourd à porter pour tant de personnes. Pourquoi ce blocage ? Pourquoi le corps se tend, la gorge se serre et le cerveau invente mille excuses pour ne pas oser refuser ? La réponse tient en partie dans l’histoire personnelle de chacun. Mais derrière chaque “oui” qui voulait dire non, souvent, de vieilles peurs enfouies. Des croyances héritées, des blessures d’enfance, mais aussi la pression sociale qui glorifie l’altruisme à outrance.
Poser des limites personnelles n’est pas de l’égoïsme. C’est une question de respect de soi. Pourtant, de nombreux patients me racontent une enfance marquée par la peur de décevoir les parents : “Si je dis non, on ne m’aimera plus…” D’autres, surprotégeants, n’ont pas laissé l’enfant dire non, choisir, s’affirmer. C’est comme ça : le cerveau associe, très tôt, le refus à un danger de rejet. Résultat : adulte, on devient expert en “oui” automatique.
La culture joue aussi. En Belgique, on valorise l’entraide. Mais cela vire vite au sacrifice, surtout chez les femmes. La peur de passer pour un “mauvais collègue”, un “mauvais parent”. Aux alentours de Liège, nombreux sont ceux qui viennent consulter pour un mal-être diffus… et l’on découvre souvent en séance que la racine, c’est l’incapacité à dire non.
Stress chronique, épuisement, tensions relationnelles : ce sont toujours les mêmes conséquences. Le “trop gentil” en fait trop. Il repousse ses propres besoins, jusqu’à l’explosion ou la maladie. Vous voyez l’image ? C’est comme remplir un réservoir à ras bord sans jamais faire le plein. À un moment, ça déborde. Ou ça casse.
Alors, c’est grave de ne pas savoir dire non ? Oui, à force, la fatigue émotionnelle s’installe. Le corps crie. Les relations deviennent fausses. Le travail devient un poids. Dire non, c’est la base d’une vie équilibrée : celle où vos désirs comptent autant que ceux des autres. Oublier de dire non, c’est oublier que vous avez le droit d’exister.
La bonne nouvelle ? Rien n’est figé. Dans la majorité des cas, on peut muscler son “non” comme on muscle un bras fatigué. Avec l’aide d’un professionnel, ou parfois simplement en prenant le temps d’écouter ses besoins.
Envie d’aller plus loin sur la manière de gérer son stress lié au travail et à la famille ? Parcourez notre article dédié : Gérer le stress chronique chez l’adulte : solutions psychologiques à Liège.
Certains diront : “Mais ce n’est pas si grave, je suis juste trop gentil”. Détrompez-vous. À long terme, l’incapacité à s’affirmer bousille l’estime de soi. Parfois de manière silencieuse, d’autres fois avec fracas. Imaginez. Une collègue vous refile toujours ses dossiers urgents, “parce que tu es si efficace”. Vous dites oui, pour ne pas contrarier. Mais à la fin de la semaine ? Vous rentrez vidé·e, épuisé·e, peut-être même en colère… contre vous-même. Au fil des mois : tension, insomnie, maux de dos, ruminations mentales, envie de tout plaquer.
En témoignage, Jessica (41 ans, consultante à Liège) explique : “Plus j’acceptais, moins j’avais l’impression d’exister. J’en faisais toujours plus. Et au final, personne ne remarquait ce que j’apportais. J’ai fini en arrêt maladie, à force de me négliger.” Ce témoignage, c’est celui de bien des adultes. Le prix à payer pour ne pas poser de limites est lourd : burn-out, dépression, crises d’angoisse, voire troubles somatiques. Parfois, c’est la vie privée qui s’effondre. Le couple s’épuise, les enfants prennent l’habitude d’obtenir ce qu’ils veulent… Et dire non devient alors un Everest à escalader.
Le cerveau humain a besoin de frontières, comme une maison a besoin d’un toit. Sans limites, on devient la porte battante où tout le monde a le droit d’entrer. C’est épuisant, et profondément injuste pour soi-même. D’ailleurs, beaucoup de patients pensent qu’être “gentil” attire l’amour. Mais à long terme, c’est l’inverse : l’entourage finit par perdre le respect, ou profiter de la gentillesse. Le cercle vicieux continue.
Il n’y a pas de fatalité. En posant des frontières claires, vous gagnez le respect, la considération, l’équilibre. Ce n’est pas du narcissisme : c’est de l’autoprotection. Le bon vieux réflexe du masque à oxygène dans l’avion – d’abord soi, ensuite les autres.
Vous n’en êtes pas convaincu·e ? Des études montrent que les personnes affirmées souffrent moins de dépressions, de troubles anxieux et ont des relations plus épanouies (Guil, 2008). C’est tout sauf un détail.
Envie de creuser ? Lisez notre article spécialisé : Troubles anxieux et santé mentale.
Pour ceux qui hésitent à consulter, se demandant si leur difficulté à dire non relève vraiment d’un travail thérapeutique, cet article peut vous éclairer : Pourquoi et quand il faut consulter une psychologue à Liège.
Appuyez-vous sur cet exemple simple. Demain, essayez de dire non à une petite demande, quelque chose de peu engageant (un repas, un service, une invitation). Observez ce qui se passe dans votre corps et vos pensées. Vous sentez la montée d’anxiété ? La peur de la réaction de l’autre ? C’est normal. Ce n’est pas la demande elle-même qui est dure, c’est tout le bagage émotionnel qu’elle réveille.
Méthode pour s’exercer sans culpabilité :
C’est en pratiquant que l’affirmation de soi s’ancre vraiment. N’attendez pas de tout changer du jour au lendemain. Ce n’est pas une course, mais un chemin. Rappel : vous n’avez pas à tout accepter. Jamais. Apprendre à dire non, ce n’est pas blesser les autres – c’est prendre soin de soi, enfin.
Psychologue – Mme Charlotte Cession
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Dans le secret du cabinet de psychologie, dire non devient un processus, un apprentissage. On ne change pas des décennies de “oui” par magie. Mais la thérapie adulte, c’est l’art de reprendre son pouvoir, pas à pas. Quelques outils et étapes clés :
1. Comprendre l’origine de ses difficultés à dire non
Première étape : explorer l’histoire personnelle. D’où vient cette peur panique de décevoir ou de déranger ? Qui, dans le passé, a puni le “non” ou a valorisé le “oui” inconditionnel ? Se rappeler, c’est déjà dégonfler le mythe : “Je ne suis pas juste faible, j’ai appris à ne pas déranger.” Travailler ses schémas, c’est un peu comme remettre une vieille carte aux couleurs passées devant soi… et décider d’ouvrir de nouveaux chemins.
2. Identifier ses propres besoins
Voilà une clé essentielle, souvent oubliée : pour dire non, il faut d’abord savoir dire OUI à soi-même. Identifier ce que l’on veut, ce que l’on ressent, ce que l’on refuse. Beaucoup d’adultes ne savent même plus ce qu’ils désirent, tellement ils sont conditionnés à répondre aux autres. C’est le but premier de l’accompagnement : reconnecter ses désirs, remettre de la couleur dans ses choix.
3. Apprendre des phrases-ressources
Parfois, on a peur de blesser en disant non. Ou on ne sait tout simplement pas comment s’y prendre. Voici quelques formules, testées et approuvées :
4. Travailler sur la peur de la réaction de l’autre
Le non fait parfois peur car il nous expose au jugement. Mais, en réalité, la réaction de l’autre en dit plus sur lui que sur vous. Un non n’est pas une trahison. C’est juste une frontière. En thérapie, on apprend à tolérer le possible malaise relationnel. On apprend à rester en lien tout en restant soi. C’est un travail riche, exigeant, mais ô combien libérateur !
5. Repérer les déclencheurs et s’auto-observer
À quelles occasions dites-vous trop souvent oui ? Est-ce au travail, en famille, avec vos amis ? Notez les situations. Dès qu’une demande arrive, prenez le réflexe de ne pas répondre tout de suite. “J’y réfléchis et je te réponds.” C’est une pause, un sas pour reconnecter votre vrai désir. Pas de précipitation. La maturation du non est un art. Car finalement, dire non, c’est aussi s’offrir plus de oui de qualité dans sa vie.
Ce n’est pas simple. Mais vous n’êtes pas seul. Nombreux sont ceux qui, en Belgique, entament ce travail sur les limites en psychologie adulte. Dans la région de Liège, cette demande explose ces dernières années. Les temps changent. Dora (52 ans) raconte : “Aujourd’hui, quand je dis non, je me sens forte. Ceux qui m’aiment restent. Les autres, tant pis.”
Besoin d’autres ressources pour mieux vous affirmer et sortir du piège du burn-out? Parcourez notre guide avancé : Anxiété chronique : consulter un psychologue à Liège pour changer votre vie.
Vous pensez que ce n’est pas possible pour vous ? Que c’est une question de “caractère”, de génétique, d’éducation trop ancrée ? Détrompez-vous. Oui, tout le monde peut progresser, avec le bon accompagnement et de la répétition. Dire non, c’est comme réapprendre à marcher si on boitait depuis des années. Les avancées sont lentes, parfois fragiles, mais chaque pas compte.
En psychologie adulte, on sait aujourd’hui que l’affirmation de soi n’est pas un don. C’est une compétence, qui s’acquiert au fil du temps et de l’expérience vécue, comme n’importe quelle autre. On commence petit, on célèbre chaque victoire, même minuscule :
Aucune magie, mais des résultats bien réels : moins de tension interne, plus de respect, un sentiment d’identité renforcé. La relation aux autres évolue. Les “vrais amis” restent. Ceux qui avaient l’habitude d’abuser de votre gentillesse… se font plus discrets, ou disparaissent d’eux-mêmes.
Si le sujet vous intéresse en lien avec la charge mentale et la vie affective, je vous renvoie aussi à ce dossier approfondi : Pourquoi le stress impacte-t-il la sexualité ?.
À chaque étape, le travail en cabinet consiste à encourager, valider, aider à dépasser la honte ou la peur d’être mal perçu. Le monde ne s’écroule jamais quand on ose un vrai non – au contraire, il devient plus respirable. Le chemin de l’affirmation, c’est parfois lent, parfois cahoteux. Mais c’est toujours libérateur. À trente, cinquante ou soixante-dix ans, il n’est jamais trop tard pour s’autoriser à exister.
Retenez cette idée clé, même si elle paraît provocante : dire non, c’est parfois le plus beau cadeau que l’on puisse se faire. C’est réparer les blessures d’hier pour vivre, enfin, selon ses choix. Ce n’est pas une barrière contre le monde. Plutôt une fenêtre ouverte sur soi, pour respirer mieux.
Comment expliquer la difficulté à dire non chez beaucoup d’adultes ?
La difficulté à dire non s’explique surtout par l’éducation, les peurs de décevoir ou de perdre l’amour, et une forte pression sociale à toujours rendre service. En psychologie, cela peut cacher un manque d’estime de soi ou des schémas anciens appris dès l’enfance. À force, cela devient une habitude difficile à désapprendre sans accompagnement.
Pourquoi poser des limites est-il essentiel pour le bien-être psychologique ?
Poser des limites permet de respecter ses besoins, de prévenir l’épuisement et d’obtenir des relations plus saines. Sans limites, il est facile de se perdre, de subir du stress ou du burn-out, et de ressentir frustration ou colère. S’avoir dire non, c’est préserver son équilibre psychique et émotionnel.
Quand faut-il consulter un psychologue si l’on n’arrive pas à s’affirmer ?
Consultez un psychologue adulte dès que vous ressentez un mal-être, une fatigue émotionnelle, ou que votre incapacité à dire non gâche votre vie pro ou perso. Si la culpabilité ou la peur prennent le dessus régulièrement, l’accompagnement aide à retrouver confiance et sérénité.
Faut-il craindre de blesser les autres en s’affirmant ?
Dire non de manière respectueuse ne blesse personne durablement. Les proches comprennent généralement si la communication est claire et bienveillante. Ce n’est pas un manque de respect, juste l’expression de vos besoins – et ceux qui tiennent à vous le respecteront.
Linehan, M. M. (1993). Cognitive–Behavioral Treatment of Borderline Personality Disorder. Guilford Press. – Ouvrage de référence sur l’affirmation de soi et la gestion des limites personnelles.
Neff, K.D. et Germer, C.K. (2013). A pilot study and randomized controlled trial of the mindful self-compassion program. Journal of Clinical Psychology. – Montre le lien entre auto-compassion et capacité à s’affirmer sans culpabilité.
Guil, R. et al. (2008). Assertiveness and psychological wellbeing in adults. Journal of Mental Health. – Démontre que l’assertivité améliore la santé émotionnelle et réduit le stress.
Kerr, S., et Zinser, O. (2002). The role of assertiveness in psychological adjustment. Journal of Counseling Psychology. – Souligne l’importance de l’affirmation de soi pour faire face aux abus et préserver son identité.
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